Force Verte

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lundi 8 mars 2010

D'autres billets

Comme vous le savez certainement, la Force Verte a ouvert récemment son ambassade en GreenIT.fr. Vous y retrouverez les billets suivants :

Laser Phosphor Display : des écrans qui consomment 70% d'énergie en moins


Samsung F3EG : jusqu'à 2 To et 40% de consommation en moins

Les DDR3 de Samsung bientôt gravées en 30 nm

Le guide du tri sur iPhone (également visible sur le site ZDNet)

Et bien sûr, beaucoup d'autres à suivre...


 
 

lundi 22 février 2010

Force Verte sur GreenIT.fr

Vous aurez sans doute remarquer que je suis un petit peu moins présent sur le blog ces temps-ci. J'ai, en effet, rejoint l'équipe de GreenIT.fr, site que je considère comme l'actuelle référence française en matière d'éco-TIC ou TIC durables. Vous m'y retrouverez donc, hebdomadairement, pour des billets axés sur les technologies vertes. Merci à Fred Bordage de m'avoir invité à intégrer son escouade de choc !

Je n'abandonne pas pour autant la Force Verte, qui hébergera désormais un peu moins d'articles techniques focalisés sur l'informatique responsable, mais toujours autant et même plus de traits d'humeur, d'humour et de coups de dents aux cochons qui massacrent notre belle planète. J'essaierai également de faire de nouveau participer mes proches et amis, pour vous offrir un point de vue différent, varié et ouvert sur la question environnementale.

jeudi 11 février 2010

Ecosia : le moteur de recherche qui sauve la forêt amazonienne

Depuis la fin de l'année 2009, les internautes les plus verts peuvent utiliser le moteur de recherche Ecosia.
Fondé par Christian Kroll et basé à Wittenberg en Allemagne, ce nouveau moteur est associé à Yahoo et Bing pour proposer aux utilisateurs venus butiner de l'information des résultats de recherche pertinents. Quel est le plus de cette solution par rapport aux géants précités et au titan Google ? Ecosia reverse 80% de ses revenus à un programme de protection des forêts tropicales mené par le WWF dans la région de Juruena-Apui, au Brésil.

Aussi, chaque utilisation de ce nouveau moteur permettrait, statistiquement, de protéger presque 2m² de forêt amazonienne (plus d'informations ici ou ). Quand on se remémore que la déforestation est l’une des sources les plus importantes d’émissions de CO2 et que, chaque année, une surface de forêt tropicale équivalente à la moitié de la France métropolitaine disparaît sous les assauts du feu et des tronçonneuses, on se dit que toute initiative pour minimiser ce processus d'auto-destruction est bonne à prendre. Installons donc Ecosia en page d'accueil de notre navigateur internet ! Utilisons-le sans réserve, pour toute quête sur le web, et même - soyons fous ! - cliquons sur les liens commerciaux !

En plus d'être vert, l'outil est vraiment agréable à utiliser et présente une fonctionnalité intéressante (activable en option) : la prévisualisation, sous forme de vignettes, de sites présentés comme résultats de recherche.

Pour terminer de vous convaincre, je vous invite à visionner la petite vidéo de présentation élaborée par l'équipe en charge du projet. Certainement conçue pour être assimilée par un public aussi bien senior que junior, elle est un peu longuette et sonne vaguement comme un épisode de Dora l'Exploratrice. Elle complètera toutefois avec précision ma présentation.

mardi 19 janvier 2010

Un processeur à 48 cœurs

Intel a présenté début décembre à Braunschweig, en Allemagne, un prototype de processeur doté de 48 cœurs, soit dix à vingt fois plus de moteurs de traitements que la plupart des processeurs actuels.

Le prototype, dont le nom de code est "RockCreek", est gravé en 45 nm et comporte 1,3 milliard de transistors pour une surface de 576 mm². Il est équipé de 48 cœurs X86, agencés en 24 unités binomiales. Il s'agit ici du plus grand nombre de cœurs de traitement programmables jamais intégrés sur une puce de silicium. A titre d'exemple, la nouvelle gamme de processeurs Intel Core disponible actuellement est dotée, au mieux, de six ou huit cœurs.

Les labos d'Intel ont surnommé cette nouvelle architecture "single-chip cloud computer" ("ordinateur monopuce nébuleux") car elle ressemble à l'agencement des centres de données utilisés dans le cadre de mise en commun de ressources informatiques distribuées ("nuage virtuel" ou "cloud computing").
Chacun des cœurs, susceptible de réaliser une étape d'un processus calculatoire riche ou complexe, est connecté aux autres par un réseau ultra rapide (256 Go/s). Les données sont alors véhiculées entre les unités de traitements internes de la puce, réduisant ainsi le recours à la mémoire externe, forcément plus lente.

