Force Verte

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Tag - Consommation Responsable

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vendredi 11 décembre 2009

La face cachée des piles

Je vous invitais, dans un billet précédent, à éviter d'acheter pour Noël des jouets fonctionnant à l'aide de piles.
Pourquoi ? Parce que, n'en déplaise au petit lapin rose, nos chères piles et autres batteries sont extrêmement nocives si elles ne sont pas recyclées correctement : leur incinération dégage des métaux lourds (mercure, nickel, plomb) dans l'atmosphère qui peuvent être alors assimilés par tout organisme vivant. Ces composés sont largement toxiques. Pour mémoire, la catastrophe environnementale de Minamata, dans les années cinquante au sud-ouest du Japon, est due à une intoxication importante aux composés de mercure (13000 malades ou victimes reconnus). Voulez-vous que je vous resserve une part de dorade nickelée ou préférez-vous recycler vos vieilles Duracells ?

Malheureusement, nous ne recyclons pas ou, du moins, pas suffisamment nos piles. Les postes de collecte sont désormais nombreux (centres commerciaux, pharmacies, entreprises) mais, selon l’Ademe, 2/3 des piles et batteries ne sont toujours pas recyclées. Hors, les Français en consomment presque un milliard par an, dont la plus grande partie termine donc à la décharge.

Aussi, mieux que le recyclage (qui se traduit visiblement dans les faits par l'oubli de recyclage), je vous invite à opter pour un chargeur et des piles rechargeables. En effet, une étude réalisée en 2007 par Bio Intelligence Service montre que les piles rechargeables ont un impact considérablement moindre sur l’environnement que leurs homologues jetables :

  • 30 fois moins de pollution de l’air,
  • 28 fois moins de gaz à effet de serre,
  • 23 fois moins de ressources naturelles non renouvelables,
  • 12 fois moins de pollution de l’eau,
  • 9 fois mois d’impact sur l’acidification de l’air.

Par contre, ne faîtes pas comme j'ai fait il y a quelques années, n'achetez pas un chargeur entrée de gamme, qui ne fonctionnera qu'une poignée de semaines, et anéantira rapidement toute pile insérée. Un bon appareil, associé à des accumulateurs fiables (de 2500 mAh par exemple), vous assureront de 200 à 1000 cycles de charge. Le tout sera rentabilisé en une dizaine de recharges. Un chargeur à retenir disposera :

  • de circuits de charge indépendants (nombreux modèles font une recharge par paire, néfaste à la batterie la plus faible),
  • de la possibilité prendre en compte la majorité des formats de piles (R3 ou AAA, R6 ou AA, R14, R20, 9V) et les différents types d'accumulateurs (nimh, nicd),
  • d'un témoin / testeur de charge,
  • d'un système de protection contre les surcharges, les courts-circuits et l'inversion de polarité,
  • ...

J'ai même lu, par ailleurs, qu'il existera peut-être bientôt des piles rechargeables solaires.
En effet, le designer Indakind aurait de déposé un brevet pour un autocollant intégrant des panneaux souples pouvant être enroulés autour de n’importe quelle batterie rechargeable pour lui permettre d'exploiter l’énergie du soleil. A voir si ce concept, une fois mis en place, se révélera réellement efficace.

Sources :
http://www.buzzecolo.com/2009/11/un-concept-de-piles-rechargeables-solaires-o0
http://www.greenit.fr/article/energie/piles-rechargeables-32-fois-moins-nocives-pour-lenvironnement
http://www.actualites-news-environnement.com/12847-Impact-environnement-piles-jetables-rechargeables.html

lundi 30 novembre 2009

Encore Noël

Cette fois-ci, je suis prêt à reconnaître que Noël approche (CF ce précédent billet) :
demain matin, les "p'tits n'enfants", avides de chocolat, ouvriront la première case de leur calendrier de l'Avent.
Voici, pêle-mêle, quelques news que j'ai pu glaner, sur le thème d'un Noël plus vert :

Illuminations écologiques

Lu sur le site du JDD :

Depuis lundi, Paris a revêtu ses habits de lumière à l'occasion des fêtes de fin d'année. 125 rues parisiennes seront éclairées par environ 200 km de guirlandes électriques et autres ampoules. Mais pas n'importe lesquelles: depuis 2008 seules les LED (diodes électroluminescentes), moins consommatrices en énergie sont utilisées. Une manière de réduire les coûts des illuminations, jugés exorbitants par de nombreuses associations écologiques.

