Force Verte

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lundi 8 mars 2010

D'autres billets

Comme vous le savez certainement, la Force Verte a ouvert récemment son ambassade en GreenIT.fr. Vous y retrouverez les billets suivants :

Laser Phosphor Display : des écrans qui consomment 70% d'énergie en moins


Samsung F3EG : jusqu'à 2 To et 40% de consommation en moins

Les DDR3 de Samsung bientôt gravées en 30 nm

Le guide du tri sur iPhone (également visible sur le site ZDNet)

Et bien sûr, beaucoup d'autres à suivre...


 
 

mardi 19 janvier 2010

Un processeur à 48 cœurs

Intel a présenté début décembre à Braunschweig, en Allemagne, un prototype de processeur doté de 48 cœurs, soit dix à vingt fois plus de moteurs de traitements que la plupart des processeurs actuels.

Le prototype, dont le nom de code est "RockCreek", est gravé en 45 nm et comporte 1,3 milliard de transistors pour une surface de 576 mm². Il est équipé de 48 cœurs X86, agencés en 24 unités binomiales. Il s'agit ici du plus grand nombre de cœurs de traitement programmables jamais intégrés sur une puce de silicium. A titre d'exemple, la nouvelle gamme de processeurs Intel Core disponible actuellement est dotée, au mieux, de six ou huit cœurs.

Les labos d'Intel ont surnommé cette nouvelle architecture "single-chip cloud computer" ("ordinateur monopuce nébuleux") car elle ressemble à l'agencement des centres de données utilisés dans le cadre de mise en commun de ressources informatiques distribuées ("nuage virtuel" ou "cloud computing").
Chacun des cœurs, susceptible de réaliser une étape d'un processus calculatoire riche ou complexe, est connecté aux autres par un réseau ultra rapide (256 Go/s). Les données sont alors véhiculées entre les unités de traitements internes de la puce, réduisant ainsi le recours à la mémoire externe, forcément plus lente.

Les applications peuvent gérer dynamiquement les cœurs à utiliser : certains pouvant travailler en groupe sur une tâche alors d'autres réalisent des opérations connexes. Des traitements peuvent ainsi être réalisés sur des cœurs voisins pour transmettre leurs résultats aux unités suivantes, simulant en quelque sorte une chaîne de production et maximisant donc les performances globales. Ce contrôle logiciel permet également de gérer, au plus fin, les tensions et fréquences d'horloge. Les cœurs peuvent, individuellement, s'éteindre, s'allumer et régler leur niveau de performances, en s'adaptant ainsi en continu pour utiliser le minimum d'énergie.
En conséquence, la consommation électrique de ce prototype est réellement remarquable compte tenu de ses capacités phénoménales : une puissance consommée d’à peine 25 watts au ralenti et de125 watts en fonctionnement maximum, soit autant que les processeurs actuels (à titre d'exemple, le Core i7 2.8 GHz des iMacs 27" utilise 95 watts).

Sur le papier, cette technologie pourrait révolutionner les architectures des datacenters dites en "nuage", en centralisant les ressources de calcul au sein d'une puce surpuissante et en ne déplaçant les données exploitées que de quelques nm ou mm au lieu de les distribuer via réseau standard entre plusieurs ordinateurs.

Avant toutefois de s'emballer, rappelons qu'il s'agit encore d'un prototype. Intel n'a pas communiqué de chiffres précis sur les performances exactes de la puce. L'objectif était d'initier une réflexion sur les architectures des processeurs à venir, et d'imaginer la centralisation de calculs, jusqu'à présent distribués, sur des machines aussi puissantes que sobres énergétiquement. L'hypothèse de pouvoir intégrer jusqu'à 100 cœurs voire plus a même été évoquée.

samedi 16 janvier 2010

Un téléphone solaire en page d'accueil de Yahoo!

Voici le type de nouvelle que j'aime voir sur la page principale de Yahoo! :

Un petit regret toutefois, la news n'est restée en "tête de gondole" que quelques heures. Ce soir, je ne la trouve plus.

mardi 12 janvier 2010

Le consortium GreenTouch pour des réseaux plus économes

Bell Labs, l'unité de recherche de l'équipementier franco-américain Alcatel-Lucent, est à l'origine du consortium GreenTouch, en association avec des labos universitaires (MIT) et industriels (Freescale Semiconductor, SAIT, etc.), des constructeurs et opérateurs (AT&T, China Mobile, Portugal Telecom, SwissCom, Telefonica) et des organismes publics (CEA-LETI , INRIA, etc.)