Les applications peuvent gérer dynamiquement les cœurs à utiliser : certains pouvant travailler en groupe sur une tâche alors d'autres réalisent des opérations connexes. Des traitements peuvent ainsi être réalisés sur des cœurs voisins pour transmettre leurs résultats aux unités suivantes, simulant en quelque sorte une chaîne de production et maximisant donc les performances globales. Ce contrôle logiciel permet également de gérer, au plus fin, les tensions et fréquences d'horloge. Les cœurs peuvent, individuellement, s'éteindre, s'allumer et régler leur niveau de performances, en s'adaptant ainsi en continu pour utiliser le minimum d'énergie.
En conséquence, la consommation électrique de ce prototype est réellement remarquable compte tenu de ses capacités phénoménales : une puissance consommée d’à peine 25 watts au ralenti et de125 watts en fonctionnement maximum, soit autant que les processeurs actuels (à titre d'exemple, le Core i7 2.8 GHz des iMacs 27" utilise 95 watts).

Sur le papier, cette technologie pourrait révolutionner les architectures des datacenters dites en "nuage", en centralisant les ressources de calcul au sein d'une puce surpuissante et en ne déplaçant les données exploitées que de quelques nm ou mm au lieu de les distribuer via réseau standard entre plusieurs ordinateurs.

Avant toutefois de s'emballer, rappelons qu'il s'agit encore d'un prototype. Intel n'a pas communiqué de chiffres précis sur les performances exactes de la puce. L'objectif était d'initier une réflexion sur les architectures des processeurs à venir, et d'imaginer la centralisation de calculs, jusqu'à présent distribués, sur des machines aussi puissantes que sobres énergétiquement. L'hypothèse de pouvoir intégrer jusqu'à 100 cœurs voire plus a même été évoquée.

mardi 12 janvier 2010

Le consortium GreenTouch pour des réseaux plus économes

Bell Labs, l'unité de recherche de l'équipementier franco-américain Alcatel-Lucent, est à l'origine du consortium GreenTouch, en association avec des labos universitaires (MIT) et industriels (Freescale Semiconductor, SAIT, etc.), des constructeurs et opérateurs (AT&T, China Mobile, Portugal Telecom, SwissCom, Telefonica) et des organismes publics (CEA-LETI , INRIA, etc.)

Le consortium se donne 5 ans pour "créer les technologies nécessaires pour rendre les réseaux de communications 1.000 fois plus efficaces énergiquement qu'ils le sont aujourd'hui".
Ainsi, "la quantité d'énergie aujourd'hui nécessaire pour utiliser tous les réseaux, y compris l'internet, pendant une seule journée permettra de faire fonctionner ces mêmes réseaux pendant trois ans".
Leurs premières estimations avancent que les réseaux TIC actuels pourraient être 10.000 fois plus efficaces en optimisant l'intégralité des éléments composant le maillage du réseau (optique, radio, électronique, traitement, routage, architecture, etc.) et en misant majoritairement sur des solutions "wireless" (sans fil).
"Ce consortium a cette mission spécifique d’aller bien au-delà des améliorations technologiques marginales pour exploiter les innovations et les savoir-faire du monde entier afin de réaliser les percées nécessaires à la réduction des émissions de carbone dans les TIC", a déclaré Gee Rittenhouse, le directeur de ce nouveau programme.

Cette initiative, visant à réduire drastiquement l'impact écologique des télécommunications, est une excellente nouvelle. Espérons qu'il ne s'agisse pas ici d'un simple effet d'annonce et que cette coopération entre les acteurs les plus influents du monde des réseaux atteigne ces ambitieux objectifs. Ce sera alors un grand pas de fait pour le GreenIT.

lundi 11 janvier 2010

Un téléphone qui carbure au cola ?

Je suis tombé sur une nouvelle amusante, pour laquelle je n'ai pas été capable de trancher s'il s'agissait d'une vraie information ou d'un honteux canular.

Le designer Daizi Zheng serait à l'origine d'un téléphone novateur et (vraisemblablement) écolo, qui intègre une batterie produisant de l'énergie à partir de soda.
Ce système utilise un procédé enzymatique, capable d'oxyder les hydrates de carbone contenues dans les glucides du breuvage, pour générer l'électricité nécessaire au fonctionnement de l'appareil. Une fois le réservoir empli d'une dose correcte de nectar sucré, l’autonomie pourrait alors être 4 fois supérieure à celle d'une batterie lithium.

J'ai d'abord cru au hoax (canular sur internet) car :
- selon la source, le designer est chinois ou britannique !
- il s'agit de l'implémentation technique d’un processus chimico-scientifique. L'histoire ne précise guère le rôle de notre designer dans cette innovation… S'agit-il d'une simple idée ? D'une ébauche de design ? D'un vrai prototype ?

En approfondissant les recherches, je suis tombé sur cet article, qui semble prouver que le procédé scientifique décrit existe réellement : identifié, mis en pratique et breveté en 2007 par des chercheurs l'université de Saint Louis.