Guide WCEF des jouets 2009

L’association Women in Europe for a Common Future (WECF), propose en téléchargement son guide d'achat de jouets afin de vous aider à choisir des jouets plus écologiques, plus sains, plus sûrs et surtout non toxiques.

Ce guide peut être téléchargé gratuitement ici.

Cadeaux pour graines d'écologistes

La marque BUKI propose une gamme de jeux qui peuvent permettre d'initier les enfants aux énergies renouvelables tout en leur faisant passer du bon temps :

  • L'éolienne à monter soi-même :
    2 éoliennes géantes à monter (l’une de 3 pales, la seconde de 6 pales - 1 mètre environ). Elle peuvent charger une pile LR6 rechargeable ou allumer une diode. Les petits découvriront qu’avec la force du vent, les hélices tournent et actionnent la dynamo qui produit de l’électricité.
  • Le jeu de construction de véhicules solaires :
    Pour sensibiliser d´une manière ludique à l'énergie solaire, voici un jeu de construction "renouvelable" : un manuel précis permet de construire 6 modèles de véhicules qui fonctionneront ensuite grâce à une pile rechargée par photo-voltaïsation ou avec un moteur à énergie solaire.

  • Les véhicules à eau :
    Découverte de l’énergie hydropneumatique. Ce coffret comprend tous les accessoires pour créer 5 modèles d’engins avec un moteur à eau sous pression et 8 modèles avec un moteur à réacteur à eau.

Ces jouets peuvent convenir à des enfants de 8 ans et plus. Disponibles sur le site 123famille.

Les plus attentifs me feront peut-être remarquer qu'il s'agit ici d'horreurs en plastique qui n'ont vraisemblablement aucune qualité écologique intrinsèque. Soit ! Leur caractère ludique et formateur vous permettra toutefois de les préférer à une poupée Barbante ou un robot Bioman (à moins que ce ne soit la figurine "force verte", bien sûr !).

mercredi 25 novembre 2009

Le bambou, panacée écologique ?

Tel le fennec traquant le poisson de sables, je suis perpétuellement à l'affut de nouvelles écologiques (1). Ainsi, je suis tombé sur un billet soulignant l'action de DELL (constructeur de matériel informatique) qui intègre désormais du bambou dans le packaging de certains de ses ordinateurs. Si cet article rappelait que les plants utilisés dans ce contexte respectent certains critères garantissant le caractère "vert" de l'opération, celui-ci m'a également remémoré une question que je m'étais posé il y a quelques temps, mais sur laquelle je ne m'étais pas encore pleinement penché : est-ce que le bambou est réellement écologique ou nous fait-on, une nouvelle fois, prendre des vessies pour des lanternes ?

Sorte de roseau dont il existe près de 1300 espèces, aux tailles, gabarits et propriétés différentes, le bambou est un matériau remarquable. Sa culture est relativement simple, du fait de sa croissance rapide et de sa résistance naturelle, et ne nécessite normalement pas d'usage de produits phytosanitaires (engrais ou pesticides). La plante a un impact très positif sur son écosystème traditionnel, limitant l'érosion, restaurant les sols appauvris, apportant ombre, fraicheur et humidité. Elle peut toutefois se montrer largement invasive si elle est implantée dans des zones inadéquates.

Solide, léger, facile à travailler et même comestible, le bambou a de très nombreuses utilisations. Des objets les plus simples (tuteurs, cannes à pêche), aux parquets, papiers et vêtements, jusqu'aux échafaudages, ponts et maisons, on le retrouve sous forme classique (roseau) ou fibreuse dans une multitude d'applications. Si sa culture est peu gourmande en produits chimiques, les traitements apportés lors des phases de transformation peuvent l'être largement (processus de blanchiment, d'extraction de viscose, teintures etc.).

La polyvalence du bambou, associée à l'aura verte dont il dispose, lui confère un statut de "star des matériaux" que certains mauvais poètes parviennent malheureusement à faire rimer avec "surexploitation", "déforestation" et "pollution".

Certaines races animales, parmi les plus menacées, dépendent directement de la plante. C'est le cas, par exemple, de certaines espèces de pandas et d'ours en Asie, de gorilles d'Afrique, de tapirs et d'oiseaux en Amazonie, de lémuriens et tortues à Madagascar.
S'il vous semble évident qu'il est aberrant de dépouiller nos voisins à quatre pattes pour faire des badines, des t-shirts et du papier, l'évidence ne saute pas aux yeux de tout le monde. La poule aux œufs d'or vert attirera systématiquement les plus vils renards, qui, ici au Laos ou là au Brésil, au mépris de tout bon sens, payeront 10$ à un gamin de 15 ans pour tailler en pièce la forêt de ses ancêtres afin d’y planter une espèce de roseau expansive, supplantant en deux saisons toute forme de culture locale.