Le consortium se donne 5 ans pour "créer les technologies nécessaires pour rendre les réseaux de communications 1.000 fois plus efficaces énergiquement qu'ils le sont aujourd'hui".
Ainsi, "la quantité d'énergie aujourd'hui nécessaire pour utiliser tous les réseaux, y compris l'internet, pendant une seule journée permettra de faire fonctionner ces mêmes réseaux pendant trois ans".
Leurs premières estimations avancent que les réseaux TIC actuels pourraient être 10.000 fois plus efficaces en optimisant l'intégralité des éléments composant le maillage du réseau (optique, radio, électronique, traitement, routage, architecture, etc.) et en misant majoritairement sur des solutions "wireless" (sans fil).
"Ce consortium a cette mission spécifique d’aller bien au-delà des améliorations technologiques marginales pour exploiter les innovations et les savoir-faire du monde entier afin de réaliser les percées nécessaires à la réduction des émissions de carbone dans les TIC", a déclaré Gee Rittenhouse, le directeur de ce nouveau programme.

Cette initiative, visant à réduire drastiquement l'impact écologique des télécommunications, est une excellente nouvelle. Espérons qu'il ne s'agisse pas ici d'un simple effet d'annonce et que cette coopération entre les acteurs les plus influents du monde des réseaux atteigne ces ambitieux objectifs. Ce sera alors un grand pas de fait pour le GreenIT.

mardi 22 décembre 2009

Bluetooth bientôt Greentooth ?

Alors que les premiers appareils disposant de la version 3.0 du protocole de communication sans fil Bluetooth ne seront pas disponibles avant l'année prochaine, le Bluetooth Special Interest Group a déjà travaillé sur le prochain standard.
Dans un document publié mi-décembre, le consortium expose les grandes lignes des futures spécifications de la norme Bluetooth 4.0, sans préciser toutefois de calendrier précis.

Bonne nouvelle, cette nouvelle norme mettra le focus sur l'économie d'énergie !

Les puces implémentant cette technologie pourront vraisemblablement fonctionner plusieurs années à l'aide d'une simple pile bouton, notamment grâce à l'adoption d'un mode de fonctionnement en veille particulièrement frugal. Peu onéreuses, de dimensions réduites, elles autoriseront des échanges d’informations à un débit théorique de 1 Mbits/s sur une portée d'une centaine de mètres (facteur dix par rapport à la "dent bleue" actuelle).

Les applications de cette nouvelle technologie pourront être nombreuses (du téléphone mobile à tout appareillage communicant nécessitant une importante autonomie) et de nouveaux marchés seront certainement concernés (sport, santé, sécurité... GreenIT ?).

lundi 2 novembre 2009

Naite, le mobile vert par Sony Ericsonn

Ne faisons pas de jaloux !
Je vous ai déjà fait part de l'existence de téléphones portables "verts" chez LG et Samsung. Aujourd'hui, nous nous intéresserons au Sony Ericsonn Naite. Celui-ci correspond au standard GreenHeart défini par la marque :

  • un mobile dont 50 % des plastiques sont issus du recyclage
  • un emballage fait à 90 % avec du papier recyclé
  • un manuel uniquement disponible sous forme électronique stockée dans la mémoire de l'appareil.
  • un chargeur basse consommation

Côté prestations techniques :

  • mobile compatible 3G (GSM, GPRS, EDGE, WAP, UMTS et HSDPA)
  • écran 2,2 pouces
  • appareil photo numérique 2 Mégapixels
  • lecteur multimédia multiformat
  • radio FM RDS
  • mémoire interne de 100 Mo extensible (slot microSD)
  • connectivité Bluetooth
  • port USB 2.0
  • batterie de 950 mAh, assurant plus 9 heures communications, 4 heures en 3G et 380 heures en veille
  • poids : 84 g
Son prix, sans abonnement, avoisinerait les 150 euros, ce qui signifie qu'en premier achat ou en renouvellement chez un opérateur, celui-ci ne coûtera presque rien. L'occasion d'accéder à un mobile  classique mais un peu plus vert que la moyenne.

