Force Verte

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jeudi 25 février 2010

Pêle-mêle d'actus vertes sur l'automobile

Dekra se met au vert

Pour 2010, le groupe Dekra a décidé de mettre le développement durable au cœur de sa stratégie et de tenter de rendre ses centres de contrôles techniques moins polluants. L'entreprise, associée à l’agence Utopies, développe un système de modélisation destiné à la rénovation ou à la construction de centres plus écologiques.
Restera alors à convaincre les gérants qui adhèrent à la franchise d'investir, entre 3 700 et 20 000 euros, dans des travaux et aménagements pour être labellisés (et même étoilés) "centres vert Dekra".

Le Stop & Start sur la BMW M3

J'évoquais dans un billet précédent l'existence d'une Rolls et d'un Hummer hybrides, voici désormais une M3 de 420 chevaux disposant du système de Stop & Start. Si la nouvelle peut largement faire sourire, on salue malgré tout timidement le gain de 8% sur la consommation et de 24 grammes de CO2 par kilomètre.

La Force Feedback Pedal

Continental avait mis au point en 2008 une pédale d'accélérateur vibrant en cas d'approche trop prononcée d'un autre véhicule. L'équipementier annonce désormais une évolution "écologique" de sa Force Feedback Pedal qui se manifestera maintenant en cas d’émissions de CO2 trop importantes. Ainsi, lorsqu'un meilleur rendement peut être obtenu (selon le rapport engagé, le taux d’accélération, le couple, l’utilisation du moteur ou l’inclinaison de la route), elle émettra une vibration différente pour indiquer au conducteur de changer de rapport de vitesse.
L'accessoire permettrait de diminuer ainsi les rejets de 5 à 10%.

Un carburant à base de papier ?

La compagnie danoise Haldor Topsoe parviendrait à produire un biocarburant très performant à base de résidus de papier, transformés par voie chimique en un DME (DiMéthylEther). Elle collabore à un projet en Suède, dont Volvo est partie prenante.

jeudi 28 janvier 2010

Suprgreen et l'emploi vert

Si le marché de l'emploi est relativement morose en ces temps de crise, on peut lire un peu partout que la croissance verte est en marche et que moult débouchés s'ouvriront, sous peu, dans les domaines du développement durable, des "cleantechs", des énergies renouvelables, de l'efficacité énergétique, des analyses carbone et cycle de vie etc.

Où trouver, facilement et si possible gratuitement, cette manne d'emplois verts ?

Je connaissais déjà le site emploi-environnement (pendant orienté "recrutements" de Actu-Environnement.com) et celui du réseau TEE (Réseaux Territoires Environnement Emplois, pilotés par les ministères de l’écologie, du travail et les régions), mais un petit nouveau vient de faire son apparition, dont je salue, avec enthousiasme, le récent avènement.

Suprgreen.com se propose de vous aider à trouvez un "job positif", en utilisant son concept de site mixant gratuité, communauté et positionnement de niche pour réunir à un même endroit une sélection d’offres d’emploi, de formations et de profils de candidats de grande qualité.
En rupture avec le modèle "un site pour l’employeur, un site pour le candidat", suprgreen.com favorise la rencontre sur un site unique, partagé par les entreprises, les organismes de formation et les candidats.
L’idée est de créer du lien, dans un esprit communautaire et ouvert.


Je vous invite donc à aller joyeusement jouer du mulot sur ce nouvel "espace vert", fraichement créé par Stéphane Bordage et ses camarades, et y adhérer si le concept vous sied.
L'inscription est totalement gratuite, tant pour les candidats que pour les recruteurs.

mercredi 13 janvier 2010

Un km à pieds...

Je voudrais saluer aujourd'hui l'initiative de la banque d'investissement où je suis en mission depuis maintenant quelques mois.
Il a été mis en place, sur l'intranet du groupe, une petite application permettant aux collaborateurs de préciser par quel(s) moyen(s) de transport ils rejoignent leurs postes, et d'identifier ainsi quelles sont les émissions de GES associées à ces trajets quotidiens.

