Force Verte

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

lundi 11 janvier 2010

Un téléphone qui carbure au cola ?

Je suis tombé sur une nouvelle amusante, pour laquelle je n'ai pas été capable de trancher s'il s'agissait d'une vraie information ou d'un honteux canular.

Le designer Daizi Zheng serait à l'origine d'un téléphone novateur et (vraisemblablement) écolo, qui intègre une batterie produisant de l'énergie à partir de soda.
Ce système utilise un procédé enzymatique, capable d'oxyder les hydrates de carbone contenues dans les glucides du breuvage, pour générer l'électricité nécessaire au fonctionnement de l'appareil. Une fois le réservoir empli d'une dose correcte de nectar sucré, l’autonomie pourrait alors être 4 fois supérieure à celle d'une batterie lithium.

J'ai d'abord cru au hoax (canular sur internet) car :
- selon la source, le designer est chinois ou britannique !
- il s'agit de l'implémentation technique d’un processus chimico-scientifique. L'histoire ne précise guère le rôle de notre designer dans cette innovation… S'agit-il d'une simple idée ? D'une ébauche de design ? D'un vrai prototype ?

En approfondissant les recherches, je suis tombé sur cet article, qui semble prouver que le procédé scientifique décrit existe réellement : identifié, mis en pratique et breveté en 2007 par des chercheurs l'université de Saint Louis.

Le Nokia-Cola existe-t-il ? Mystère... Mais s'il n'est pas, il ne saurait tarder !

mardi 22 décembre 2009

Bluetooth bientôt Greentooth ?

Alors que les premiers appareils disposant de la version 3.0 du protocole de communication sans fil Bluetooth ne seront pas disponibles avant l'année prochaine, le Bluetooth Special Interest Group a déjà travaillé sur le prochain standard.
Dans un document publié mi-décembre, le consortium expose les grandes lignes des futures spécifications de la norme Bluetooth 4.0, sans préciser toutefois de calendrier précis.

Bonne nouvelle, cette nouvelle norme mettra le focus sur l'économie d'énergie !

Les puces implémentant cette technologie pourront vraisemblablement fonctionner plusieurs années à l'aide d'une simple pile bouton, notamment grâce à l'adoption d'un mode de fonctionnement en veille particulièrement frugal. Peu onéreuses, de dimensions réduites, elles autoriseront des échanges d’informations à un débit théorique de 1 Mbits/s sur une portée d'une centaine de mètres (facteur dix par rapport à la "dent bleue" actuelle).

Les applications de cette nouvelle technologie pourront être nombreuses (du téléphone mobile à tout appareillage communicant nécessitant une importante autonomie) et de nouveaux marchés seront certainement concernés (sport, santé, sécurité... GreenIT ?).

jeudi 12 novembre 2009

Quelques pistes pour une entreprise plus verte

Mon ami Gildas a eu à identifier, dans le cadre de ses fonctions pour une grande banque française, des pistes d’amélioration possibles en termes de responsabilité écologique. Voici un extrait de ses réflexions :

Le papier, ennemi numéro 1

Une première idée pour rendre l’entreprise plus verte consiste à réduire la consommation de papier en :

  • Configurant par défaut les imprimantes pour imprimer en recto / verso ou en qualité moindre.
  • Fournissant aux utilisateurs du papier recyclé.
  • Optant pour des modèles plus économiques à chaque renouvellement d’appareil d’impression.

Les imprimantes sont une source de problèmes infinis : elles n’impriment pas comme on l’aurait souhaité (alors on recommence), se bloquent ou finissent par tomber en panne au plus mauvais moment. Une pure perte de temps et d’argent pour l’entreprise. Aussi, ne pourrait-on envisager de supprimer (ou du moins de minimiser au maximum) les impressions ?

Il est désormais possible de dématérialiser pratiquement tout document sensible : offres, contrats, cahiers des charges... En effet, la loi française stipule que seul le document d’origine permet d’établir une preuve irréfutable, et cet original peut être électronique à condition de respecter une certaine forme : il doit être signé électroniquement par son auteur et ses cocontractants et si possible avoir été stocké sur un support non ré-inscriptible.

Un certificat délivré par une autorité de certification et un logiciel adapté seront nécessaires pour apposer une signature numérique à un fichier. Pour conserver les documents qui ont une valeur légale, il est recommandé d’opter pour une solution de "coffre fort électronique" : un espace de stockage sécurisé où les fichiers sont datés et inaltérables. Les grandes banques proposent ce genre de systèmes qui s’appuient pour la plupart sur une solution de la Caisse des Dépôts et Consignation.