Dans cette même gamme "GreenHeart" existe aussi le modèle C901 testé ici.

mercredi 21 octobre 2009

Quelques chiffres des TIC

Le chiffre est trompeur :
selon l'interprétation, on peut faire dire tout et n'importe quoi à un pourcentage ou une statistique.
Toutefois, certaines valeurs restent suffisamment marquantes et parlent presque d'elles-mêmes.

Voici donc quelques données chiffrées, en relation directe avec les éco-TIC, qui m'ont particulièrement marquées :

  • L'industrie des technologies de l'information et de la communication génère 2% des GES d'origine humaine. (Gartner, 2007)
  • Les TIC représente 13% de la consommation annuelle électrique de la France. (neteco)
  • La consommation moyenne du poste informatique est de 396 kWh/an représentant 7 % de la consommation totale d'un foyer. (enertech, 2008)
  • Un PC allumé inutilement coûte 19 à 30 euros par an. (greenit.fr, 2009)
  • La consommation des serveurs dans le monde représente 123 milliards de KW. (APC-MGE, 2006)
  • 20 à 50 millions de tonnes d’e-déchets sont générés à travers le monde chaque année ce qui correspond à 5% de la totalité des déchets municipaux solides mondiaux. (Adec)
  • Actuellement, un datacenter est utilisé à 56% de son potentiel. (Mc Kinzey, 2008)
  • 60% à 80% des déchets informatiques des États-Unis seraient exportés en direction de pays comme la Chine, Hong Kong ou encore l'Irlande, qui stockent respectivement 47%, 16% et 12% des déchets dangereux de par le monde. (journaldunet, 2008)
  • 53 milliards de pages A4 seront imprimées en 2010 (HP, 2009)
  • Les spams (80% des e-mails qui circulent) représentent près de 33 milliards de kWh par an, soit 17 millions de tonnes de CO2. (McAffee, 2008)

Cela fait réfléchir, non ?

Si vous disposez d'autres chiffres remarquables et significatifs, n'hésitez pas à les indiquer en commentaire, en précisant si possible l'origine  de ceux-ci (source et date). Pour vous amuser et vous effrayer, vous pouvez également faire un tour sur Le Planetoscope qui permet de mesurer les ordres de grandeurs essentiels du développement durable et de l'écologie, rapportés à la seconde. Je ne sais pas dans quelle mesure ces calculs sont fiables... Mais ils font froid dans le dos.

lundi 19 octobre 2009

Information et non promotion

Je fais et ferai régulièrement des billets relatifs à de nouvelles technologies, des PC économes, optimisés, basés sur des matériaux recyclés, ou bien des téléphones portables ultra-novateurs construits en patates douces qui se rechargent à l'énergie libérée lors de vos propres éternuements*.

Je vous invite toutefois à prendre ces messages comme de l'information et non de la promotion.
En effet, il est important de se souvenir que le plus vert des ordinateurs est le vieux "coucou" qui sommeille sur votre bureau depuis quatre ou cinq ans. (De même, votre vieux téléphone à écran noir et blanc (jaune-vert?) qui vous joue la "cucaracha" à chaque appel est au firmament de la "green attitude".)

En effet, tant que vous garder votre vieux matériel :

  • vous amortissez dans le temps l'impact écologique de ses conception, réalisation et commercialisation,
  • vous différez d'autant les impacts qu'engendrerait l'acquisition d'un nouveau produit,
  • vous n'injectez pas l'engin vieillissant dans les filières de retraitement.

Dans les faits, il semble que le plus raisonnable pour l'environnement est de changer d'ordinateur tous les six ans (vu sur le site eco-info). Si, pour le passionné de jeux vidéos, ces six années peuvent paraître une éternité, elles sont, pour l'internaute moyen, parfaitement envisageables. Un PC dédié à la bureautique assumera parfaitement son office pendant de longues années.
Aussi, avant de renouveler votre machine, et dans ce cas opter pour un modèle plus économe ou éco-responsable (dont je vanterai peut-être les mérites sur ce blog), posez-vous les questions suivantes :

Pourquoi changer d'ordinateur ?