Cette "enquête transports", qui durera jusqu’au 22 janvier, fait partie du processus de reporting environnemental auquel le groupe prend part chaque année.
L'objectif est de mesurer l’impact sur l’environnement des principaux bureaux de la société, afin de pouvoir définir un plan d’action axé sur la réduction des émissions de CO2, la suppression des consommations inutiles, le tri et le recyclage des déchets.


Je constate encore au quotidien de nombreuses aberrations (impressions massives et peu utiles, ordinateurs fonctionnant jours et nuits, processus de recyclage des corbeilles à papier peu efficace etc.) mais ce type d’initiative, constituant les premiers pas vers une politique d'entreprise éco-responsable, me rassure quelque peu.

mercredi 16 décembre 2009

Les stickers [Stop Pub] sont arrivés

Suite au billet Noyé sous les prospectus du mois de septembre, à différents retours et commentaires lus sur la toile, j'ai décidé de concevoir et produire des stickers "Stop Pub" aux couleurs de Force Verte, afin de les distribuer et offrir à tous ceux qui désirent lutter contre cette marée colorée de papiers, tracts et publicités submergeant hebdomadairement nos boîtes au lettres.

J'ai reçu mes 500 premiers autocollants il y a maintenant quelques jours. Je vous invite donc à visiter la page Stickers [Stop Pub] pour en savoir plus.

vendredi 11 décembre 2009

La face cachée des piles

Je vous invitais, dans un billet précédent, à éviter d'acheter pour Noël des jouets fonctionnant à l'aide de piles.
Pourquoi ? Parce que, n'en déplaise au petit lapin rose, nos chères piles et autres batteries sont extrêmement nocives si elles ne sont pas recyclées correctement : leur incinération dégage des métaux lourds (mercure, nickel, plomb) dans l'atmosphère qui peuvent être alors assimilés par tout organisme vivant. Ces composés sont largement toxiques. Pour mémoire, la catastrophe environnementale de Minamata, dans les années cinquante au sud-ouest du Japon, est due à une intoxication importante aux composés de mercure (13000 malades ou victimes reconnus). Voulez-vous que je vous resserve une part de dorade nickelée ou préférez-vous recycler vos vieilles Duracells ?

Malheureusement, nous ne recyclons pas ou, du moins, pas suffisamment nos piles. Les postes de collecte sont désormais nombreux (centres commerciaux, pharmacies, entreprises) mais, selon l’Ademe, 2/3 des piles et batteries ne sont toujours pas recyclées. Hors, les Français en consomment presque un milliard par an, dont la plus grande partie termine donc à la décharge.

Aussi, mieux que le recyclage (qui se traduit visiblement dans les faits par l'oubli de recyclage), je vous invite à opter pour un chargeur et des piles rechargeables. En effet, une étude réalisée en 2007 par Bio Intelligence Service montre que les piles rechargeables ont un impact considérablement moindre sur l’environnement que leurs homologues jetables :

  • 30 fois moins de pollution de l’air,
  • 28 fois moins de gaz à effet de serre,
  • 23 fois moins de ressources naturelles non renouvelables,
  • 12 fois moins de pollution de l’eau,
  • 9 fois mois d’impact sur l’acidification de l’air.

Par contre, ne faîtes pas comme j'ai fait il y a quelques années, n'achetez pas un chargeur entrée de gamme, qui ne fonctionnera qu'une poignée de semaines, et anéantira rapidement toute pile insérée. Un bon appareil, associé à des accumulateurs fiables (de 2500 mAh par exemple), vous assureront de 200 à 1000 cycles de charge. Le tout sera rentabilisé en une dizaine de recharges. Un chargeur à retenir disposera :

  • de circuits de charge indépendants (nombreux modèles font une recharge par paire, néfaste à la batterie la plus faible),
  • de la possibilité prendre en compte la majorité des formats de piles (R3 ou AAA, R6 ou AA, R14, R20, 9V) et les différents types d'accumulateurs (nimh, nicd),
  • d'un témoin / testeur de charge,
  • d'un système de protection contre les surcharges, les courts-circuits et l'inversion de polarité,
  • ...

