Force Verte

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mardi 27 juillet 2010

Cocktail multi-pesticidé !

L’autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a publié début juillet son rapport annuel, qui fournit une vue d’ensemble des résidus de pesticides dans l'alimentation observés dans l’Union Européenne pendant l'année 2008 et évalue l’exposition des consommateurs européens à ces résidus par l’intermédiaire de leur régime alimentaire.
Au total, plus de 70000 échantillons provenant de près de 200 types d’aliments différents ont été analysés du point de vue de leur teneur en résidus. Les méthodes de surveillance utilisées par les états membres de l’UE permettent de détecter jusqu’à 862 pesticides différents.

Le document fourmille de résultats intéressants qui, comme toujours, peuvent être considérés avec une lecture double.

Le verre est à moitié plein
La plupart des articles traitant du sujet, butinés avec attention sur le net, considèrent le bon côté de la lorgnette :

  • Le rapport indique que 96,5 % des échantillons analysés sont conformes aux limites maximales de résidus (LMR) de pesticides autorisés dans les produits alimentaires dans l’UE.
  • En 2007, 4,2 % des pesticides dépassaient les LMR légales. On note une amélioration pour l'année 2008 (3,5%).
  • Davantage de pesticides dépassant les LMR ont été observés dans des aliments importés de pays hors UE (7,6 %), que dans des échantillons provenant de l’UE (2,4 %).
  • En 2008, aucun résidu de pesticide n’a été détecté dans 62,1 % des échantillons testés, alors que dans les années 2005 à 2007, 52,7 % à 58,0 % des échantillons ne contenaient pas de résidus de pesticides mesurables.
  • Parmi les 2062 échantillons d’aliments pour bébés, 76 contenaient des traces de pesticides et la limite légale était dépassée dans seulement 4 échantillons (0,2 %).
  • En ce qui concerne les produits biologiques, les LMR ont été dépassées dans 0,9 % des échantillons analysés.
  • Concernant l’évaluation de l’exposition à long terme, l’EFSA a conclu qu’aucun des pesticides évalués ne suscitait d’inquiétude pour la santé.


Le verre est à moitié vide
Certains éléments restent très inquiétants. Je serais donc plutôt tenté de mettre en exergue les points suivants :

  • L'EFSA a identifié des résidus de 365 pesticides différents dans les fruits et légumes consommés en Europe, dont 76 dans les céréales. Quid des éventuels conséquences de ces cocktails variés et goûteux de pesticides que l'on consomme chaque jour ? Si, unitairement, ces produits ne sont pas (encore) considérés comme dangereux, qu’en est-il de leurs associations ?
  • Dans l’hypothèse selon laquelle des personnes consommeraient de grandes portions d’aliments contenant des niveaux de pesticides élevés, l’EFSA a déclaré que pour 35 combinaisons pesticides/aliments, un risque potentiel pourrait se présenter.
  • Il est ici avéré que près d'1 % du bio ne l'est absolument pas.
  • Les épinards, les oranges, le riz, les concombres et les mandarines affichent le plus fort taux de résidus de pesticides.


Sources :
Communiqué EFSA
Rapport EFSA
20minutes.fr

jeudi 1 juillet 2010

Point de vue d'une jeune Japonaise

Mon jeune frère Noël vit au Japon depuis quelques années. Il a réalisé pour Force Verte une petite interview de son amie Yuki, afin de capter le ressenti d’une jeune Japonaise vis-à-vis de l’écologie :
 
Question: Que pensent les Japonais de manière générale sur l’environnement ?
 