Aussi, avant de se ruer sur un produit "made of bamboo", le consommateur averti aurait intérêt à vérifier si la matière première provient d'une exploitation raisonnée, maitrisée et contrôlée, ou si le roseau a été tranché par des "gougnafiers" au sein d'une bambouseraie séculaire.
S'impose, alors, une nouvelle question : a-t-on, réellement, la possibilité contrôler l'origine du produit ?
A mon avis, c'est actuellement bien difficile. La seule solution semble de retenir les rares objets qui arborent des labels garantissant une conception biologique et le respect de critères sociaux dans la chaine de production (Max Halevaar, Oeko-Tex Standard, Eco Label…)

Finalement, l'opinion que je me suis forgée est mitigée : le bambou est une plante formidable à la merci de la bêtise humaine. Cultivée avec intelligence, elle ferait des miracles, exploitée pour l'appât du gain, elle sera à l'origine d'une catastrophe écologique de plus.


(1) Doux Jésus, qu'est-ce donc que cette introduction digne d'un roman de la collection Arlequin ?

dimanche 1 novembre 2009

Déja Noël ?

Nous entrons à peine dans le mois de novembre et j'ai déjà reçu dans ma boîte aux lettres le catalogue de cadeaux de Noël de chez "Les jouets c'est nous". Ils ne sont pas en retard les bougres !
J'ai l'impression que, chaque année, les préparatifs de l'Avent, et donc les campagnes de publicité qui les accompagnent, gagnent une semaine par rapport à l'an passé. A ce rythme-ci, lors de mes vieux jours, nous recevrons des prospectus le 4 Janvier pour le réveillon suivant !

La réception dudit catalogue m'a amené à deux réflexions :

  • Même si certains nouveaux joujoux paraissent aussi extras que novateurs, on retrouve majoritairement les mêmes jeux sur lesquels j'ai passé des heures quand j'étais minot. Lego, Duplo, Playmobil, Mecano et Barbie figurent toujours en tête des ventes. Gardons nos petits soldats et nos super-mutants : nos petits enfants jouerons encore avec !
  • Les fêtes excusant tout, les Français vont encore consommer à tout va pendant les deux mois à venir, au mépris de tout bon sens écologique.

Quelques recherches sur le Net m'ont un peu rassuré sur ce second point.
Une enquête réalisée pour consoGlobe semble montrer que les Français sont prêts à s'engager pour un Noël plus responsable. Ce sondage donne, en effet, des résultats encourageants :

  • Près de 70% des Français interrogés se disent prêts à acheter des produits écologiques plus chers que leurs équivalents classiques.
  • Pour 90% des répondants, il est possible d’associer les fêtes de Noël avec la notion de consommation durable.

De plus, ce sont les jeunes générations qui peuvent faire bouger les choses.
Un sondage paru dans la rubrique junior de l'internaute, le 23 décembre de l'année dernière, est donc rassurant :

C’est Noël. Pour être plus responsable vis-à-vis de la Terre, que serais-tu prêt à faire ?
Tout cela à la fois --- 35.4%
Rien du tout. C’est pas tous les jours Noël ! --- 29.9%
Éteindre les lumières du sapin pendant la nuit --- 16.4%
Replanter le sapin dans le jardin --- 9.7%
Commander moins de cadeaux --- 6.3%
Manger moins de friandises --- 1.1%

70% de lutins verts et seulement 30% de mioches égoïstes ! Tiendrions-nous également le bon bout du côté des petits ?