J'ai même lu, par ailleurs, qu'il existera peut-être bientôt des piles rechargeables solaires.
En effet, le designer Indakind aurait de déposé un brevet pour un autocollant intégrant des panneaux souples pouvant être enroulés autour de n’importe quelle batterie rechargeable pour lui permettre d'exploiter l’énergie du soleil. A voir si ce concept, une fois mis en place, se révélera réellement efficace.

Sources :
http://www.buzzecolo.com/2009/11/un-concept-de-piles-rechargeables-solaires-o0
http://www.greenit.fr/article/energie/piles-rechargeables-32-fois-moins-nocives-pour-lenvironnement
http://www.actualites-news-environnement.com/12847-Impact-environnement-piles-jetables-rechargeables.html

mercredi 25 novembre 2009

Le bambou, panacée écologique ?

Tel le fennec traquant le poisson de sables, je suis perpétuellement à l'affut de nouvelles écologiques (1). Ainsi, je suis tombé sur un billet soulignant l'action de DELL (constructeur de matériel informatique) qui intègre désormais du bambou dans le packaging de certains de ses ordinateurs. Si cet article rappelait que les plants utilisés dans ce contexte respectent certains critères garantissant le caractère "vert" de l'opération, celui-ci m'a également remémoré une question que je m'étais posé il y a quelques temps, mais sur laquelle je ne m'étais pas encore pleinement penché : est-ce que le bambou est réellement écologique ou nous fait-on, une nouvelle fois, prendre des vessies pour des lanternes ?

Sorte de roseau dont il existe près de 1300 espèces, aux tailles, gabarits et propriétés différentes, le bambou est un matériau remarquable. Sa culture est relativement simple, du fait de sa croissance rapide et de sa résistance naturelle, et ne nécessite normalement pas d'usage de produits phytosanitaires (engrais ou pesticides). La plante a un impact très positif sur son écosystème traditionnel, limitant l'érosion, restaurant les sols appauvris, apportant ombre, fraicheur et humidité. Elle peut toutefois se montrer largement invasive si elle est implantée dans des zones inadéquates.

Solide, léger, facile à travailler et même comestible, le bambou a de très nombreuses utilisations. Des objets les plus simples (tuteurs, cannes à pêche), aux parquets, papiers et vêtements, jusqu'aux échafaudages, ponts et maisons, on le retrouve sous forme classique (roseau) ou fibreuse dans une multitude d'applications. Si sa culture est peu gourmande en produits chimiques, les traitements apportés lors des phases de transformation peuvent l'être largement (processus de blanchiment, d'extraction de viscose, teintures etc.).

La polyvalence du bambou, associée à l'aura verte dont il dispose, lui confère un statut de "star des matériaux" que certains mauvais poètes parviennent malheureusement à faire rimer avec "surexploitation", "déforestation" et "pollution".

Certaines races animales, parmi les plus menacées, dépendent directement de la plante. C'est le cas, par exemple, de certaines espèces de pandas et d'ours en Asie, de gorilles d'Afrique, de tapirs et d'oiseaux en Amazonie, de lémuriens et tortues à Madagascar.
S'il vous semble évident qu'il est aberrant de dépouiller nos voisins à quatre pattes pour faire des badines, des t-shirts et du papier, l'évidence ne saute pas aux yeux de tout le monde. La poule aux œufs d'or vert attirera systématiquement les plus vils renards, qui, ici au Laos ou là au Brésil, au mépris de tout bon sens, payeront 10$ à un gamin de 15 ans pour tailler en pièce la forêt de ses ancêtres afin d’y planter une espèce de roseau expansive, supplantant en deux saisons toute forme de culture locale.

