Les résultats d'une étude canadienne semblent indiquer que nos chers animaux de compagnie sont des pollueurs en puissance. Robert et Brenda Vale, professeurs de l'université de Victoria ont en effet montré :

  • que l’empreinte carbone d’un chien domestique est le double de celle d’un Toyota Land Cruiser qui roule 10 000 kilomètres par an,
  • que mon magnifique Sacrée de Birmanie (Bergou pour les intimes) pollue autant qu'une Volkswagen Golf (j'ai vendu ma voiture, mais je garderai le matou),
  • que Jojo le hamster a le même impact qu'un écran plasma.


Ces calculs ont été réalisés en corrélant ce que consomment nos amis à quatre pattes (viandes et céréales présentes dans leurs aliments spéciaux) à la surface nécessaire pour produire ces denrées. En considérant qu'un hectare de terrain produit l’équivalent de 135 giga Joules par an, on peut comparer la consommation de l'animal à tout processus énergivore.

La solution proposée par les canadiens est pragmatique, mais peu réjouissante : il faudrait préférer à nos Junior, Mabrouk, Félix ou Bergounet d'amour des animaux non carnivores que l'on pourrait manger au besoin. Lapins, poulets, cochons, entrez donc dans nos maisons pour faire le plaisir des enfants. Un cadeau idéal pour Noël, que l'on croquera au réveillon suivant !

 Avant de botter le train de votre greffier pour le renvoyer à l'état sauvage, il faut tout de même considérer ces statistiques avec une distance amusée. Le raccourci est simple, efficace et comique, mais si Médor consomme autant qu'un 4x4, son "coût" de fabrication initial (si l'on peut appeler cela comme tel) n'est en rien comparable. Ce qu'il faut retenir, c'est que votre petit ami n'est pas neutre côté gaz à effet de serre. Reste à trouver quelques écogestes pour le faire également participer à l'effort carbone de la famille.