Force Verte

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jeudi 28 janvier 2010

Suprgreen et l'emploi vert

Si le marché de l'emploi est relativement morose en ces temps de crise, on peut lire un peu partout que la croissance verte est en marche et que moult débouchés s'ouvriront, sous peu, dans les domaines du développement durable, des "cleantechs", des énergies renouvelables, de l'efficacité énergétique, des analyses carbone et cycle de vie etc.

Où trouver, facilement et si possible gratuitement, cette manne d'emplois verts ?

Je connaissais déjà le site emploi-environnement (pendant orienté "recrutements" de Actu-Environnement.com) et celui du réseau TEE (Réseaux Territoires Environnement Emplois, pilotés par les ministères de l’écologie, du travail et les régions), mais un petit nouveau vient de faire son apparition, dont je salue, avec enthousiasme, le récent avènement.

Suprgreen.com se propose de vous aider à trouvez un "job positif", en utilisant son concept de site mixant gratuité, communauté et positionnement de niche pour réunir à un même endroit une sélection d’offres d’emploi, de formations et de profils de candidats de grande qualité.
En rupture avec le modèle "un site pour l’employeur, un site pour le candidat", suprgreen.com favorise la rencontre sur un site unique, partagé par les entreprises, les organismes de formation et les candidats.
L’idée est de créer du lien, dans un esprit communautaire et ouvert.


Je vous invite donc à aller joyeusement jouer du mulot sur ce nouvel "espace vert", fraichement créé par Stéphane Bordage et ses camarades, et y adhérer si le concept vous sied.
L'inscription est totalement gratuite, tant pour les candidats que pour les recruteurs.

jeudi 21 janvier 2010

Quelques bons mots

Qu'il est commode et élégant d'avoir recours aux citations !
En société, lors d'un diner mondain par exemple, l'énoncé d'un trait d'esprit de l'un de nos remarquables prédécesseurs ou de l'un de nos brillants contemporains fait généralement sensation, laissant entendre à l'assistance l'étendue immense de votre infinie culture. De même, dans un écrit, si un paragraphe vous semble mal équilibré ou peu étayé, l'usage d'une éloquente référence meublera partiellement la faiblesse d'un raisonnement.
Aussi, pour ceux qui auraient besoin de se construire un petit catalogue de citations "vertes", ou bien, plus simplement, pour tous les amateurs de bons mots, j'ai centralisé ci-après quelques illustres pensées en relation (plus ou moins évidente) avec l'écologie et la place de l'homme dans la nature :

La Terre n'appartient pas à l'homme, c'est l'homme qui appartient à la Terre.
[Sitting Bull]

Il y a assez de tout dans le monde pour satisfaire aux besoins de l'homme, mais pas assez pour assouvir son avidité.
[Gandhi]

Agissez pour ce monde comme si vous deviez vivre mille ans, et pour l'autre comme si vous deviez mourir demain.
[Mahomet]

- C'est une triste chose de songer que la nature parle et que le genre humain n'écoute pas.
- L'homme fort dit : je suis. Et il a raison. Il est. L'homme médiocre dit également : je suis. Et lui aussi a raison. Il suit.
[Victor Hugo]

Ce sont les petites précautions qui conservent les grandes vertus.
[Jean-Jacques Rousseau]

Bêtise humaine. "Humaine" est de trop : il n'y a que les hommes qui soient bêtes.
[Jules Renard]

Usez, n'abusez pas ; ni l'abstinence ni l'excès ne rendent un homme heureux.
[Voltaire]

Les forêts précèdent les peuples, les déserts les suivent.
[François René de Chateaubriand]

La terre s'est imposée l'homme pour châtiment.
[Pablo Neruda]

Du temps que les femmes ne votaient pas, on faisait la guerre pour elles. Maintenant qu'elles votent, on la fait pour le pétrole. Est-ce un progrès ?
[Boris Vian]

La terre nous en apprend plus long sur nous que tous les livres. Parce qu'elle nous résiste. L'homme se découvre quand il se mesure avec l'obstacle.
[Antoine de Saint-Exupéry]