En cas de litige, un document électronique signé numériquement aura la même valeur qu’un document papier paraphé alors que tout élément non signé électroniquement conservera la même valeur de preuve qu’une photocopie.

Repenser chaque détail du quotidien

Étudier toute piste permettant diminuer les émissions de CO2 de l’entreprise. Par exemple :

  • Encourager le télétravail.
  • Diminuer le nombre de déplacements et utiliser des moyens de communication à distance, même les plus ludiques (de Skype à SecondLife par exemple).
  • Optez pour les voitures de fonctions les moins polluantes.
  • Mettre en place des détecteurs de mouvement pour allumer et éteindre automatiquement les éclairages des lieux de passage, couloirs et toilettes.
  • Éteindre automatiquement tout appareil resté allumé le soir à l’aide de prises, interrupteurs ou systèmes commandés.
  • A la machine à café, prévoir des gobelets en matériaux recyclables ou proposer que chacun dispose de tasses en céramique personnelles.
  • En été, diminuer la climatisation et autoriser les collaborateurs à ne porter ni cravate ni de veste.
  • En hiver, diminuer le chauffage et inviter chacun à venir en pull au bureau.

Pour identifier d’autres pistes d’amélioration, pourquoi ne pas mettre en place un système de management d’idées, où chacun pourra proposer ses solutions (par exemple en mettant en place un service spécial au sein de l’intranet, comme Feedback2.0) ?

Le green SI

Miser sur le GreenIT pour rendre le système d’information de l’entreprise efficace et économe, en optant pour des solutions centralisées, optimisées, virtualisées, repensées pour minimiser la consommation électrique et les émissions de gaz à effet de serre de la société.

Mettre en place un mécanisme de recyclage du matériel informatique, en développant un partenariat avec une association.

Gildas pour Force Verte


mercredi 21 octobre 2009

Quelques chiffres des TIC

Le chiffre est trompeur :
selon l'interprétation, on peut faire dire tout et n'importe quoi à un pourcentage ou une statistique.
Toutefois, certaines valeurs restent suffisamment marquantes et parlent presque d'elles-mêmes.

Voici donc quelques données chiffrées, en relation directe avec les éco-TIC, qui m'ont particulièrement marquées :

  • L'industrie des technologies de l'information et de la communication génère 2% des GES d'origine humaine. (Gartner, 2007)
  • Les TIC représente 13% de la consommation annuelle électrique de la France. (neteco)
  • La consommation moyenne du poste informatique est de 396 kWh/an représentant 7 % de la consommation totale d'un foyer. (enertech, 2008)
  • Un PC allumé inutilement coûte 19 à 30 euros par an. (greenit.fr, 2009)
  • La consommation des serveurs dans le monde représente 123 milliards de KW. (APC-MGE, 2006)
  • 20 à 50 millions de tonnes d’e-déchets sont générés à travers le monde chaque année ce qui correspond à 5% de la totalité des déchets municipaux solides mondiaux. (Adec)
  • Actuellement, un datacenter est utilisé à 56% de son potentiel. (Mc Kinzey, 2008)
  • 60% à 80% des déchets informatiques des États-Unis seraient exportés en direction de pays comme la Chine, Hong Kong ou encore l'Irlande, qui stockent respectivement 47%, 16% et 12% des déchets dangereux de par le monde. (journaldunet, 2008)
  • 53 milliards de pages A4 seront imprimées en 2010 (HP, 2009)
  • Les spams (80% des e-mails qui circulent) représentent près de 33 milliards de kWh par an, soit 17 millions de tonnes de CO2. (McAffee, 2008)

Cela fait réfléchir, non ?

Si vous disposez d'autres chiffres remarquables et significatifs, n'hésitez pas à les indiquer en commentaire, en précisant si possible l'origine  de ceux-ci (source et date). Pour vous amuser et vous effrayer, vous pouvez également faire un tour sur Le Planetoscope qui permet de mesurer les ordres de grandeurs essentiels du développement durable et de l'écologie, rapportés à la seconde. Je ne sais pas dans quelle mesure ces calculs sont fiables... Mais ils font froid dans le dos.

lundi 19 octobre 2009

Information et non promotion

Je fais et ferai régulièrement des billets relatifs à de nouvelles technologies, des PC économes, optimisés, basés sur des matériaux recyclés, ou bien des téléphones portables ultra-novateurs construits en patates douces qui se rechargent à l'énergie libérée lors de vos propres éternuements*.

Je vous invite toutefois à prendre ces messages comme de l'information et non de la promotion.
En effet, il est important de se souvenir que le plus vert des ordinateurs est le vieux "coucou" qui sommeille sur votre bureau depuis quatre ou cinq ans. (De même, votre vieux téléphone à écran noir et blanc (jaune-vert?) qui vous joue la "cucaracha" à chaque appel est au firmament de la "green attitude".)