Le Nokia-Cola existe-t-il ? Mystère... Mais s'il n'est pas, il ne saurait tarder !

mardi 22 décembre 2009

Bluetooth bientôt Greentooth ?

Alors que les premiers appareils disposant de la version 3.0 du protocole de communication sans fil Bluetooth ne seront pas disponibles avant l'année prochaine, le Bluetooth Special Interest Group a déjà travaillé sur le prochain standard.
Dans un document publié mi-décembre, le consortium expose les grandes lignes des futures spécifications de la norme Bluetooth 4.0, sans préciser toutefois de calendrier précis.

Bonne nouvelle, cette nouvelle norme mettra le focus sur l'économie d'énergie !

Les puces implémentant cette technologie pourront vraisemblablement fonctionner plusieurs années à l'aide d'une simple pile bouton, notamment grâce à l'adoption d'un mode de fonctionnement en veille particulièrement frugal. Peu onéreuses, de dimensions réduites, elles autoriseront des échanges d’informations à un débit théorique de 1 Mbits/s sur une portée d'une centaine de mètres (facteur dix par rapport à la "dent bleue" actuelle).

Les applications de cette nouvelle technologie pourront être nombreuses (du téléphone mobile à tout appareillage communicant nécessitant une importante autonomie) et de nouveaux marchés seront certainement concernés (sport, santé, sécurité... GreenIT ?).

jeudi 12 novembre 2009

Quelques pistes pour une entreprise plus verte

Mon ami Gildas a eu à identifier, dans le cadre de ses fonctions pour une grande banque française, des pistes d’amélioration possibles en termes de responsabilité écologique. Voici un extrait de ses réflexions :

Le papier, ennemi numéro 1

Une première idée pour rendre l’entreprise plus verte consiste à réduire la consommation de papier en :

  • Configurant par défaut les imprimantes pour imprimer en recto / verso ou en qualité moindre.
  • Fournissant aux utilisateurs du papier recyclé.
  • Optant pour des modèles plus économiques à chaque renouvellement d’appareil d’impression.

Les imprimantes sont une source de problèmes infinis : elles n’impriment pas comme on l’aurait souhaité (alors on recommence), se bloquent ou finissent par tomber en panne au plus mauvais moment. Une pure perte de temps et d’argent pour l’entreprise. Aussi, ne pourrait-on envisager de supprimer (ou du moins de minimiser au maximum) les impressions ?

Il est désormais possible de dématérialiser pratiquement tout document sensible : offres, contrats, cahiers des charges... En effet, la loi française stipule que seul le document d’origine permet d’établir une preuve irréfutable, et cet original peut être électronique à condition de respecter une certaine forme : il doit être signé électroniquement par son auteur et ses cocontractants et si possible avoir été stocké sur un support non ré-inscriptible.

Un certificat délivré par une autorité de certification et un logiciel adapté seront nécessaires pour apposer une signature numérique à un fichier. Pour conserver les documents qui ont une valeur légale, il est recommandé d’opter pour une solution de "coffre fort électronique" : un espace de stockage sécurisé où les fichiers sont datés et inaltérables. Les grandes banques proposent ce genre de systèmes qui s’appuient pour la plupart sur une solution de la Caisse des Dépôts et Consignation.

En cas de litige, un document électronique signé numériquement aura la même valeur qu’un document papier paraphé alors que tout élément non signé électroniquement conservera la même valeur de preuve qu’une photocopie.

Repenser chaque détail du quotidien

Étudier toute piste permettant diminuer les émissions de CO2 de l’entreprise. Par exemple :

  • Encourager le télétravail.
  • Diminuer le nombre de déplacements et utiliser des moyens de communication à distance, même les plus ludiques (de Skype à SecondLife par exemple).
  • Optez pour les voitures de fonctions les moins polluantes.
  • Mettre en place des détecteurs de mouvement pour allumer et éteindre automatiquement les éclairages des lieux de passage, couloirs et toilettes.
  • Éteindre automatiquement tout appareil resté allumé le soir à l’aide de prises, interrupteurs ou systèmes commandés.
  • A la machine à café, prévoir des gobelets en matériaux recyclables ou proposer que chacun dispose de tasses en céramique personnelles.
  • En été, diminuer la climatisation et autoriser les collaborateurs à ne porter ni cravate ni de veste.
  • En hiver, diminuer le chauffage et inviter chacun à venir en pull au bureau.

Pour identifier d’autres pistes d’amélioration, pourquoi ne pas mettre en place un système de management d’idées, où chacun pourra proposer ses solutions (par exemple en mettant en place un service spécial au sein de l’intranet, comme Feedback2.0) ?

Le green SI

Miser sur le GreenIT pour rendre le système d’information de l’entreprise efficace et économe, en optant pour des solutions centralisées, optimisées, virtualisées, repensées pour minimiser la consommation électrique et les émissions de gaz à effet de serre de la société.

Mettre en place un mécanisme de recyclage du matériel informatique, en développant un partenariat avec une association.

Gildas pour Force Verte


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