- Deux choses sont infinies : l’Univers et la bêtise humaine. Mais, en ce qui concerne l’Univers, je n’en ai pas encore acquis la certitude absolue.          
- Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent sans rien faire.
- Il est hélas devenu évident aujourd'hui que notre technologie a dépassé notre humanité.
[Albert Einstein]

L'homme est un loup pour l'homme, ce qui, vous en conviendrez, n'est pas très gentil pour le loup.
[Serge Bouchard]

Si l'on pouvait croiser l'homme et le chat, ça améliorerait l'homme, mais ça dégraderait le chat.
[Mark Twain]

Le pétrole me paraît très nettement être l'odeur la plus parfaite du désespoir humain, si le désespoir humain a une odeur.
[Pierre Mac Orlan]

L'homme est un être raisonnable, mais les hommes le sont-ils ?
[Raymond Aron]

La sauvegarde de notre monde humain n'est nulle part ailleurs que dans le coeur humain, la pensée humaine, la responsabilité humaine.
[Vaclav Havel]

- L'homme est le seul animal qui rougisse ; c'est d'ailleurs le seul animal qui ait à rougir de quelque chose.
- L'homme raisonnable s'adapte au monde ; l'homme déraisonnable s'obstine à essayer d'adapter le monde à lui-même. Tout progrès dépend donc de l'homme déraisonnable.
[George Bernard Shaw]

L'homme n'a besoin que de trois mètres de terre. L'homme ? Non, le cadavre. L'homme a besoin du globe terrestre tout entier.
[Anton Tchekhov]

L'homme est un animal aux instincts de survie primitifs : son ingéniosité s'est donc développée d'abord, et son âme ensuite.
[Charlie Chaplin]

Pour qu'un écologiste soit élu président, il faudrait que les arbres votent.
[Coluche]

- Chaque minute en Amazonie, on déboise l'équivalent de 60 terrains de football. C'est un peu idiot, il n'y aura jamais assez de joueurs.
- Le 1er janvier 1945 à Hiroshima, les gens s'étaient souhaité une bonne et heureuse année.
- Contrairement aux chasseurs qui, eux, ne sont pas des lapins, les pollueurs, eux, sont des ordures.
- Dans le passé, il y avait plus de futur que maintenant.
- Certains déchets nucléaires produits dans les années 60 resteront dangereux pendant un demi million d'années. Pour ceux qui sont produits maintenant, il faudra compter 30 ans de plus.
- Les types qui déboisent la forêt amazonienne acceptent enfin de faire un geste pour l'environnement. Désormais, ils mettront de l'essence sans plomb dans leurs tronçonneuses.
[Philippe Geluck]

Il existe certainement des dizaines d'autres citations qui pourraient s'ajouter à cette collection. N'hésitez pas à la compléter par vos commentaires.

mardi 19 janvier 2010

Un processeur à 48 cœurs

Intel a présenté début décembre à Braunschweig, en Allemagne, un prototype de processeur doté de 48 cœurs, soit dix à vingt fois plus de moteurs de traitements que la plupart des processeurs actuels.

Le prototype, dont le nom de code est "RockCreek", est gravé en 45 nm et comporte 1,3 milliard de transistors pour une surface de 576 mm². Il est équipé de 48 cœurs X86, agencés en 24 unités binomiales. Il s'agit ici du plus grand nombre de cœurs de traitement programmables jamais intégrés sur une puce de silicium. A titre d'exemple, la nouvelle gamme de processeurs Intel Core disponible actuellement est dotée, au mieux, de six ou huit cœurs.

Les labos d'Intel ont surnommé cette nouvelle architecture "single-chip cloud computer" ("ordinateur monopuce nébuleux") car elle ressemble à l'agencement des centres de données utilisés dans le cadre de mise en commun de ressources informatiques distribuées ("nuage virtuel" ou "cloud computing").
Chacun des cœurs, susceptible de réaliser une étape d'un processus calculatoire riche ou complexe, est connecté aux autres par un réseau ultra rapide (256 Go/s). Les données sont alors véhiculées entre les unités de traitements internes de la puce, réduisant ainsi le recours à la mémoire externe, forcément plus lente.