Réponse: Cela dépend des personnes. Par exemple moi, je me soucis de l’environnement. Je n’aime pas gâcher de la nourriture, gaspiller du papier ou de l’énergie. Je suis allée à une manifestation écologique à Shibuya (un quartier connu de Tokyo), c’était bizarre parce qu’ils utilisaient beaucoup d’énergie. Il y avait beaucoup d’entreprises qui venaient pour vendre des produits « éco ». Les Japonais ne respectent pas l’énergie je pense. Le plus important pour les Japonais c’est de gagner de l’argent : ils font des nouveaux matériaux « éco » pour vendre plus. Le problème c’est que les gens jettent des produits presque neufs pour avoir le nouvel modèle « éco ».
 
Question: Et toi, qu’est que tu fais pour l’environnement ?
 
Réponse: Par exemple, quand je vais au café, je ramène ma propre tasse, je ne veux pas utiliser les tasses en papier. Je ne jette pas le bouchon des bouteilles en plastique, je les collecte et les donne a des associations qui peuvent aider des gens avec. Je n’achète pas beaucoup de vêtements et je n’utilise pas beaucoup de mouchoirs en papier.
 
Question: Que penses-tu de la folie des emballages au Japon ?
 
Réponse: C’est du gaspillage. Les Japonais ne sentent pas le danger, ils pensent qu’il y aura toujours de l’énergie et des ressources.
 
Question: Est-ce que tu manges avec des baguettes en bois à usage unique ?
 
Réponse: J’utilise des baguettes en bois mais je les lave et je les garde. Je me suis déjà disputée avec ma famille à cause de ca. Mes parents dépensent de l’argent inutilement au lieu d’utiliser les choses plusieurs fois.
 
Question: Qu’est-ce qu’il faut améliorer au Japon sur l’environnement ?
 
Réponse: On devrait arrêter de vouloir tout le temps des choses neuves. Tout est futile au Japon, on ne s’attache pas aux choses. Si quelque chose ne fonctionne pas ou est vieux, on le jette et on en achète un nouveau.
 
Question: Est-ce que tu veux nous dire autre chose sur l’environnement au Japon ?
 
Réponse: Je vivais en Europe avant. Si on compare, les Japonais ne pensent pas du tout à l’environnement, on gaspille beaucoup trop. Les Japonais pensent que les Européens sont radins parce qu’ils ne dépensent pas leur argent, mais je pense que les Européens s’attachent vraiment aux choses et les respectent.
 
Un grand merci à Yuki et Nono pour leur collaboration.

jeudi 22 avril 2010

Journée Mondiale de la Terre

Nous vivons aujourd'hui la quarantième journée de la Terre.

A cette occasion certains se mobiliseront, un peu plus qu'à l'accoutumée, et d'autres ne s'en soucieront guère, remettant à demain, à plus tard, à jamais, toute forme de réflexion sur la nécessité absolue de ménager notre belle planète.

Pourtant, l'équation est simple :

... donc j'en prends soin !

vendredi 12 mars 2010

Le 27 mars, donnez une heure pour la planète

Le WWF renouvelle, ce samedi 27 mars, son opération Earth Hour.
Chacun est invité, tant particulier que pouvoir public, à éteindre, entre 20H30 et 21H30, l'intégralité des lumières à sa disposition.

En 2009, plus de 88 pays et près de 4000 villes se sont engagés. Ainsi, plus de 375 monuments dont l’opéra de Sydney, l’acropole d’Athènes, les pyramides de Gizeh, le Christ rédempteur de Rio, la Sky Tower d’Auckland ont pris part à l’événement. En France, au moins 200 villes ont participé. A Paris, ce fut le cas pour 230 monuments comme l’Arc de Triomphe, Notre Dame, le Sacré Cœur, l’Hôtel des Invalides et bien sûr notre illustre Tour Eiffel.

Si l'expérience a principalement vocation à être l'illustration d'un réel engagement contre le changement climatique, elle n'est pas pour autant insignifiante en termes de résultats : l'an passé, à l’échelle française, Earth Hour a représenté une économie de 1 % de la consommation d’électricité métropolitaine soit 800 mégawatts ou 13 millions d’ampoules de 60 Watts arrêtées simultanément. Cela équivaut à la consommation journalière d’une ville comme Lyon, qui compte plus d’un million d’habitants.

