La carrière d'un consultant sur la capitale est presque obligatoirement jalonnée d'un ou plusieurs passage(s) sur le site de La Défense pour y effectuer une mission de conseil dans une des tours de bureaux qui bordent l'esplanade.

Pour situer plus précisément, La Défense est un quartier d'affaires (le premier à l'échelle européenne par l'étendue de son marché de bureaux), situé dans les Hauts-de-Seine à l'ouest de Paris et Neuilly-sur-Seine. Selon une étude menée en 2006 par l'EPAD (établissement public en charge de l'aménagement du quartier), environ 150000 salariés (majoritairement cadres) viennent quotidiennement travailler pour les sociétés installées sur le site.

Bien que la plupart des bâtiments soient équipés de cantines et restaurants inter-entreprises, une part non négligeable des personnes œuvrant dans le secteur choisit de déjeuner « dehors » et opte donc bien souvent pour l'achat d'une formule rapide auprès des "fast-food" et autres sandwicheries implantés dans le centre commercial voisin (Les 4 Temps).

Le consultant en mission sur la Défense est généralement sujet à ce type d'escapades (peu) gustatives. En effet, il n'a pas toujours accès aux restaurants d'entreprises ou bien il paye des frais d'admission élevés pour avoir le droit de consommer, comme les autres, son steak mal cuit et sa purée froide. Dans certains cas, il dispose de tickets ou chèques déjeuner, qui le poussent vers les restaurateurs et brasseries voisins.

Aussi, si l'on ajoute les milliers de prestataires missionnés sur La Défense, aux permanents des lieux s'organisant une pause sandwich par semaine, on comprend vite que le marché du jambon-beurre est florissant dans le quartier. Malheureusement, à 14 heures, chaque jour, cela donne ceci :

Les nombreuses poubelles de la dalle débordent !

En effet, le set classique du sandwich de midi est composé :

  • du casse-croute lui même
  • de son emballage individuel ("box" en carton, fourreau papier, feuille d'aluminium, film plastique)
  • de sa petite boisson (canette ou bouteille)
  • de son dessert, avec bien souvent son emballage propre
  • de sa serviette en papier
  • de ses éventuels couverts en PVC
  • d'un sac (papier / plastique) ou d'une boite en carton pour emporter le tout.

Cet ensemble a une durée de vie tristement éphémère. Une fois le repas avalé, il reste en volume presque plus de déchets que ce qui a été consommé... Et le tout fini dans une poubelle « commune » sur le parvis, qui ne sera vraisemblablement pas triée. Un beau gâchis pour notre environnement.

Je râle sur le sujet, mais je suis le premier à pratiquer la chose. En mission dans le secteur bancaire, le moindre déjeuner dans les locaux me coûte 12 euros. Disposant de tickets restaurant à presque 8 euros (qui ne sont bien sûr pas utilisables à la cantine), je m'autorise bien souvent un petit tour chez Pomme de Machin, La Brioche Truc, voir même chez le clown qui rend gras. J'ai toutefois toujours des scrupules quand je constate les restes que je produis pour le peu que j'ai ingéré. De même, j'ai généralement de nouveau faim à 16 heures mais là n'est pas le sujet!

Y-a-t-il des solutions, des gestes à adopter ?

  • Limiter ses sorties "sandwich".
  • Faire le "forcing" pour accéder à la cantine. J'ai par exemple entendu dire que certaines sociétés de services avaient des arrangements avec quelques entreprises clientes. La chose doit donc être faisable. A défaut, emprunter la carte de cantine de collègues absents (-ouh, c'est de la triche !-)
  • Faire le forcing pour que les TR soient acceptés dans les restaurants d'entreprise.
  • Se préparer, à l'ancienne, une "gamelle" pour le midi.
  • Cibler le "fast-food" qui génère le moins de rejets, opter pour les produits les moins emballés, refuser tout sac inutile.
  • Jeter dans des poubelles adéquates les éléments recyclables.