Force Verte

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samedi 16 janvier 2010

Un téléphone solaire en page d'accueil de Yahoo!

Voici le type de nouvelle que j'aime voir sur la page principale de Yahoo! :

Un petit regret toutefois, la news n'est restée en "tête de gondole" que quelques heures. Ce soir, je ne la trouve plus.

vendredi 11 décembre 2009

La face cachée des piles

Je vous invitais, dans un billet précédent, à éviter d'acheter pour Noël des jouets fonctionnant à l'aide de piles.
Pourquoi ? Parce que, n'en déplaise au petit lapin rose, nos chères piles et autres batteries sont extrêmement nocives si elles ne sont pas recyclées correctement : leur incinération dégage des métaux lourds (mercure, nickel, plomb) dans l'atmosphère qui peuvent être alors assimilés par tout organisme vivant. Ces composés sont largement toxiques. Pour mémoire, la catastrophe environnementale de Minamata, dans les années cinquante au sud-ouest du Japon, est due à une intoxication importante aux composés de mercure (13000 malades ou victimes reconnus). Voulez-vous que je vous resserve une part de dorade nickelée ou préférez-vous recycler vos vieilles Duracells ?

Malheureusement, nous ne recyclons pas ou, du moins, pas suffisamment nos piles. Les postes de collecte sont désormais nombreux (centres commerciaux, pharmacies, entreprises) mais, selon l’Ademe, 2/3 des piles et batteries ne sont toujours pas recyclées. Hors, les Français en consomment presque un milliard par an, dont la plus grande partie termine donc à la décharge.

Aussi, mieux que le recyclage (qui se traduit visiblement dans les faits par l'oubli de recyclage), je vous invite à opter pour un chargeur et des piles rechargeables. En effet, une étude réalisée en 2007 par Bio Intelligence Service montre que les piles rechargeables ont un impact considérablement moindre sur l’environnement que leurs homologues jetables :

  • 30 fois moins de pollution de l’air,
  • 28 fois moins de gaz à effet de serre,
  • 23 fois moins de ressources naturelles non renouvelables,
  • 12 fois moins de pollution de l’eau,
  • 9 fois mois d’impact sur l’acidification de l’air.

Par contre, ne faîtes pas comme j'ai fait il y a quelques années, n'achetez pas un chargeur entrée de gamme, qui ne fonctionnera qu'une poignée de semaines, et anéantira rapidement toute pile insérée. Un bon appareil, associé à des accumulateurs fiables (de 2500 mAh par exemple), vous assureront de 200 à 1000 cycles de charge. Le tout sera rentabilisé en une dizaine de recharges. Un chargeur à retenir disposera :

  • de circuits de charge indépendants (nombreux modèles font une recharge par paire, néfaste à la batterie la plus faible),
  • de la possibilité prendre en compte la majorité des formats de piles (R3 ou AAA, R6 ou AA, R14, R20, 9V) et les différents types d'accumulateurs (nimh, nicd),
  • d'un témoin / testeur de charge,
  • d'un système de protection contre les surcharges, les courts-circuits et l'inversion de polarité,
  • ...

J'ai même lu, par ailleurs, qu'il existera peut-être bientôt des piles rechargeables solaires.
En effet, le designer Indakind aurait de déposé un brevet pour un autocollant intégrant des panneaux souples pouvant être enroulés autour de n’importe quelle batterie rechargeable pour lui permettre d'exploiter l’énergie du soleil. A voir si ce concept, une fois mis en place, se révélera réellement efficace.

Sources :
http://www.buzzecolo.com/2009/11/un-concept-de-piles-rechargeables-solaires-o0
http://www.greenit.fr/article/energie/piles-rechargeables-32-fois-moins-nocives-pour-lenvironnement
http://www.actualites-news-environnement.com/12847-Impact-environnement-piles-jetables-rechargeables.html

lundi 30 novembre 2009

Encore Noël

Cette fois-ci, je suis prêt à reconnaître que Noël approche (CF ce précédent billet) :
demain matin, les "p'tits n'enfants", avides de chocolat, ouvriront la première case de leur calendrier de l'Avent.
Voici, pêle-mêle, quelques news que j'ai pu glaner, sur le thème d'un Noël plus vert :

Illuminations écologiques

Lu sur le site du JDD :

Depuis lundi, Paris a revêtu ses habits de lumière à l'occasion des fêtes de fin d'année. 125 rues parisiennes seront éclairées par environ 200 km de guirlandes électriques et autres ampoules. Mais pas n'importe lesquelles: depuis 2008 seules les LED (diodes électroluminescentes), moins consommatrices en énergie sont utilisées. Une manière de réduire les coûts des illuminations, jugés exorbitants par de nombreuses associations écologiques.

Guide WCEF des jouets 2009

L’association Women in Europe for a Common Future (WECF), propose en téléchargement son guide d'achat de jouets afin de vous aider à choisir des jouets plus écologiques, plus sains, plus sûrs et surtout non toxiques.

Ce guide peut être téléchargé gratuitement ici.