Aussi, avant de se ruer sur un produit "made of bamboo", le consommateur averti aurait intérêt à vérifier si la matière première provient d'une exploitation raisonnée, maitrisée et contrôlée, ou si le roseau a été tranché par des "gougnafiers" au sein d'une bambouseraie séculaire.
S'impose, alors, une nouvelle question : a-t-on, réellement, la possibilité contrôler l'origine du produit ?
A mon avis, c'est actuellement bien difficile. La seule solution semble de retenir les rares objets qui arborent des labels garantissant une conception biologique et le respect de critères sociaux dans la chaine de production (Max Halevaar, Oeko-Tex Standard, Eco Label…)

Finalement, l'opinion que je me suis forgée est mitigée : le bambou est une plante formidable à la merci de la bêtise humaine. Cultivée avec intelligence, elle ferait des miracles, exploitée pour l'appât du gain, elle sera à l'origine d'une catastrophe écologique de plus.


(1) Doux Jésus, qu'est-ce donc que cette introduction digne d'un roman de la collection Arlequin ?

jeudi 12 novembre 2009

Quelques pistes pour une entreprise plus verte

Mon ami Gildas a eu à identifier, dans le cadre de ses fonctions pour une grande banque française, des pistes d’amélioration possibles en termes de responsabilité écologique. Voici un extrait de ses réflexions :

Le papier, ennemi numéro 1

Une première idée pour rendre l’entreprise plus verte consiste à réduire la consommation de papier en :

  • Configurant par défaut les imprimantes pour imprimer en recto / verso ou en qualité moindre.
  • Fournissant aux utilisateurs du papier recyclé.
  • Optant pour des modèles plus économiques à chaque renouvellement d’appareil d’impression.

Les imprimantes sont une source de problèmes infinis : elles n’impriment pas comme on l’aurait souhaité (alors on recommence), se bloquent ou finissent par tomber en panne au plus mauvais moment. Une pure perte de temps et d’argent pour l’entreprise. Aussi, ne pourrait-on envisager de supprimer (ou du moins de minimiser au maximum) les impressions ?

Il est désormais possible de dématérialiser pratiquement tout document sensible : offres, contrats, cahiers des charges... En effet, la loi française stipule que seul le document d’origine permet d’établir une preuve irréfutable, et cet original peut être électronique à condition de respecter une certaine forme : il doit être signé électroniquement par son auteur et ses cocontractants et si possible avoir été stocké sur un support non ré-inscriptible.

Un certificat délivré par une autorité de certification et un logiciel adapté seront nécessaires pour apposer une signature numérique à un fichier. Pour conserver les documents qui ont une valeur légale, il est recommandé d’opter pour une solution de "coffre fort électronique" : un espace de stockage sécurisé où les fichiers sont datés et inaltérables. Les grandes banques proposent ce genre de systèmes qui s’appuient pour la plupart sur une solution de la Caisse des Dépôts et Consignation.

En cas de litige, un document électronique signé numériquement aura la même valeur qu’un document papier paraphé alors que tout élément non signé électroniquement conservera la même valeur de preuve qu’une photocopie.

Repenser chaque détail du quotidien

Étudier toute piste permettant diminuer les émissions de CO2 de l’entreprise. Par exemple :

  • Encourager le télétravail.
  • Diminuer le nombre de déplacements et utiliser des moyens de communication à distance, même les plus ludiques (de Skype à SecondLife par exemple).
  • Optez pour les voitures de fonctions les moins polluantes.
  • Mettre en place des détecteurs de mouvement pour allumer et éteindre automatiquement les éclairages des lieux de passage, couloirs et toilettes.
  • Éteindre automatiquement tout appareil resté allumé le soir à l’aide de prises, interrupteurs ou systèmes commandés.
  • A la machine à café, prévoir des gobelets en matériaux recyclables ou proposer que chacun dispose de tasses en céramique personnelles.
  • En été, diminuer la climatisation et autoriser les collaborateurs à ne porter ni cravate ni de veste.
  • En hiver, diminuer le chauffage et inviter chacun à venir en pull au bureau.

