J'ai profité de cette période
de calme bienheureux de l'entre-deux fêtes pour terminer un livre que j'avais
entamé il y a quelques semaines : De la consommation à la consomm'action,
les coûts cachés du quotidien par René Longet (avec
la collaboration de feue Muriel Lardi), aux éditions
Jouvence.
L'ouvrage met en lumière de façon claire et juste les coûts cachés de certaines actions anodines de notre quotidien d'occidental. Le jean payé 75€ que l'on enfile à la va-vite et le jus d'orange à 2 € avalé au petit déjeuner ne se traduisent malheureusement pas seulement par une conséquence pécuniaire sur notre porte-monnaie : pollution, déforestation, gaspillage énergétique, conditions de travail inhumaines s'inscrivent en filigrane dans les étiquettes des biens et services que nous consommons.
L'ouvrage décortique certains éléments clés de notre consommation quasi-quotidienne : habillement, informatique, alimentation (café, jus d'orange, produits industriels contre production artisanale et locale), ameublement, voyages et transports. Pour chaque thématique on trouve un chapitre bien organisé et documenté (aperçu puis exposé précis du sujet, solutions et alternatives, perspectives).
Ce livre, que l'on lit avec un réel plaisir, regorge de chiffres et d'exemples précis et apporte une vision très juste d'un problème de fond : le "bon marché" n'a, dans les faits, rien de bon - ni pour notre santé - ni pour notre planète - ni pour les pauvres gens qui triment de l'autre côté du globe.
S'il faut toutefois faire une critique, je dirais que je n'ai pas été un très grand fan du style employé : presque trop sympathique et jovial, il donne parfois plus l'impression d'une conversation entre amis autour d'un picon-bière que d'une analyse journalistique sérieuse. Cette sensation se limite toutefois à quelques rares passages. Je reste, bien sûr, mal placé pour émettre ce type de remarque car je suis le premier à inonder mes billets de boutades inutiles.
Au risque de me répéter, n'achetez pas ce livre si vous êtes parisien car je
le prêterai avec plaisir. Amis de la campagne, par contre, ruez-vous chez votre
libraire !
Mon amie
Charlotte se lance également dans le "blogging".