Cadeaux pour graines d'écologistes

La marque BUKI propose une gamme de jeux qui peuvent permettre d'initier les enfants aux énergies renouvelables tout en leur faisant passer du bon temps :

  • L'éolienne à monter soi-même :
    2 éoliennes géantes à monter (l’une de 3 pales, la seconde de 6 pales - 1 mètre environ). Elle peuvent charger une pile LR6 rechargeable ou allumer une diode. Les petits découvriront qu’avec la force du vent, les hélices tournent et actionnent la dynamo qui produit de l’électricité.
  • Le jeu de construction de véhicules solaires :
    Pour sensibiliser d´une manière ludique à l'énergie solaire, voici un jeu de construction "renouvelable" : un manuel précis permet de construire 6 modèles de véhicules qui fonctionneront ensuite grâce à une pile rechargée par photo-voltaïsation ou avec un moteur à énergie solaire.

  • Les véhicules à eau :
    Découverte de l’énergie hydropneumatique. Ce coffret comprend tous les accessoires pour créer 5 modèles d’engins avec un moteur à eau sous pression et 8 modèles avec un moteur à réacteur à eau.

Ces jouets peuvent convenir à des enfants de 8 ans et plus. Disponibles sur le site 123famille.

Les plus attentifs me feront peut-être remarquer qu'il s'agit ici d'horreurs en plastique qui n'ont vraisemblablement aucune qualité écologique intrinsèque. Soit ! Leur caractère ludique et formateur vous permettra toutefois de les préférer à une poupée Barbante ou un robot Bioman (à moins que ce ne soit la figurine "force verte", bien sûr !).

jeudi 5 novembre 2009

Le panneau solaire à base de cheveux, du bidonnage ?

Chronique d'une déception :

Je suis tombé à l'heure du déjeuner sur une nouvelle enthousiasmante : un jeune Népalais (joli bébé !), étudiant en sciences, serait parvenu à fabriquer un panneau solaire particulièrement économique en utilisant des cheveux en substitution de l'onéreux silicium. La mélanine contenue dans ceux-ci, sensible à la lumière, agirait comme une sorte de conducteur. Le prototype construit par le petit génie produirait 18 W pour un coût de fabrication d'environ 30 euros. Formidable !

Cette information est reprise sur plusieurs sites (ici ou par exemple) mais l'article à l'origine du "buzz" a été publié par le dailymail, ce qu'on pourrait prendre pour un gage de fiabilité.

Ceci dit, j'ai trouvé que l'article anglais, plus détaillé que ceux que l'on trouve dans la langue de Molière, sonnait un peu faux. Les photos surtout semblent un peu risibles. "Tout est possible" me direz-vous, mais quand on regarde le gros plan du prototype, on sourit quelque peu : trois pauvres cheveux se battent en duel derrière une plaque de plexiglas.



J'ai donc approfondi mes recherches sur google et trouvé quelques billets et sites qui clament au "hoax" (bidonnage sur internet). Le témoignage le plus convaincant est celui d'Edward Craig Hyatt, qui dans un long article anglophone dégomme littéralement le panneau chevelu.

Sur Rue89 est résumée l'affaire dans un post traitant de fausses découvertes. Extrait :

D'abord, le watt est une unité de puissance, est n'est donc pas comparable avec le volt, unité électromotrice (différence de potentiel entre deux points d'un circuit). Un rapide calcul (souvenez-vous, P=UI, donc I=P/U, donc I=18/9) nous apprend que son panneau peut donc selon lui générer 9V à 2A (ampère), ce qui est exactement au niveau des panneaux solaires dernier-cri, pour la même surface.
Passons les considérations techniques. Un cheveu sans traitement particulier n'est pas conducteur (ni semi-conducteur), et, même traitée, la mélanine contenue dans le cheveu convertit la lumière en chaleur et pas en électricité. Les étudiants et les journalistes se sont donc un peu emballés. Ils ont généré de l'électricité avec de l'eau salée, et truqué l'expérience pour la photo, probablement en ajoutant un vrai panneau solaire derrière les quelques cheveux.

Je suis quitte pour une petite déception. Le photovoltaïque à trente euros aurait été une vraie bonne nouvelle.
Et vous, seriez-vous tombé dans le panneau ?

lundi 14 septembre 2009

Google et les miroirs solaires

Google a annoncé vouloir développer sa propre technologie de miroirs solaires, qui pourrait réduire le coût de construction de centrales thermiques solaires d'au moins un quart. (CF http://www.neteco.com/299452-google-miroir-solaire-technologies-vertes.html)
Le géant américain s'investit depuis 2007 dans les énergies renouvelables.
Acteur incontournable du web, le moteur de recherche est sollicité près de 200 millions de fois par jour. Toute action qui sera menée pour minimiser l'empreinte carbone de chaque requête est bonne à prendre. Pour rappel, une étude anglaise parue dans le Times avait estimé le coût d'une recherche à 7g de CO2. La firme avait démenti en janvier 2009 en annonçant un chiffre 0,2g.