Aussi, ce samedi 27 mars, rejoignez le mouvement et coupez toute source de lumière électrique pendant une heure. J'invite ceux qui craindraient de s'ennuyer durant ces instants de pénombre à y réfléchir de plus près : beaucoup de choses assez sympathiques peuvent s'effectuer dans le noir  :) !

Plus d'informations sur le site officiel earthhour.fr.

mardi 16 février 2010

Réflexions autour d'un sandwich au poulet

Ce midi, je me suis retrouvé face à une situation peu banale. Revenant, le pas alerte, d'acheter mon sandwich (quasi) quotidien, je croise sur l'esplanade de La Défense un homme à l'allure fatiguée, qui m'arrête.

- Excusez-moi monsieur...
- Oui ?
- mmama mezemez fin memeze puimoi jou. (Je n'ai pas compris ce qu'il m'a dit.)
- Pardon ?
- J'ai faim, je n'ai pas mangé depuis trois jours, est-ce que vous pourriez me dépanner ?
- Euh... Je n'ai pas d'argent liquide là, mais si vous voulez, je vous donne mon sandwich, j'en prendrai un autre plus tard.

Très fier de mon effet, j'attends, les yeux pétillants, la réponse de l'affamé.

- Ah, euh non. Je suis diabétique, je ne peux pas manger n'importe quoi !
- Bon, et bien tant pis pour vous alors….
- Oui, au revoir.

Cette situation, assez burlesque, m'a laissé songeur.
Mon sandwich poulet-crudités pouvait convenir, à mon sens, à tout diabétique qui se respecte, je ne doute donc pas que le pauvre homme n'avait d'appétit que pour la piécette que j'aurais pu céder.

Revenu à mon poste, je croque mon casse-croute en surfant sur le Net, en quête de news à vous présenter dans les jours à venir, quand, à la vue de la page d'accueil du moteur de recherche dont je vous ai fait part récemment, je me pose la question suivante : "Est-ce que Ecosia ne me joue pas le même scénario que mon SDF de tout à l'heure, en jouant sur l'affectif pour faire du pognon ?".

J'ai alors un peu creusé le sujet, sans heureusement trouver rien d'accablant.
Rien d'étonnant d'ailleurs, car s'il y avait eu des éléments évidents prouvant que ce type de site était une arnaque, je les aurais vraisemblablement identifiés dès la rédaction de mon premier billet.

Un seul fait m'a un peu surpris : l'équipe de Wittenberg à l'origine d'Ecosia est également en charge de deux autres moteurs de recherches verts - forestle (CF l'adresse sur cette page) et znout (CF ici).
Pourquoi créer plusieurs moteurs pour différents causes, plutôt qu'un seul dispatchant ses dons à diverses associations ? Est-ce simplement un moyen de dissocier des projets distincts en mutualisant plateformes et compétences ? Probablement, mais je dois avouer que j'apprécierais un peu plus de transparence.

Quelque part, on pourrait me dire qu'il est un peu ridicule de se montrer si tatillon alors que le choix et l'utilisation quotidienne d'un moteur de recherche ne coûte rien. Rien vous dîtes ? A moi, oui. Mais à la planète ?
La mise en place de serveurs, pour dupliquer un service déjà existant, n'est pas négligeable en termes d'impact environnemental. Toute compensation carbone associée est louable, mais ne sera jamais aussi efficace que l'absence complète de cette redondance.

Personnellement, je vais continuer à utiliser le dit moteur vert pour mes recherches classiques, car il s'annonce comme carbo-compensé et j'adhère pleinement à la cause qu'il met en avant. Ceci dit, au moindre doute, signe de défaillance ou odeur d'entourloupe, je retournerai cliquer chez le monstre de Moutain View.