Les applications peuvent gérer dynamiquement les cœurs à utiliser : certains pouvant travailler en groupe sur une tâche alors d'autres réalisent des opérations connexes. Des traitements peuvent ainsi être réalisés sur des cœurs voisins pour transmettre leurs résultats aux unités suivantes, simulant en quelque sorte une chaîne de production et maximisant donc les performances globales. Ce contrôle logiciel permet également de gérer, au plus fin, les tensions et fréquences d'horloge. Les cœurs peuvent, individuellement, s'éteindre, s'allumer et régler leur niveau de performances, en s'adaptant ainsi en continu pour utiliser le minimum d'énergie.
En conséquence, la consommation électrique de ce prototype est réellement remarquable compte tenu de ses capacités phénoménales : une puissance consommée d’à peine 25 watts au ralenti et de125 watts en fonctionnement maximum, soit autant que les processeurs actuels (à titre d'exemple, le Core i7 2.8 GHz des iMacs 27" utilise 95 watts).

Sur le papier, cette technologie pourrait révolutionner les architectures des datacenters dites en "nuage", en centralisant les ressources de calcul au sein d'une puce surpuissante et en ne déplaçant les données exploitées que de quelques nm ou mm au lieu de les distribuer via réseau standard entre plusieurs ordinateurs.

Avant toutefois de s'emballer, rappelons qu'il s'agit encore d'un prototype. Intel n'a pas communiqué de chiffres précis sur les performances exactes de la puce. L'objectif était d'initier une réflexion sur les architectures des processeurs à venir, et d'imaginer la centralisation de calculs, jusqu'à présent distribués, sur des machines aussi puissantes que sobres énergétiquement. L'hypothèse de pouvoir intégrer jusqu'à 100 cœurs voire plus a même été évoquée.

samedi 16 janvier 2010

Un téléphone solaire en page d'accueil de Yahoo!

Voici le type de nouvelle que j'aime voir sur la page principale de Yahoo! :

Un petit regret toutefois, la news n'est restée en "tête de gondole" que quelques heures. Ce soir, je ne la trouve plus.

vendredi 15 janvier 2010

L’équation vertueuse

Si on prend la peine d’y réfléchir, on s’aperçoit que l’équation suivante se vérifie souvent :
Bon pour la planète [BP] = bon pour mes finances [BF] = bon pour ma santé [BS]

Je me passionne pour ce sujet depuis très longtemps et j’ai développé une stratégie d’écogestes pour collectionner un maximum de [B]. Il y a quelques années ces comportements passaient pour farfelus voire ringards. Heureusement, c’est devenu "tendance" et chacun peut se vanter désormais de ses bons plans écolos ! Alors en voici quelques uns, pas tous inédits mais que j’ai dûment éprouvés.

Le ménage

Exit les produits chers et bourrés de produits chimiques aux incidences douteuses à long terme sur la santé et sur l’environnement [BP /  BS] ! Mes achats se limitent alors à du [BF] :

  • Savon de Marseille.
  • Vinaigre blanc.
  • Chiffons et serpillères en micro-fibre de bonne qualité (Ça c’est relativement nouveau ! Pas bio-dégradable mais très performant pour nettoyer et d’une très longue durée d’utilisation),
  • essence de lavandin (sent bon et désinfecte les sanitaires, poubelles…). Je bannis les parfums chimiques dont les fragrances sont généralement issues de la pétrochimie.
  • Pâte blanche (à base d’argile, nettoie et fait briller sanitaires, plastiques, stratifiés, métaux…) aussi appelée pierre d'argile, d'éclat, magique etc.

Je stocke les serviettes de table en papier utilisées si elles sont encore propres pour essuyer les vitres, outils de jardin… économisant ainsi les achats d’essuie tout [BP / BF].

Puisque la plupart des magasins donnent encore des sacs plastiques (façon de parler puisque cela est répercuté dans les prix), je les utilise comme sacs poubelle [BF].

Le jardin

Je composte mes déchets et élimine mes mauvaises herbes à l’ancienne (binette et arrachage manuel). Sauf absolue nécessité, je n’achète pas de produits de jardinage chimiques [BP / BF / BS]. Pour l’instant mon jardin n’a pas l’air d’en souffrir.

Hygiène et beauté

Pour la toilette : le savon est aussi efficace et agréable que le gel douche. Il est plus économique [BF] et on évite ainsi le contenant plastique [BP]. Je conserve cependant  le gel pour le nettoyage des mains car plus hygiénique (exit le savon douteux sur le bord du lavabo !).