Quelles actions peuvent mener ces deux Français sur trois motivés par un Noël plus responsable ?
  • Préférer, si possible, des cadeaux "locaux" qui n'ont pas fait 30 000 Km pour rejoindre la grande surface.
  • Plutôt qu'un gadget peu utile choisir une sortie culturelle, un beau pull, un mobile en bois des Vosges etc..
  • Éviter d'acheter des jouets fonctionnant à l'aide de piles (c'est le cas, par exemple, des best-sellers précités).
  • Minimiser les emballages et privilégier ceux recyclables.
  • Choisir un sapin qui pourra se replanter.
  • Envoyer des cartes de vœux en papier recyclé.
  • Opter pour un menu de fête gastronomique mais écologiquement raisonnable, en choisissant, par exemple, de la volaille (la fameuse dinde) plutôt que du bœuf, en achetant du vin bio, des légumes de saison etc.. 
  • Faire un tour sur le site mon-noel-responsable qui propose de compenser les émissions de CO2 du réveillon de chacun en achetant des cartes de compensation carbone. Une idée de cadeau écolo assez originale, qui ne fera par contre plaisir qu'aux "grands" enfants les plus engagés...

vendredi 16 octobre 2009

Le code des oeufs

Qu'il est bon d'être maître de sa ligne éditoriale... Libre à moi de passer du coq à l'âne !
Alors qu'hier j'abordais le sujet des économies de chauffage et le jour précédent celui des e-mails verts, le focus d'aujourd'hui portera sur... Les œufs !

En effet, j'ai lu récemment sur un forum quelconque le message rageur d'une juste ménagère. Celle-ci avait acheté sur son marché des œufs vendus comme "bio" qui, après vérification, se sont avérés avoir été pondus par de tristes volatiles, encagés dans des box minuscules, nourris à la crotte de chat ou je ne sais (œufs de batterie).

La question du jour est donc :
Comment vérifier l'origine des œufs ?

En Europe, un code est obligatoirement imprimé sur la coquille de tout œuf vendu dans le commerce. (Il n'est toutefois pas obligatoire pour un achat sur le lieu direct de production).

Le premier chiffre désigne le mode d’élevage :

  • 0 pour les œufs issus de l’agriculture biologique ;
  • 1 pour les œufs issus de poules élevées en plein air ;
  • 2 pour les œufs issus de poules élevées au sol ;
  • 3 pour les œufs issus de poules élevées en cage.

Cela fonctionne comme au mini-golf : moins le score est élevé, plus heureuses sont les poulettes.

Les 2 lettres suivantes correspondent au code du pays :

  • FR pour la France,
  • BE pour la Belgique,
  • DE pour l'Allemagne etc.

Les derniers caractères permettant d'identifier exactement le producteur.


Aussi, si vous vous attendez à acheter neuf œufs neufs, certifiés de l'agriculture biologique française, le code figurant sur ceux-ci devra commencer par [0 FR ...].
Si ce n'est pas le cas, on vous prend... pour un pigeon !

Les plus curieux d'entre vous trouveront des informations complémentaires sur le site oeufs.org, au design très "volaillé".

lundi 5 octobre 2009

Lavage vert ou greenwashing ?

Le vert, et je ne vais pas m’en plaindre d’ailleurs, semble être de plus en plus tendance.
Aussi, comme tout succès apporte avec lui son lot de camelots et autres bonimenteurs, on voit fleurir ici et là de drôles de produits, estampillés écologiques ou bio.

Il n’est pas rare qu’au détour d’Internet ou dans les rayonnages de marchands je tombe sur un objet qui m’interpelle. Tout d’abord intrigué voir charmé par l’aura verte émise par le produit, je reste généralement dans l’expectative à la lecture de la notice ou à l’écoute des boniments du vendeur. En effet, les délayages pseudo-scientifiques du genre 100% nouvelles biotechnologies – développé par le MIT de Shanghai, à l’extrait de nano-protéines d’argousier des Alpes, renvoie les UV à l’aide de sa membrane lipido-active me laissent froid… Et me convainquent de ne pas acheter le produit.

D’où un petit dilemme rencontré le week-end dernier :

Ma mère m’a composé un nouveau petit billet, relatif aux boules de lavage vertes. Il s’agit de balles creuses en plastique, contenant des billes de céramiques, qui une fois placées dans le tambour de la machine à laver le linge permettent vraisemblablement de se passer de lessive. A première vue, un produit qui a sa place sur Force Verte.
Toutefois, avant de le publier, je me document un peu sur le sujet, et découvre que ces fameuses balles ne font pas l’unanimité :
Pour certains, elles remplissent leur rôle correctement. D’autres estiment qu’elles sont quasi inutiles, et que l’on obtiendrait des résultats semblables en lavant son linge à l’eau claire.

