Force Verte

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vendredi 9 juillet 2010

Quand on veut, on peut... Mais l'inverse ?

J'ai lu aujourd'hui deux nouvelles assez rassurantes :

- L'Allemagne sera capable de produire 100 % de son électricité à partir des énergies renouvelables en 2050 (Les échos).
Une étude publiée par l'office fédéral de l'environnement sur la production d'énergie annonce que l'Allemagne serait à même d'assurer 100 % de son approvisionnement électrique grâce aux seules énergies renouvelables d'ici à 2050, à condition que chacune de ses régions utilise au mieux son potentiel en éolien, solaire, hydroélectrique, et que les zones les mieux loties approvisionnent celles qui ont moins d'atouts naturels.

- La quasi-totalité (92 %) de l'énergie utilisée par l'UE pourrait être renouvelable d'ici 2050 (rtlinfo.be - challenges)
Selon une étude commandée après du centre aérospatial allemand, dont les résultats sont repris par Greenpeace et le conseil européen des énergies renouvelables, environ 92 % de l'énergie utilisée par l'UE, et 97 % de l'électricité, pourraient provenir de sources renouvelables  (vent, le solaire, la géothermie et la biomasse) d'ici 40 ans.
En ayant recours à de telles extrémités, les 27 états membres pourraient alors réduire les émissions de gaz à effet de serre associées à la production d'énergie de 95% et économiseraient 19 Milliards d'euros par an sur l'importation de produits pétroliers. (En supposant qu'il existera encore dans un demi-siècle des ressources en or noir et gaz quelque part sur terre).


L'adage dit : " Quand on veut, on peut ".
J'énoncerais aujourd'hui le problème dans l'autre sens : " Vu que l'on peut, le voudra-t-on ? ".
En effet, si les informations fournies par les études citées ci-dessus semblent prouver que nous avons désormais la possibilité de révolutionner notre logique d'approvisionnement énergétique à l'échelle européenne, je me pose alors la question de la volonté politique et des moyens financiers, humains et techniques qui seront investis dans cette voie.

Dans cette société en plaqué or où l'argent prime souvent sur le bon sens, parviendra-t-on à museler les lobbies pétrolier et nucléaire, dont les bras sont plus longs que les files d'attente à Disneyland ?
Arriverons-nous à enrayer les dessous de table et manipulations diverses qui aiguillent parfois certains choix stratégiques ?
Saurons-nous déployer les fonds et les politiques nécessaires pour assurer le développement de ces énergies propres ?
Est-ce que les quelques énormes multinationales, poux géants suçant le sombre sirop carboné des entrailles de la terre, parviendront à migrer vers ces nouvelles solutions sans agiter le traditionnel drapeau du désastre économico-sociale, qui maintient si bien au garde-à-vous les plus vaillants de nos ministres ?

"L'environnement, ça commence à bien faire " ou retroussons-nous les manches ?

lundi 29 mars 2010

Qui comprend l'heure d'été ?

Ce matin nous avions pour la plupart la mine fatiguée des mauvais jours, les traits tirés des petites nuits. Maudit passage à l'heure d'été ! A  minuit, vous vous retourniez dans votre lit, frais comme le prince Bel-Air, à des kilomètres de trouver le sommeil, mais lorsque le réveil a sonné, vous arrachant à vos rêves cotonneux, vous avez cru à une mauvaise plaisanterie. A 6 h du mat’ (soit 5 h les jours précédents), on a forcément moins envie de danser la gigue !

D'où vient donc cette étrange règle, qui bouleverse nos organismes et nos habitudes ? A-t-elle une réelle plus-value écologique ?

L'heure d'été a été instituée en France en 1975 suite au choc pétrolier de 1974 dans le but de réaliser des économies d'énergie en réduisant les besoins d'éclairage (Souvenez-vous, on n’avait pas de pétrole, mais on avait des idées…). L'objectif étant de faire correspondre au mieux les plages d'activités avec les heures d'ensoleillement pour limiter l'utilisation de l'éclairage artificiel. Prenons un exemple :
Au 31 Mars en région parisienne, le jour se lève (en heure d’hiver) vers 6 h. La nuit tombe alors vers 19 h 45. En décalant l’horaire d’une heure en avant, le jour point vers 7 h et la nuit dresse son voile sombre vers 20 h 45. La consommation d’électricité pour l’éclairage est vraisemblablement moindre entre 6 h et 7 h par rapport à ce qu’elle est entre 19 h 45 et 20 h 45, on peut donc considérer qu'il y a économie d'énergie.

