J'ai lu aujourd'hui deux nouvelles assez rassurantes :
- L'Allemagne sera capable de produire 100 % de son électricité à
partir des énergies renouvelables en 2050 (Les
échos).
Une étude publiée par l'office fédéral de l'environnement sur la production
d'énergie annonce que l'Allemagne serait à même d'assurer 100 % de son
approvisionnement électrique grâce aux seules énergies renouvelables d'ici à
2050, à condition que chacune de ses régions utilise au mieux son potentiel en
éolien, solaire, hydroélectrique, et que les zones les mieux loties
approvisionnent celles qui ont moins d'atouts naturels.
- La quasi-totalité (92 %) de l'énergie utilisée par l'UE pourrait être
renouvelable d'ici 2050 (rtlinfo.be
-
challenges)
Selon une étude commandée après du centre aérospatial allemand, dont les
résultats sont repris par Greenpeace et le conseil européen des
énergies renouvelables, environ 92 % de l'énergie utilisée par l'UE, et 97 % de
l'électricité, pourraient provenir de sources renouvelables (vent, le
solaire, la géothermie et la biomasse) d'ici 40 ans.
En ayant recours à de telles extrémités, les 27 états membres pourraient alors
réduire les émissions de gaz à effet de serre associées à la production
d'énergie de 95% et économiseraient 19 Milliards d'euros par an sur
l'importation de produits pétroliers. (En supposant qu'il existera encore dans
un demi-siècle des ressources en or noir et gaz quelque part sur terre).

L'adage dit : " Quand on veut, on peut ".
J'énoncerais aujourd'hui le problème dans l'autre sens : " Vu que
l'on peut, le voudra-t-on ? ".
En effet, si les informations fournies par les études citées ci-dessus semblent
prouver que nous avons désormais la possibilité de révolutionner notre logique
d'approvisionnement énergétique à l'échelle européenne, je me pose alors la
question de la volonté politique et des moyens financiers, humains et
techniques qui seront investis dans cette voie.
Dans cette société en plaqué or où l'argent prime souvent sur le bon sens,
parviendra-t-on à museler les lobbies pétrolier et nucléaire, dont les bras
sont plus longs que les files d'attente à Disneyland ?
Arriverons-nous à enrayer les dessous de table et manipulations diverses qui
aiguillent parfois certains choix stratégiques ?
Saurons-nous déployer les fonds et les politiques nécessaires pour assurer le
développement de ces énergies propres ?
Est-ce que les quelques énormes multinationales, poux géants suçant le sombre
sirop carboné des entrailles de la terre, parviendront à migrer vers ces
nouvelles solutions sans agiter le traditionnel drapeau du désastre
économico-sociale, qui maintient si bien au garde-à-vous les plus vaillants de
nos ministres ?
"L'environnement, ça commence à bien faire " ou retroussons-nous les
manches ?