En effet, tant que vous garder votre vieux matériel :

  • vous amortissez dans le temps l'impact écologique de ses conception, réalisation et commercialisation,
  • vous différez d'autant les impacts qu'engendrerait l'acquisition d'un nouveau produit,
  • vous n'injectez pas l'engin vieillissant dans les filières de retraitement.

Dans les faits, il semble que le plus raisonnable pour l'environnement est de changer d'ordinateur tous les six ans (vu sur le site eco-info). Si, pour le passionné de jeux vidéos, ces six années peuvent paraître une éternité, elles sont, pour l'internaute moyen, parfaitement envisageables. Un PC dédié à la bureautique assumera parfaitement son office pendant de longues années.
Aussi, avant de renouveler votre machine, et dans ce cas opter pour un modèle plus économe ou éco-responsable (dont je vanterai peut-être les mérites sur ce blog), posez-vous les questions suivantes :

Pourquoi changer d'ordinateur ?

Si votre utilisation de votre PC se limite à de la navigation sur Internet, la rédaction de lettres sur traitement de texte et un peu de comptabilité avec un tableur, votre dinosaure numérique suffit !
Un monstre de technologie avec le dernier processeur "multi-core", une quantité de mémoire vive phénoménale, un disque dur à même d'enregistrer les données de plusieurs vies ne vous rendra pas réellement un meilleur service : vos courriers ne seront pas plus beaux, vos calculs ni plus ou moins fiables. Vous apprécierez juste, à la limite, un démarrage plus rapide de votre système d'exploitation.

Si par contre vous êtes un gros joueur, un féru de musique ou de retouches d'images et de montage vidéo, le débat peut être ouvert. Les jeux et les logiciels de traitements de sons et d'images sont de plus en plus gourmands en performance machine.

Y a-t-il optimisations pour améliorer les performances ?

Après quelques mois d'utilisation, votre PC est devenu poussif : lenteur au démarrage, au lancement d'applications, ralentissements à l'exécution de certains programmes, lors de visionnage d'images et vidéos. Avant d'envisager un remplacement, je vous invite à essayer de nettoyer et optimiser votre système ou à tester un autre OS (Linux en l'occurrence).

Optimisez un PC sous Windows

Le système d'exploitation de Microsoft est comme la mobylette de notre adolescence, fonctionnant correctement quelques mois avant de vite s'encrasser. Il faut alors mettre les mains dans le cambouis pour en tirer quelque chose !
Je ferai certainement un billet plus précis sur ce sujet, mais pour l'instant, je vous propose :

  • de faire un tour sur cet excellent dossier.
  • de rechercher sur Internet toutes les astuces possibles pour nettoyer et optimiser son ordinateur.
    Nombres de sites vous prodigueront de bons conseils.

Testez Linux

Votre PC est une tortue sur Vista ? Peut être sera-t-il lièvre sur Linux ?
Les différentes versions de l'OS à la mascotte "pingouinesque" ont longtemps été réservées à une certaine "élite" informaticienne. L'époque où l'installation d'une distribution de Linux se traduisait par la saisie de lignes de commandes aussi longues et incompréhensibles qu'un débat d'énarques est maintenant (quasi) révolue.

Allez faire un tour du côté d'Ubuntu (http://www.ubuntu-fr.org) par exemple. Cette version packagée est à la fois simple et conviviale. Gratuite, facile à installer, se mettant à jour automatiquement, elle vous propose en standard tous les services d'un poste bureautique (navigateur Internet, client mail et messagerie, Open Office) et même beaucoup plus.
J'ai installé l'an passé Ubuntu 8.04 sur un vieux mini-PC acheté en 2001 ou 2002 qui fonctionnait jusqu'alors au ralenti sous XP. L'appareil a retrouvé une seconde jeunesse : une trentaine de secondes pour démarrer et ouvrir forceverte.fr dans Firefox !

Que faire de l'ancien appareil ?

S'il est encore fonctionnel, mais que vous décidez malgré tout de le renouveler, donnez le :

  • à une association (une liste d'organismes disponible ici)
  • à quelqu'un qui pourrait en avoir besoin, par exemple en passant par un site de don en ligne.

S'il est complètement hors service, ne pas le jeter à la poubelle ou le sortir dans la rue un soir de ramassage des objets encombrants. Un ordinateur endommagé est un DEEE (Déchets d’Équipements Électriques et Électroniques), et doit donc suivre une filière de collecte particulière. Vous pouvez alors :

  • le déposer dans une déchetterie ou un organe de traitement adéquat,
  • le remettre à votre distributeur lors de votre prochain achat.
    Il est tenu de le reprendre et d'en assurer le transfert à un éco-organisme agréé.