Une étude réalisée conjointement par le ministère de l’Industrie, EDF et l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie estimait qu’en 1996 l’économie d’électricité était d’environ 1,2 TWh (poste d’éclairage).
Bien plus récemment, un communiqué de presse de l’Ademe annonçait un gain sur l’éclairage de l’ordre de 440 GWh pour 2009 (l’équivalent de la consommation en éclairage d’environ 800 000 ménages). L’importante différence entre les deux valeurs peut s’expliquer par l’adoption progressive de lampes basse consommation et la mise en place d’éclairage public calé sur la nuit solaire. L’agence considère que, malgré les évolutions technologiques à venir, les économies d’énergie engendrées par le régime d’heure d’été subsisteront à l’horizon 2030 (pouvant encore atteindre 340 GWh pour la simple production de lumière et 130 GWh pour les usages thermiques).

Toutefois, ces chiffres et explications ne font pas l'unanimité. Certains se demandent s’il ne s’agit pas d’économies de façade, qui  pourraient être bêtement compensées par une consommation accrue de carburant des véhicules lors des douces soirées estivales, une augmentation des besoins de chauffage lors des fraiches matinées de début du printemps et une utilisation plus intensive des systèmes de climatisation.

De son côté, la Commission Européenne semble avoir considéré que les gains sont difficilement mesurables et, dans la directive 2000/84/CE,  visant à harmoniser l'heure au sein des pays de l'union, il est simplement question de "faciliter les transports, les communications et les échanges au sein de l’UE".

Aussi, le changement d’heure à ses convaincus, ses fervents détracteurs (association La Méridienne, ACHE) et ses millions de déphasés deux jours par an.

J’identifie toutefois un élément qui n’est pas du domaine de la conjecture : un drôle d'avantage de ces tortueux changements bisannuels est de faire travailler très sérieusement nos neurones, faisant presque passer pour du "pipi de chat" les récents programmes d'entrainement cérébral fonctionnant sur la petite Nintendo. Ces quelques questions, par exemple, ont certainement déjà dû solliciter activement votre encéphale :

  • Dans la nuit du deuxième dimanche de Mars, gagne-t-on ou perd-on une heure ?
  • D’ailleurs, que signifie un gain d’une heure : h+1 ou h-1 ?
  • Me lèverai-je alors plus tôt ou tard ?
  • A 9 h sera-t-il 10 h ou 8 h ?
  • Les invités arriveront-ils pour déjeuner à midi "nouvelle heure" ou "ancienne heure" ? A quel moment mets-je donc le gigot au four ?
  • Quel est désormais le décalage horaire entre la France et le Japon ?
  • Quelle est la combinaison de touches pour régler l’heure de la chaine Hifi ?

Sources :
Wikipedia
Ademe

lundi 11 janvier 2010

Un téléphone qui carbure au cola ?

Je suis tombé sur une nouvelle amusante, pour laquelle je n'ai pas été capable de trancher s'il s'agissait d'une vraie information ou d'un honteux canular.

Le designer Daizi Zheng serait à l'origine d'un téléphone novateur et (vraisemblablement) écolo, qui intègre une batterie produisant de l'énergie à partir de soda.
Ce système utilise un procédé enzymatique, capable d'oxyder les hydrates de carbone contenues dans les glucides du breuvage, pour générer l'électricité nécessaire au fonctionnement de l'appareil. Une fois le réservoir empli d'une dose correcte de nectar sucré, l’autonomie pourrait alors être 4 fois supérieure à celle d'une batterie lithium.

J'ai d'abord cru au hoax (canular sur internet) car :
- selon la source, le designer est chinois ou britannique !
- il s'agit de l'implémentation technique d’un processus chimico-scientifique. L'histoire ne précise guère le rôle de notre designer dans cette innovation… S'agit-il d'une simple idée ? D'une ébauche de design ? D'un vrai prototype ?

En approfondissant les recherches, je suis tombé sur cet article, qui semble prouver que le procédé scientifique décrit existe réellement : identifié, mis en pratique et breveté en 2007 par des chercheurs l'université de Saint Louis.