Pour entretenir la peau : il faut réaliser qu’elle absorbe littéralement les crèmes, qui passent alors dans notre organisme. On ne devrait donc utiliser que des produits comestibles. Les crèmes de soin "industrielles" sont chères car il faut payer la recherche et développement du fabriquant. Mais elles sont surtout pleines de produits potentiellement toxiques à long terme. Par exemple, le fameux conservateur paraben (et ses dérivés), quasiment omniprésent, est suspecté de favoriser l’emballement hormonal et les cancers associés. Les crèmes "bio" sont plus rassurantes et souvent tout aussi efficaces. Toutefois les conservateurs y sont généralement remplacés par des huiles essentielles qui, bien que naturelles, peuvent causer des allergies. Chacun doit donc tester ce qui lui convient le mieux. Sans danger, à utiliser le soir (pas sous le maquillage !), toutes les huiles telles que jojoba, amande douce et onagre sont à retenir, ainsi que les eaux de fleurs comme l’eau de rose qui sont adoucissantes, hydratantes et nourrissantes. Tout cela est économique et bon pour la santé [BF / BS].

Concernant le parfum : je le réserve aux grandes occasions. La gamme bio est encore peu étoffée et les fragrances que j’ai testées ne tiennent pas suffisamment. Quant aux parfums classiques, ils contiennent des molécules de synthèse dont on peut redouter la nocivité (COV - Composés Organiques Volatils - et autres). En guise de déodorant, j’utilise la pierre d’alun naturelle (pas synthétique) efficace, non toxique et qui dure très longtemps. Là aussi, économie d’emballages par rapport aux « déo » classiques [BP / BF / BS]. Avec une bonne hygiène et ce déodorant sympathique, il n'y a aucune raison de craindre les mauvaises odeurs.


En fait, être éco-responsable s'avère être très amusant : se renseigner, tester, changer ses habitudes… On peut découvrir et mettre en pratique des écogestes sans rien abandonner en qualité de vie. Et quand on veut vous vendre quelque chose contraire aux [3 B], refusez en pensant à cette phrase de Coluche : "Si personne n’en achetait, ça ne se vendrait pas !"

- Florence pour Force Verte -

jeudi 14 janvier 2010

Gaspillage alimentaire : 30 à 40 % des denrées disponibles terminent à la poubelle

Je vous conseille lire cet excellent article du Monde : pourquoi le monde gaspille autant de nourriture ?
Voici quelques extraits qui m'ont édifié :

Une étude, parue dans la revue scientifique PLOS One de novembre, démontre que, chaque année, 40 % de l'alimentation disponible aux Etats-Unis est jetée. Ce gâchis entraîne la dilapidation d'un quart de l'eau douce consommée annuellement dans le pays (utilisée pour produire ces aliments) et de l'équivalent en énergie de 300 millions de barils de pétrole par an. Ces données confirment des estimations antérieures du gaspillage alimentaire dans les pays développés, évalué de 30 % à 40 % des denrées.

[...]

Dans les pays riches, l'essentiel des pertes a lieu "en bout de chaîne". La distribution rejette une partie des produits en fonction de critères esthétiques, et applique des marges de sécurité importantes sur les dates limites de consommation. Mais des pertes considérables ont également lieu dans la restauration collective et... dans les cuisines des particuliers. Une étude détaillée du contenu des poubelles en Grande-Bretagne, parue en novembre 2009, estime que 25 % des aliments achetés par les ménages sont jetés.

Je dois avouer que je ne pensais pas que le gaspillage de nourriture pouvait prendre une telle ampleur.
C'est à la fois scandaleux et dérangeant.

Scandaleux pour le milliard de personnes qui souffrent de la faim quotidiennement.
Scandaleux pour cette eau si précieuse que l'on consomme à pure perte.
Scandaleux pour cette énergie brulée pour du vent et ces pollutions connexes générées inutilement.