Après m’être rendu sur différents forums de discussion pour consulter les avis de chacun, je suis allé jeter un coup d’œil sur la page d’un fabricant (ou distributeur). Je dois avouer que je m’y suis amusé.
On croirait que certains passages ont été générés avec un outil qui assemble aléatoirement des mots scientifiques, c’en est presque ridicule ! Morceaux choisis :

  • C’est l’émission de puissants rayons infrarouges lointains émis par les céramiques de la machinchose qui cassent les combinaisons d’hydrogène de la molécule d'eau afin d’augmenter le mouvement moléculaire.
    Woooaa. Des infrarouges lointains ! C’est pour cela que ca lave bien !
  • La machintruc émet des ions négatifs qui affaiblissent l’adhérence des saletés sur les tissus pour qu’elles se détachent facilement sans utiliser de lessive.
    OK, des ions négatifs, associés aux infrarouges. C’est une vraie surprise-party dans mon lave linge alors !
  • La trucbidule maintient un pH de l’ordre de 10, ce qui équivaut au pH d’un détergent chimique ordinaire.
    D'accord, ne pas négliger le pH.
  • Pour une efficacité optimale avant utilisation et pour préserver son efficacité, mettre la bidulechose 2 heures au soleil pour régénérer les microbilles de céramique.
    L’extrait le plus pertinent, qui se passe de commentaire…
De deux choses l’une. Soit ce produit est formidable, mais le fabriquant ne veut pas révéler ses secrets technologiques, alors il nous sort un charabia ridicule. Soit, il s’agit d’une simple balle de plastique inerte, donc il nous sort (une nouvelle fois) un charabia ridicule.

Pour ma part, je ne suis pas convaincu par d'éventuelles performances chimiques ou biologiques des « washballs ».
Je veux bien croire, par contre, qu’elles fonctionnent par l’effet de brassage et battage du linge qu’elles induisent.
D’ailleurs, ma maman a été convaincue par leur utilisation :

J’ai testé les boules de lavage !

J’utilise une boule de lavage depuis très longtemps. D’après ce que j’ai compris, elle renferme des micro-billes de porcelaine qui génèrent un effet détergent.

Il faut choisir une boule de bonne qualité. Le coût est d’environ 30 euros. Il y a eu des imitations qui explosaient dans la machine en faisant des dégâts !

Avantages :

  • Économique, une boule doit permettre des centaines de lavages
  • Aucune pollution
  • Pas de risque d’allergie
  • Lavage très doux, les couleurs gardent toutes leur fraîcheur. J’ai même lavé un manteau à col de fourrure non lavable (dixit l’étiquette) ce qui n’est pas étonnant. -Oui, je sais, le col de fourrure ce n’est pas très écolo !- Toujours est-il que le manteau est ressorti comme neuf alors qu’il revenait habituellement assez tristounet de chez le teinturier.

Inconvénients :

  • Absence de l’odeur synthétique mais néanmoins agréable des lessives industrielles. Et comme je suis conditionnée à ce que mon linge sente le frais, je mets deux trois gouttes d’essence de lavandin. Attention, il ne faut pas en mettre directement sur un linge susceptible de se décolorer mais sur un chiffon. -Eh oui les huiles essentielles c’est ultra puissant !-
  • Pas de lessive, pas d’agents blanchissants. Alors de temps en temps un petit supplément à l’oxygène actif s’impose.

Florence pour Force Verte


Action efficace ou placébo ? Je n'arrive pas réellement à trancher.
Maintenant, même si ces balles ne lavaient pas mieux qu'un cycle à l'eau pure, j'aimerais autant qu'elles fassent de nombreux adeptes : tout litre de lessive économisé est une petite victoire pour la nature.

Avis aux internautes.

Si vous avez pu vérifier, avec un protocole de tests rigoureux et/ou scientifique, l'efficacité (ou non) des boules de lavages, n'hésitez pas à me laisser des commentaires. Je serais presque tenté de mener une campagne moi-même, par exemple en lavant des T-shirts tâchés (terre, herbe, tomate, graisse) avec quatre méthodes : lessive, eau claire, balle de tennis, boule de lavage. Je sais toutefois que je ne trouverai pas le temps (le courage?) de le faire.

mercredi 30 septembre 2009

Le berceau en carton

Futurs parents, plutôt qu'opter pour un couffin ou un lit pliant pour le couchage (occasionnel ou non) de votre bébé, pourquoi ne pas choisir un berceau en carton ?

On trouve, en effet, sur plusieurs e-boutiques le produit suivant :

Composé de 3 pièces de carton, il s'assemble en moins de 5mn et paraît suffisamment robuste. Livré avec un matelas adapté, de dimensions assez classiques (environ 70 * 40cm), on peut le trouver en blanc uni ou dans des tons pastels avec motifs floraux.