Le Nokia-Cola existe-t-il ? Mystère... Mais s'il n'est pas, il ne saurait tarder !

lundi 30 novembre 2009

Encore Noël

Cette fois-ci, je suis prêt à reconnaître que Noël approche (CF ce précédent billet) :
demain matin, les "p'tits n'enfants", avides de chocolat, ouvriront la première case de leur calendrier de l'Avent.
Voici, pêle-mêle, quelques news que j'ai pu glaner, sur le thème d'un Noël plus vert :

Illuminations écologiques

Lu sur le site du JDD :

Depuis lundi, Paris a revêtu ses habits de lumière à l'occasion des fêtes de fin d'année. 125 rues parisiennes seront éclairées par environ 200 km de guirlandes électriques et autres ampoules. Mais pas n'importe lesquelles: depuis 2008 seules les LED (diodes électroluminescentes), moins consommatrices en énergie sont utilisées. Une manière de réduire les coûts des illuminations, jugés exorbitants par de nombreuses associations écologiques.

Guide WCEF des jouets 2009

L’association Women in Europe for a Common Future (WECF), propose en téléchargement son guide d'achat de jouets afin de vous aider à choisir des jouets plus écologiques, plus sains, plus sûrs et surtout non toxiques.

Ce guide peut être téléchargé gratuitement ici.

Cadeaux pour graines d'écologistes

La marque BUKI propose une gamme de jeux qui peuvent permettre d'initier les enfants aux énergies renouvelables tout en leur faisant passer du bon temps :

  • L'éolienne à monter soi-même :
    2 éoliennes géantes à monter (l’une de 3 pales, la seconde de 6 pales - 1 mètre environ). Elle peuvent charger une pile LR6 rechargeable ou allumer une diode. Les petits découvriront qu’avec la force du vent, les hélices tournent et actionnent la dynamo qui produit de l’électricité.
  • Le jeu de construction de véhicules solaires :
    Pour sensibiliser d´une manière ludique à l'énergie solaire, voici un jeu de construction "renouvelable" : un manuel précis permet de construire 6 modèles de véhicules qui fonctionneront ensuite grâce à une pile rechargée par photo-voltaïsation ou avec un moteur à énergie solaire.

  • Les véhicules à eau :
    Découverte de l’énergie hydropneumatique. Ce coffret comprend tous les accessoires pour créer 5 modèles d’engins avec un moteur à eau sous pression et 8 modèles avec un moteur à réacteur à eau.

Ces jouets peuvent convenir à des enfants de 8 ans et plus. Disponibles sur le site 123famille.

Les plus attentifs me feront peut-être remarquer qu'il s'agit ici d'horreurs en plastique qui n'ont vraisemblablement aucune qualité écologique intrinsèque. Soit ! Leur caractère ludique et formateur vous permettra toutefois de les préférer à une poupée Barbante ou un robot Bioman (à moins que ce ne soit la figurine "force verte", bien sûr !).

jeudi 15 octobre 2009

Le retour du frais

La température extérieure a chuté depuis quelques jours, et, à la maison, nous avons allumé le chauffage pour passer nos nuits au chaud. C'est donc l'occasion pour moi de faire un petit résumé des conseils à suivre pour faire des économies d'énergie en ce domaine.
Ce billet n'est pas très orignal; vous retrouverez ces informations sur bon nombre d'autres sites, mais le sujet est important, et toute piqure de rappel est bonne à prendre.
Il faut en effet se souvenir que chauffer votre logis représente 40 à 60% de votre facture énergétique.

Voici donc, pêle-mêle, les éléments à retenir :

  • Vérifiez que votre logement est bien isolé.
    Selon l'Ademe, dans une maison, la chaleur s'échappe : à 20-40% par la toiture, 15-25% par les murs, 15% par les vitres et fenêtres, 5-10% par les sols.
  • Calfeutrez au maximum les ouvertures, fermez rideaux et volets la nuit pour limiter les déperditions inutiles.
  • Installez un programmateur journalier couplé à un thermostat.
    Vous pourrez ainsi réduire votre consommation de 15 à 20%
  • Augmentez la température de 1° signifie en moyenne 7% de consommation supplémentaire.
  • Optez pour le meilleur compromis température / confort :
    19° dans les pièces de vie et 16° à 17° dans les chambres sont suffisants.
  • Enfilez un pull plutôt avant augmenter (inutilement) la température.
  • En cas d’absence de plus de deux heures, baissez le thermostat de 3 à 4°.
  • Profitez au maximum de la chaleur du soleil.
  • Ne couvrez pas vos appareils de chauffage, entretenez les régulièrement (par exemple, purgez vos radiateurs et enlevez la poussière qui les couvre pour améliorer leur rendement).
  • Pour aérer une pièce, 5mn par jour suffisent. Coupez votre chauffage pendant l’aération.

En appliquant tout ou partie de ces conseils, vous baisserez très sensiblement votre facture énergétique (bon pour votre portefeuille et pour la planète) sans toutefois changer votre confort de vie.