Pour identifier d’autres pistes d’amélioration, pourquoi ne pas mettre en place un système de management d’idées, où chacun pourra proposer ses solutions (par exemple en mettant en place un service spécial au sein de l’intranet, comme Feedback2.0) ?

Le green SI

Miser sur le GreenIT pour rendre le système d’information de l’entreprise efficace et économe, en optant pour des solutions centralisées, optimisées, virtualisées, repensées pour minimiser la consommation électrique et les émissions de gaz à effet de serre de la société.

Mettre en place un mécanisme de recyclage du matériel informatique, en développant un partenariat avec une association.

Gildas pour Force Verte


mercredi 28 octobre 2009

Ecolaboration par Nespresso

Nespresso, leader du café en dosette, dispose d'une image "haut de gamme".
Par contre, on ne pouvait pas considérer, jusqu'à présent, que la société puisse se targuer d'un profil verdissant : doses en aluminium à usage unique, elles-mêmes rangées dans d'élégants mais inutiles emballages cartonnés, cafetières chics mais énergivores, cafés provenant du bout de monde etc.. Au final, dans votre tasse, un nectar noir riche en goût et en carbone !

Cette année, Nespresso semble avoir pris le parti de rejoindre le côté vert de la force, en lançant le programme Ecolaboration. L'entreprise s'engage, à horizon 2013 sur trois objectifs majeurs :

  • s’approvisionner à hauteur de 80% en café issu d’une agriculture durable (contre 40% actuellement), en mettant en place un programme AAA, contrôlé par l’ONG Rainforest Alliance.
  • tripler les capacités de recyclage de capsules usagées (pour atteindre 75 % des capsules vendues)
  • réduire de 20% l’empreinte carbone liée à la réalisation de chaque tasse de café (82 grammes de CO2 actuellement)

A première vue, on ne peut que saluer cette initiative. J'ai pu noter toutefois que quelques voix s'élèvent sur le net, soupçonnant un cas de greenwashing (par exemple, Yann Graf dans ce billet).

Pour ma part, je reste partagé. J'apprécie que la filiale de Nestlé s'investisse dans le développement durable, mais je trouve effectivement que, côté communication, elle "en fait de tonnes".
Premièrement, je vous laisse juger de la pertinence du nom du programme. Un peu "too much", non ?
Ensuite, je vous invite à visiter le site créé pour l'occasion, http://www.ecolaboration.com. Il nous en met plein les yeux : design léché et streaming vidéo sur la plupart des pages, on se croirait presque sur le site d'un constructeur automobile. Sur moi, cette vitrine médiatique est presque contre-productive : elle me donne la sensation que Nespresso cherche absolument à me vendre quelque chose et, au final, le tout sonne un peu faux.
La mise en place d'un tel portail web a un coût réellement important. J'aurais préféré que le roi du café en capsule se contente d'un communiqué de presse et investisse l'argent économisé dans ses engagements écologiques.

Pour finir, lecteurs français et éventuels membres du "prestigieux" Nespresso Club, notez qu'il n'est pas si simple de faire recycler vos capsules dans notre beau pays. En effet, il semblerait qu’en France la collecte sélective ne gère pas les pièces d'aluminium  inférieures à 7 centimètres. Il est donc inutile de jeter vos dosettes de "grands crus" Livanto ou Roma dans votre poubelle d'éléments recyclables. Vous devrez donc :

  • rapporter vos capsules usagées dans les points de vente Nespresso.
  • les confier au coursier qui vous livre de nouvelles doses.
"Quoi d'autre ?", me direz vous...
Rien, à part que si vous préférez vous passez de café, vous serez sans doute bien plus proche du vrai geste responsable !