Mon ami Gildas a eu à identifier, dans le cadre de ses fonctions pour une grande banque française, des pistes d’amélioration possibles en termes de responsabilité écologique. Voici un extrait de ses réflexions :

Le papier, ennemi numéro 1

Une première idée pour rendre l’entreprise plus verte consiste à réduire la consommation de papier en :

  • Configurant par défaut les imprimantes pour imprimer en recto / verso ou en qualité moindre.
  • Fournissant aux utilisateurs du papier recyclé.
  • Optant pour des modèles plus économiques à chaque renouvellement d’appareil d’impression.

Les imprimantes sont une source de problèmes infinis : elles n’impriment pas comme on l’aurait souhaité (alors on recommence), se bloquent ou finissent par tomber en panne au plus mauvais moment. Une pure perte de temps et d’argent pour l’entreprise. Aussi, ne pourrait-on envisager de supprimer (ou du moins de minimiser au maximum) les impressions ?

Il est désormais possible de dématérialiser pratiquement tout document sensible : offres, contrats, cahiers des charges... En effet, la loi française stipule que seul le document d’origine permet d’établir une preuve irréfutable, et cet original peut être électronique à condition de respecter une certaine forme : il doit être signé électroniquement par son auteur et ses cocontractants et si possible avoir été stocké sur un support non ré-inscriptible.

Un certificat délivré par une autorité de certification et un logiciel adapté seront nécessaires pour apposer une signature numérique à un fichier. Pour conserver les documents qui ont une valeur légale, il est recommandé d’opter pour une solution de "coffre fort électronique" : un espace de stockage sécurisé où les fichiers sont datés et inaltérables. Les grandes banques proposent ce genre de systèmes qui s’appuient pour la plupart sur une solution de la Caisse des Dépôts et Consignation.

En cas de litige, un document électronique signé numériquement aura la même valeur qu’un document papier paraphé alors que tout élément non signé électroniquement conservera la même valeur de preuve qu’une photocopie.

Repenser chaque détail du quotidien

Étudier toute piste permettant diminuer les émissions de CO2 de l’entreprise. Par exemple :

  • Encourager le télétravail.
  • Diminuer le nombre de déplacements et utiliser des moyens de communication à distance, même les plus ludiques (de Skype à SecondLife par exemple).
  • Optez pour les voitures de fonctions les moins polluantes.
  • Mettre en place des détecteurs de mouvement pour allumer et éteindre automatiquement les éclairages des lieux de passage, couloirs et toilettes.
  • Éteindre automatiquement tout appareil resté allumé le soir à l’aide de prises, interrupteurs ou systèmes commandés.
  • A la machine à café, prévoir des gobelets en matériaux recyclables ou proposer que chacun dispose de tasses en céramique personnelles.
  • En été, diminuer la climatisation et autoriser les collaborateurs à ne porter ni cravate ni de veste.
  • En hiver, diminuer le chauffage et inviter chacun à venir en pull au bureau.

Pour identifier d’autres pistes d’amélioration, pourquoi ne pas mettre en place un système de management d’idées, où chacun pourra proposer ses solutions (par exemple en mettant en place un service spécial au sein de l’intranet, comme Feedback2.0) ?

Le green SI

Miser sur le GreenIT pour rendre le système d’information de l’entreprise efficace et économe, en optant pour des solutions centralisées, optimisées, virtualisées, repensées pour minimiser la consommation électrique et les émissions de gaz à effet de serre de la société.

Mettre en place un mécanisme de recyclage du matériel informatique, en développant un partenariat avec une association.

Gildas pour Force Verte