De plus, pour conclure, je vous propose ci-après une liste d’autres solutions de recherche, théoriquement "green" :

Forestle : l'autre sauveur de forêt tropicale, par tranche de 0,1 m².
Veosearch : dons à l'association choisie par l'utilisateur.
Ethicle : plante des arbres. Partenariat avec Planète Urgence.
Ecocho : un autre éco-planteur.
Znout : basé sur google, neutre CO2.
Blackle : après le mouton, le moteur noir. Peu d'intérêt si vous disposez d'un moniteur LCD.

jeudi 21 janvier 2010

Quelques bons mots

Qu'il est commode et élégant d'avoir recours aux citations !
En société, lors d'un diner mondain par exemple, l'énoncé d'un trait d'esprit de l'un de nos remarquables prédécesseurs ou de l'un de nos brillants contemporains fait généralement sensation, laissant entendre à l'assistance l'étendue immense de votre infinie culture. De même, dans un écrit, si un paragraphe vous semble mal équilibré ou peu étayé, l'usage d'une éloquente référence meublera partiellement la faiblesse d'un raisonnement.
Aussi, pour ceux qui auraient besoin de se construire un petit catalogue de citations "vertes", ou bien, plus simplement, pour tous les amateurs de bons mots, j'ai centralisé ci-après quelques illustres pensées en relation (plus ou moins évidente) avec l'écologie et la place de l'homme dans la nature :

La Terre n'appartient pas à l'homme, c'est l'homme qui appartient à la Terre.
[Sitting Bull]

Il y a assez de tout dans le monde pour satisfaire aux besoins de l'homme, mais pas assez pour assouvir son avidité.
[Gandhi]

Agissez pour ce monde comme si vous deviez vivre mille ans, et pour l'autre comme si vous deviez mourir demain.
[Mahomet]

- C'est une triste chose de songer que la nature parle et que le genre humain n'écoute pas.
- L'homme fort dit : je suis. Et il a raison. Il est. L'homme médiocre dit également : je suis. Et lui aussi a raison. Il suit.
[Victor Hugo]

Ce sont les petites précautions qui conservent les grandes vertus.
[Jean-Jacques Rousseau]

Bêtise humaine. "Humaine" est de trop : il n'y a que les hommes qui soient bêtes.
[Jules Renard]

Usez, n'abusez pas ; ni l'abstinence ni l'excès ne rendent un homme heureux.
[Voltaire]

Les forêts précèdent les peuples, les déserts les suivent.
[François René de Chateaubriand]

La terre s'est imposée l'homme pour châtiment.
[Pablo Neruda]

Du temps que les femmes ne votaient pas, on faisait la guerre pour elles. Maintenant qu'elles votent, on la fait pour le pétrole. Est-ce un progrès ?
[Boris Vian]

La terre nous en apprend plus long sur nous que tous les livres. Parce qu'elle nous résiste. L'homme se découvre quand il se mesure avec l'obstacle.
[Antoine de Saint-Exupéry]

- Deux choses sont infinies : l’Univers et la bêtise humaine. Mais, en ce qui concerne l’Univers, je n’en ai pas encore acquis la certitude absolue.          
- Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent sans rien faire.
- Il est hélas devenu évident aujourd'hui que notre technologie a dépassé notre humanité.
[Albert Einstein]

L'homme est un loup pour l'homme, ce qui, vous en conviendrez, n'est pas très gentil pour le loup.
[Serge Bouchard]

Si l'on pouvait croiser l'homme et le chat, ça améliorerait l'homme, mais ça dégraderait le chat.
[Mark Twain]

Le pétrole me paraît très nettement être l'odeur la plus parfaite du désespoir humain, si le désespoir humain a une odeur.
[Pierre Mac Orlan]

L'homme est un être raisonnable, mais les hommes le sont-ils ?
[Raymond Aron]