D'un tarif abordable (environ 70€), léger, facile à monter et à entreposer, il est surtout vraisemblablement écologique et assurément recyclable.

lundi 21 septembre 2009

Eco-consommateurs

A mon avis, si on raisonne en termes de consommation responsable, il y a trois familles de consommateurs :

  • Le consommateur classique, type néo-eighties, dont la mécanique basique est "j'ai besoin, j'achète" et même souvent "je vois, j'achète". Fils de pub, acheteur massif, friand de bonnes affaires, son choix se portera :
    - sur les produits les plus tendances
    - sur les produits les moins chers
    - sur les produits au packaging léché.
    Se sentant peu concerné pas l'environnement, ou remettant régulièrement la réflexion sur ce sujet à plus tard, il n'évalue jamais les conséquences écologiques de ses achats.
  • Le consommateur sensibilisé aux problèmes écologiques. Ancien acheteur irresponsable, il réalise désormais que si le monde continue à fonctionner de la sorte, ses petits enfants iront à l'école avec des masques à gaz ou seront champions de volley-ball grâce à leur deuxième paire de bras. Il réfléchit un peu plus lors de ses emplettes et opte volontiers :
    - pour des produits "bio"
    - pour des produits estampillés par un label quelconque (Max Havelaar & autres)
    - pour de l'électroménager classe A ou une voiture rejetant moins de 100g de CO2.

    C'est déjà une très bonne chose de voir se transformer des acheteurs pollueurs en consommateurs conscients.
    Reste ensuite un petit bout de chemin à parcourir pour réellement préserver la planète.
    En effet, ce type de consommateur est bien souvent pragmatique et raisonne au présent.
    La réflexion ce limite la plupart du temps à :
    - Lequel de ces produits est le plus sain?
    - Est-ce que j'ajoute 30cts d'euros pour prendre le café labellisé commerce équitable?
    - Est-ce la saison des melons en décembre?

    Ce sont déjà des questions intéressantes, mais sont-elle suffisantes?
  • Le consommateur éco-responsable a pris conscience que tout acte à des conséquences sur l'environnement et sur la vie des hommes. Il mesure pour chaque achat son impact écologique et social.
    Il raisonne en termes de besoin réel et de cycle de vie des produits :
    - Réflexions sur le besoin :
       - A-t-on réellement besoin de cet objet? Ne fera-t-il pas double emploi?
       - En cas de renouvellement d'un produit, ne peut-on encore patienter jusqu'à l'usure définitive du précédent?
       - Peut-on trouver l'objet sur le marché de l'occasion?
    - Réflexions sur le cycle de vie (passé / présent / futur) :
       - Où et comment a été fabriqué le produit?
       - Nocivité sa composition? Production éthiquement responsable? Utilisation de matières recyclables?
       - Est-ce que l'objet a fait 10 000km pour rejoindre le magasin?
       - A quoi servent ces 3 couches d'emballage?
       - Comment et pourquoi vais-je utiliser le produit?
       - Quelle est la consommation d'énergie liée à son utilisation? Production de C02? Rejets chimiques?
       - Y aura-t-il réutilisation, don ou recyclage possible en fin de vie de l'objet?
       - Quel est le caractère polluant de celui-ci? Quels seront les coûts et impacts du retraitement?
    (La notion de cycle de vie d'un produit mériterait un billet à part entière. J'essaierais de m'y atteler.)
    Le consommateur responsable choisira ainsi un produit dont il a réellement besoin, qui a eu un impact modéré sur l'environnement pendant ses phases de conception, construction et distribution, qui reste économe au quotidien et qui sera facile à recycler.

Il faut toutefois noter qu'être un consommateur responsable demande un réel travail sur soi-même et une réflexion conséquente avant tout achat. Comme souvent, il est plus facile de faire la leçon qu'appliquer les concepts énoncés.

A titre personnel, je ne suis malheureusement pas convaincu d'en être arrivé au stade définitif de l'éco-consommateur.
Abreuvé pendant 30 ans de publicités alléchantes, vite abêti par la lumière vive et les rayonnages sans fin des hypermarchés,
il m'arrive bien souvent de craquer pour une cochonnerie inutile, polluante, noyée sous les emballages plastiques.
La réponse pourrait être de ne pas aller faire mes courses en supermarché... Mais là aussi, je suis faible !
Bien consommer n'est pas une tâche facile ! Tâchons tous de nous améliorer.

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