J'ai moi-même donné mon ancien PC en déposant une annonce sur le site donnons.org.
Le premier soir, j'ai reçu 25 réponses (étudiants, demandeurs d'emploi, personnes aux budgets serrés).
Ma vieille machine sous Ubuntu a fait un heureux, mais 24 attendent toujours.


(*) non, ces derniers mobiles n'existent pas ! Déçus ?

mercredi 7 octobre 2009

HP 6000 et 6005 Pro

J'ai lu ici et que HP allait proposer une nouvelle gamme de PC de bureau semblant réellement économes en termes d'énergie. Les 6000 Pro (chipset Intel Q48 + processeur ad hoc "bi" ou "quad" corps) ou 6005 Pro (plateforme AMD Business Class intégrant la technologie DASH 1.1) devraient :

  • être certifiés Epeat Gold (la plus haute distinction) et Energy Star 5
  • disposer d'une alimentation performante (efficacité de 89 %)
  • intégrer des logiciels d'optimisation énergétique (HP Power Manager et Remote Power Management Agent)
  • être proposés à un tarif avoisinant les 500 euros.

Les entreprises envisageant de renouveler leurs parc informatique pourront donc se tourner vers ces nouvelles machines qui, sur le papier, semblent un choix judicieux.

Gardons malgré tout à l'idée qu'il est au final plus raisonnable d'user un PC jusqu'à la corde plutôt que de le changer, quelques soient les prestations énergétiques du nouvel appareil.

mardi 6 octobre 2009

Bataille Nvidia Intel

J'apprends par le biais de cette nouvelle que Nvidia (un des plus grands fournisseurs de processeurs, cartes graphiques et chipsets pour PC, consoles de jeux et autres appareils électroniques) attaque son immense concurrent Intel en prétendant que sa plateforme Tegra est plus efficace que la Moorestown de son rival.

Ah oui, et alors ?

Ce qui me semble intéressant, ce n'est pas tant que les deux fondeurs poursuivent leur petite guerre technologique, mais que ceux-ci bataillent autour de leurs performances ramenées à la consommation.

En effet, Nvidia indique que son Tegra devrait être quatre fois plus efficace concernant le rapport performances par watt. Aussi, cette technologie embarquée dans des smartphones, notebooks ou tout produit multimédia devrait garantir une autonomie accrue pour une efficacité satisfaisante.

Nvidia a centré le débat sur le rapport perf/watt, en prétendant que son rival a plusieurs générations de retard. Attendons donc la réponse d'Intel, en espérant qu'il réponde présent sur ce même axe d'optimisation.

mercredi 30 septembre 2009

Dell annonce le premier portable utilisant un chargeur à induction

Dell a annoncé l'arrivée du Latitude Z, le premier ordinateur portable utilisant un chargeur à induction.

Côté pile, de bons éléments :
Écran 16 pouces, encombrement réduit, design léché, performances actuelles (Intel Core 2 Duo, RAM jusqu'à 4Go).

Côté face, deux nouveautés à creuser :

  • Le chargeur à induction
    La technologie de rechargement de batteries par induction (sans fil, par le biais d'un procédé électromagnétique) a déjà été exploitée par d'autres systèmes (en téléphonie avec le Palm Pré par exemple, en médecine avec certains pacemakers etc.), mais c'est la première fois qu'elle est appliquée à un portable. Il suffira de déposer le PC sur un élégant support pour que l'appareil se recharge de lui-même, dans un temps comparable à un chargement standard.
    Je n'ai pas réussi à trouver d'informations quant à la consommation énergétique du système.
    Est-ce économique ? Quelles sont les conséquences du magnétisme induit sur l'environnement immédiat du socle ?
    Est-ce un simple gadget ?
    Je ne suis pas vraiment à même de trancher sur le sujet.
    Par contre, l'option n'est pas franchement donnée : le stand avec chargeur à induction semble être annoncé à 200 $.
  • Mini OS + processeur de mobile
    Le Latitude Z propose une autre option que je trouve presque plus intéressante : il intègre un processeur ARM (utilisé généralement pour les téléphones mobiles) permettant d'exécuter un système d'exploitation allégé, indépendant de Windows, autorisant la réalisation de tâches basiques (mail, internet, etc.)
    Ce mode de fonctionnement est présenté comme très économique (jusqu’à deux jours d'autonomie annoncée).

- page 2 de 3 -