La sauvegarde de notre monde humain n'est nulle part ailleurs que dans le coeur humain, la pensée humaine, la responsabilité humaine.
[Vaclav Havel]

- L'homme est le seul animal qui rougisse ; c'est d'ailleurs le seul animal qui ait à rougir de quelque chose.
- L'homme raisonnable s'adapte au monde ; l'homme déraisonnable s'obstine à essayer d'adapter le monde à lui-même. Tout progrès dépend donc de l'homme déraisonnable.
[George Bernard Shaw]

L'homme n'a besoin que de trois mètres de terre. L'homme ? Non, le cadavre. L'homme a besoin du globe terrestre tout entier.
[Anton Tchekhov]

L'homme est un animal aux instincts de survie primitifs : son ingéniosité s'est donc développée d'abord, et son âme ensuite.
[Charlie Chaplin]

Pour qu'un écologiste soit élu président, il faudrait que les arbres votent.
[Coluche]

- Chaque minute en Amazonie, on déboise l'équivalent de 60 terrains de football. C'est un peu idiot, il n'y aura jamais assez de joueurs.
- Le 1er janvier 1945 à Hiroshima, les gens s'étaient souhaité une bonne et heureuse année.
- Contrairement aux chasseurs qui, eux, ne sont pas des lapins, les pollueurs, eux, sont des ordures.
- Dans le passé, il y avait plus de futur que maintenant.
- Certains déchets nucléaires produits dans les années 60 resteront dangereux pendant un demi million d'années. Pour ceux qui sont produits maintenant, il faudra compter 30 ans de plus.
- Les types qui déboisent la forêt amazonienne acceptent enfin de faire un geste pour l'environnement. Désormais, ils mettront de l'essence sans plomb dans leurs tronçonneuses.
[Philippe Geluck]

Il existe certainement des dizaines d'autres citations qui pourraient s'ajouter à cette collection. N'hésitez pas à la compléter par vos commentaires.

vendredi 15 janvier 2010

L’équation vertueuse

Si on prend la peine d’y réfléchir, on s’aperçoit que l’équation suivante se vérifie souvent :
Bon pour la planète [BP] = bon pour mes finances [BF] = bon pour ma santé [BS]

Je me passionne pour ce sujet depuis très longtemps et j’ai développé une stratégie d’écogestes pour collectionner un maximum de [B]. Il y a quelques années ces comportements passaient pour farfelus voire ringards. Heureusement, c’est devenu "tendance" et chacun peut se vanter désormais de ses bons plans écolos ! Alors en voici quelques uns, pas tous inédits mais que j’ai dûment éprouvés.

Le ménage

Exit les produits chers et bourrés de produits chimiques aux incidences douteuses à long terme sur la santé et sur l’environnement [BP /  BS] ! Mes achats se limitent alors à du [BF] :

  • Savon de Marseille.
  • Vinaigre blanc.
  • Chiffons et serpillères en micro-fibre de bonne qualité (Ça c’est relativement nouveau ! Pas bio-dégradable mais très performant pour nettoyer et d’une très longue durée d’utilisation),
  • essence de lavandin (sent bon et désinfecte les sanitaires, poubelles…). Je bannis les parfums chimiques dont les fragrances sont généralement issues de la pétrochimie.
  • Pâte blanche (à base d’argile, nettoie et fait briller sanitaires, plastiques, stratifiés, métaux…) aussi appelée pierre d'argile, d'éclat, magique etc.

Je stocke les serviettes de table en papier utilisées si elles sont encore propres pour essuyer les vitres, outils de jardin… économisant ainsi les achats d’essuie tout [BP / BF].

Puisque la plupart des magasins donnent encore des sacs plastiques (façon de parler puisque cela est répercuté dans les prix), je les utilise comme sacs poubelle [BF].