Dérangeant car nous sommes tous responsables. Moi le premier d'ailleurs !
Je grimace dès que je trouve dans mon réfrigérateur un pot de yaourt dont la date limite de consommation est dépassée. Il peut arriver que j'achète 2 kg de pommes mais que je n'ai le temps d'en croquer qu'une moitié avant que la seconde finisse blette. Fromage trop fait, légume un peu moisi, produit éventé, il ne doit pas y avoir une semaine sans que je ne sois complice de ce gaspillage de masse. On imagine benoitement que c'est une goutte d'eau dans l'océan, mais les chiffres avancés ici nous prouvent l'absolu contraire.
 
Dérangeant car, à titre individuel, il suffit de faire preuve d'un peu de bon sens et d'organisation pour minimiser le gâchis :
  • acheter en quantité raisonnable, correspondant à ses justes besoins,
  • planifier les menus de ses repas sur la semaine ou les jours à venir,
  • contrôler avec soin les dates des produits,
  • faire la différence entre DLC (date limite de consommation) et DLUO (date limite d'utilisation optimale - la denrée reste ensuite consommable, même si son aspect est légèrement modifié),
  • se méfier des conditionnements en lot,
  • etc.

Je vais essayer désormais de garder un œil attentif sur mon réfrigérateur et ses fragiles occupants.
Je vous invite, chers lecteurs, à faire de même.

mercredi 13 janvier 2010

Un km à pieds...

Je voudrais saluer aujourd'hui l'initiative de la banque d'investissement où je suis en mission depuis maintenant quelques mois.
Il a été mis en place, sur l'intranet du groupe, une petite application permettant aux collaborateurs de préciser par quel(s) moyen(s) de transport ils rejoignent leurs postes, et d'identifier ainsi quelles sont les émissions de GES associées à ces trajets quotidiens.

Cette "enquête transports", qui durera jusqu’au 22 janvier, fait partie du processus de reporting environnemental auquel le groupe prend part chaque année.
L'objectif est de mesurer l’impact sur l’environnement des principaux bureaux de la société, afin de pouvoir définir un plan d’action axé sur la réduction des émissions de CO2, la suppression des consommations inutiles, le tri et le recyclage des déchets.


Je constate encore au quotidien de nombreuses aberrations (impressions massives et peu utiles, ordinateurs fonctionnant jours et nuits, processus de recyclage des corbeilles à papier peu efficace etc.) mais ce type d’initiative, constituant les premiers pas vers une politique d'entreprise éco-responsable, me rassure quelque peu.

mardi 12 janvier 2010

Le consortium GreenTouch pour des réseaux plus économes

Bell Labs, l'unité de recherche de l'équipementier franco-américain Alcatel-Lucent, est à l'origine du consortium GreenTouch, en association avec des labos universitaires (MIT) et industriels (Freescale Semiconductor, SAIT, etc.), des constructeurs et opérateurs (AT&T, China Mobile, Portugal Telecom, SwissCom, Telefonica) et des organismes publics (CEA-LETI , INRIA, etc.)

Le consortium se donne 5 ans pour "créer les technologies nécessaires pour rendre les réseaux de communications 1.000 fois plus efficaces énergiquement qu'ils le sont aujourd'hui".
Ainsi, "la quantité d'énergie aujourd'hui nécessaire pour utiliser tous les réseaux, y compris l'internet, pendant une seule journée permettra de faire fonctionner ces mêmes réseaux pendant trois ans".
Leurs premières estimations avancent que les réseaux TIC actuels pourraient être 10.000 fois plus efficaces en optimisant l'intégralité des éléments composant le maillage du réseau (optique, radio, électronique, traitement, routage, architecture, etc.) et en misant majoritairement sur des solutions "wireless" (sans fil).
"Ce consortium a cette mission spécifique d’aller bien au-delà des améliorations technologiques marginales pour exploiter les innovations et les savoir-faire du monde entier afin de réaliser les percées nécessaires à la réduction des émissions de carbone dans les TIC", a déclaré Gee Rittenhouse, le directeur de ce nouveau programme.

Cette initiative, visant à réduire drastiquement l'impact écologique des télécommunications, est une excellente nouvelle. Espérons qu'il ne s'agisse pas ici d'un simple effet d'annonce et que cette coopération entre les acteurs les plus influents du monde des réseaux atteigne ces ambitieux objectifs. Ce sera alors un grand pas de fait pour le GreenIT.

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