Si votre utilisation de votre PC se limite à de la navigation sur Internet, la rédaction de lettres sur traitement de texte et un peu de comptabilité avec un tableur, votre dinosaure numérique suffit !
Un monstre de technologie avec le dernier processeur "multi-core", une quantité de mémoire vive phénoménale, un disque dur à même d'enregistrer les données de plusieurs vies ne vous rendra pas réellement un meilleur service : vos courriers ne seront pas plus beaux, vos calculs ni plus ou moins fiables. Vous apprécierez juste, à la limite, un démarrage plus rapide de votre système d'exploitation.

Si par contre vous êtes un gros joueur, un féru de musique ou de retouches d'images et de montage vidéo, le débat peut être ouvert. Les jeux et les logiciels de traitements de sons et d'images sont de plus en plus gourmands en performance machine.

Y a-t-il optimisations pour améliorer les performances ?

Après quelques mois d'utilisation, votre PC est devenu poussif : lenteur au démarrage, au lancement d'applications, ralentissements à l'exécution de certains programmes, lors de visionnage d'images et vidéos. Avant d'envisager un remplacement, je vous invite à essayer de nettoyer et optimiser votre système ou à tester un autre OS (Linux en l'occurrence).

Optimisez un PC sous Windows

Le système d'exploitation de Microsoft est comme la mobylette de notre adolescence, fonctionnant correctement quelques mois avant de vite s'encrasser. Il faut alors mettre les mains dans le cambouis pour en tirer quelque chose !
Je ferai certainement un billet plus précis sur ce sujet, mais pour l'instant, je vous propose :

  • de faire un tour sur cet excellent dossier.
  • de rechercher sur Internet toutes les astuces possibles pour nettoyer et optimiser son ordinateur.
    Nombres de sites vous prodigueront de bons conseils.

Testez Linux

Votre PC est une tortue sur Vista ? Peut être sera-t-il lièvre sur Linux ?
Les différentes versions de l'OS à la mascotte "pingouinesque" ont longtemps été réservées à une certaine "élite" informaticienne. L'époque où l'installation d'une distribution de Linux se traduisait par la saisie de lignes de commandes aussi longues et incompréhensibles qu'un débat d'énarques est maintenant (quasi) révolue.

Allez faire un tour du côté d'Ubuntu (http://www.ubuntu-fr.org) par exemple. Cette version packagée est à la fois simple et conviviale. Gratuite, facile à installer, se mettant à jour automatiquement, elle vous propose en standard tous les services d'un poste bureautique (navigateur Internet, client mail et messagerie, Open Office) et même beaucoup plus.
J'ai installé l'an passé Ubuntu 8.04 sur un vieux mini-PC acheté en 2001 ou 2002 qui fonctionnait jusqu'alors au ralenti sous XP. L'appareil a retrouvé une seconde jeunesse : une trentaine de secondes pour démarrer et ouvrir forceverte.fr dans Firefox !

Que faire de l'ancien appareil ?

S'il est encore fonctionnel, mais que vous décidez malgré tout de le renouveler, donnez le :

  • à une association (une liste d'organismes disponible ici)
  • à quelqu'un qui pourrait en avoir besoin, par exemple en passant par un site de don en ligne.

S'il est complètement hors service, ne pas le jeter à la poubelle ou le sortir dans la rue un soir de ramassage des objets encombrants. Un ordinateur endommagé est un DEEE (Déchets d’Équipements Électriques et Électroniques), et doit donc suivre une filière de collecte particulière. Vous pouvez alors :

  • le déposer dans une déchetterie ou un organe de traitement adéquat,
  • le remettre à votre distributeur lors de votre prochain achat.
    Il est tenu de le reprendre et d'en assurer le transfert à un éco-organisme agréé.

J'ai moi-même donné mon ancien PC en déposant une annonce sur le site donnons.org.
Le premier soir, j'ai reçu 25 réponses (étudiants, demandeurs d'emploi, personnes aux budgets serrés).
Ma vieille machine sous Ubuntu a fait un heureux, mais 24 attendent toujours.


(*) non, ces derniers mobiles n'existent pas ! Déçus ?

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