Le jardin

Je composte mes déchets et élimine mes mauvaises herbes à l’ancienne (binette et arrachage manuel). Sauf absolue nécessité, je n’achète pas de produits de jardinage chimiques [BP / BF / BS]. Pour l’instant mon jardin n’a pas l’air d’en souffrir.

Hygiène et beauté

Pour la toilette : le savon est aussi efficace et agréable que le gel douche. Il est plus économique [BF] et on évite ainsi le contenant plastique [BP]. Je conserve cependant  le gel pour le nettoyage des mains car plus hygiénique (exit le savon douteux sur le bord du lavabo !).

Pour entretenir la peau : il faut réaliser qu’elle absorbe littéralement les crèmes, qui passent alors dans notre organisme. On ne devrait donc utiliser que des produits comestibles. Les crèmes de soin "industrielles" sont chères car il faut payer la recherche et développement du fabriquant. Mais elles sont surtout pleines de produits potentiellement toxiques à long terme. Par exemple, le fameux conservateur paraben (et ses dérivés), quasiment omniprésent, est suspecté de favoriser l’emballement hormonal et les cancers associés. Les crèmes "bio" sont plus rassurantes et souvent tout aussi efficaces. Toutefois les conservateurs y sont généralement remplacés par des huiles essentielles qui, bien que naturelles, peuvent causer des allergies. Chacun doit donc tester ce qui lui convient le mieux. Sans danger, à utiliser le soir (pas sous le maquillage !), toutes les huiles telles que jojoba, amande douce et onagre sont à retenir, ainsi que les eaux de fleurs comme l’eau de rose qui sont adoucissantes, hydratantes et nourrissantes. Tout cela est économique et bon pour la santé [BF / BS].

Concernant le parfum : je le réserve aux grandes occasions. La gamme bio est encore peu étoffée et les fragrances que j’ai testées ne tiennent pas suffisamment. Quant aux parfums classiques, ils contiennent des molécules de synthèse dont on peut redouter la nocivité (COV - Composés Organiques Volatils - et autres). En guise de déodorant, j’utilise la pierre d’alun naturelle (pas synthétique) efficace, non toxique et qui dure très longtemps. Là aussi, économie d’emballages par rapport aux « déo » classiques [BP / BF / BS]. Avec une bonne hygiène et ce déodorant sympathique, il n'y a aucune raison de craindre les mauvaises odeurs.


En fait, être éco-responsable s'avère être très amusant : se renseigner, tester, changer ses habitudes… On peut découvrir et mettre en pratique des écogestes sans rien abandonner en qualité de vie. Et quand on veut vous vendre quelque chose contraire aux [3 B], refusez en pensant à cette phrase de Coluche : "Si personne n’en achetait, ça ne se vendrait pas !"

- Florence pour Force Verte -

lundi 11 janvier 2010

Copenhague pour les nuls

On m'a demandé à plusieurs reprises pourquoi je n'avais pas fait de billet relatif au récent échec du sommet de Copenhague. En fait, je ne voyais par de raison particulière pour revenir sur cet accord décoratif, vide de tout intérêt, et sur les simagrées et gesticulations qui l'ont précédé. Si toutefois vous m'en demandez un bref résumé, la tâche est facile et peut se réduire à ces quelques lignes :

L'accord de Copenhague pour les nuls (ou plutôt "par les nuls")

  • Ce serait bien que la température n'augmente pas de plus de 2°C.
  • Ce serait bien d'aider les  pays en développement à s'adapter aux impacts du réchauffement.
  • Ne nous mettons pas immédiatement de contraintes chiffrées : les pays industrialisés communiqueront en janvier leurs objectifs de réduction d'émissions de gaz à effet de serre à horizon 2020. Si ces engagements pouvaient être mesurables voire vérifiables, ce serait mieux...

Pour ceux qui voudraient encore en savoir plus, une traduction de ce mémorable accord de trois pages, compilant quinze jours de boulot (de disputes ?) de quelques milliers de personnes en terre danoise, est accessible ici.

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