Force Verte

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samedi 10 octobre 2009

Pause sandwich sur le parvis de La Défense

Chaque midi, la plupart des prestataires en mission dans le quartier d'affaire de La Défense ainsi que des milliers d'autres salariés des lieux savourent un sandwich sur le parvis. Malheureusement, chaque jour à 14 heures, le poubelles bordant l'esplanade débordent de déchets...

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jeudi 8 octobre 2009

Save water... Drink beer !

Il y a quelques temps, j'ai offert à un ami un T-shirt assez fun, qui prônait le message suivant : "Save water... Drink beer" (pour les 100% francophones : "Économisez l'eau... Buvez de la bière").

Je concède que l'on flirte avec les sommets de l'humour Bidochon-Groseille mais porté à bon escient, lors de soirées arrosées par exemple, le joyeux vêtement peut faire sensation.

Je me suis toutefois interrogé sur la pertinence du message affiché...
Celui-ci s'avère en fait être un honteux mensonge. (Qui en doutait d'ailleurs ?)

Produire un litre de bière nécessite entre cinq et dix litres d'eau, avec une moyenne à six ou sept (en prenant en compte la réalisation de la recette et les nettoyages inhérents). Les brasseurs les plus verts n'en utiliseraient que quatre litres.
De plus, cette boisson a un effet diurétique certain (une pinte = un pipi, n'est-ce pas ?), signifiant qu'à consommation égale elle hydratera moins, au sens physiologique du terme, qu'une ration d'eau.

La cervoise, souvent si savoureuse, n'est malheureusement pas très écolo. Je n'ai abordé ici que l'approche "liquide" de la question, mais en ce qui concerne les GES et l'utilisation de produits chimiques, notre blonde n'est également pas neutre.
Elle reste donc, d'autant plus, un produit à consommer avec modération.

Save water... Drink (less) beer.

lundi 5 octobre 2009

Lavage vert ou greenwashing ?

Le vert, et je ne vais pas m’en plaindre d’ailleurs, semble être de plus en plus tendance.
Aussi, comme tout succès apporte avec lui son lot de camelots et autres bonimenteurs, on voit fleurir ici et là de drôles de produits, estampillés écologiques ou bio.

Il n’est pas rare qu’au détour d’Internet ou dans les rayonnages de marchands je tombe sur un objet qui m’interpelle. Tout d’abord intrigué voir charmé par l’aura verte émise par le produit, je reste généralement dans l’expectative à la lecture de la notice ou à l’écoute des boniments du vendeur. En effet, les délayages pseudo-scientifiques du genre 100% nouvelles biotechnologies – développé par le MIT de Shanghai, à l’extrait de nano-protéines d’argousier des Alpes, renvoie les UV à l’aide de sa membrane lipido-active me laissent froid… Et me convainquent de ne pas acheter le produit.

D’où un petit dilemme rencontré le week-end dernier :

Ma mère m’a composé un nouveau petit billet, relatif aux boules de lavage vertes. Il s’agit de balles creuses en plastique, contenant des billes de céramiques, qui une fois placées dans le tambour de la machine à laver le linge permettent vraisemblablement de se passer de lessive. A première vue, un produit qui a sa place sur Force Verte.
Toutefois, avant de le publier, je me document un peu sur le sujet, et découvre que ces fameuses balles ne font pas l’unanimité :
Pour certains, elles remplissent leur rôle correctement. D’autres estiment qu’elles sont quasi inutiles, et que l’on obtiendrait des résultats semblables en lavant son linge à l’eau claire.

Après m’être rendu sur différents forums de discussion pour consulter les avis de chacun, je suis allé jeter un coup d’œil sur la page d’un fabricant (ou distributeur). Je dois avouer que je m’y suis amusé.
On croirait que certains passages ont été générés avec un outil qui assemble aléatoirement des mots scientifiques, c’en est presque ridicule ! Morceaux choisis :

  • C’est l’émission de puissants rayons infrarouges lointains émis par les céramiques de la machinchose qui cassent les combinaisons d’hydrogène de la molécule d'eau afin d’augmenter le mouvement moléculaire.
    Woooaa. Des infrarouges lointains ! C’est pour cela que ca lave bien !
  • La machintruc émet des ions négatifs qui affaiblissent l’adhérence des saletés sur les tissus pour qu’elles se détachent facilement sans utiliser de lessive.
    OK, des ions négatifs, associés aux infrarouges. C’est une vraie surprise-party dans mon lave linge alors !
  • La trucbidule maintient un pH de l’ordre de 10, ce qui équivaut au pH d’un détergent chimique ordinaire.
    D'accord, ne pas négliger le pH.
  • Pour une efficacité optimale avant utilisation et pour préserver son efficacité, mettre la bidulechose 2 heures au soleil pour régénérer les microbilles de céramique.
    L’extrait le plus pertinent, qui se passe de commentaire…
De deux choses l’une. Soit ce produit est formidable, mais le fabriquant ne veut pas révéler ses secrets technologiques, alors il nous sort un charabia ridicule. Soit, il s’agit d’une simple balle de plastique inerte, donc il nous sort (une nouvelle fois) un charabia ridicule.

Pour ma part, je ne suis pas convaincu par d'éventuelles performances chimiques ou biologiques des « washballs ».
Je veux bien croire, par contre, qu’elles fonctionnent par l’effet de brassage et battage du linge qu’elles induisent.
D’ailleurs, ma maman a été convaincue par leur utilisation :

J’ai testé les boules de lavage !

J’utilise une boule de lavage depuis très longtemps. D’après ce que j’ai compris, elle renferme des micro-billes de porcelaine qui génèrent un effet détergent.

Il faut choisir une boule de bonne qualité. Le coût est d’environ 30 euros. Il y a eu des imitations qui explosaient dans la machine en faisant des dégâts !

Avantages :

  • Économique, une boule doit permettre des centaines de lavages
  • Aucune pollution
  • Pas de risque d’allergie
  • Lavage très doux, les couleurs gardent toutes leur fraîcheur. J’ai même lavé un manteau à col de fourrure non lavable (dixit l’étiquette) ce qui n’est pas étonnant. -Oui, je sais, le col de fourrure ce n’est pas très écolo !- Toujours est-il que le manteau est ressorti comme neuf alors qu’il revenait habituellement assez tristounet de chez le teinturier.

Inconvénients :

  • Absence de l’odeur synthétique mais néanmoins agréable des lessives industrielles. Et comme je suis conditionnée à ce que mon linge sente le frais, je mets deux trois gouttes d’essence de lavandin. Attention, il ne faut pas en mettre directement sur un linge susceptible de se décolorer mais sur un chiffon. -Eh oui les huiles essentielles c’est ultra puissant !-
  • Pas de lessive, pas d’agents blanchissants. Alors de temps en temps un petit supplément à l’oxygène actif s’impose.

Florence pour Force Verte


Action efficace ou placébo ? Je n'arrive pas réellement à trancher.
Maintenant, même si ces balles ne lavaient pas mieux qu'un cycle à l'eau pure, j'aimerais autant qu'elles fassent de nombreux adeptes : tout litre de lessive économisé est une petite victoire pour la nature.

Avis aux internautes.

Si vous avez pu vérifier, avec un protocole de tests rigoureux et/ou scientifique, l'efficacité (ou non) des boules de lavages, n'hésitez pas à me laisser des commentaires. Je serais presque tenté de mener une campagne moi-même, par exemple en lavant des T-shirts tâchés (terre, herbe, tomate, graisse) avec quatre méthodes : lessive, eau claire, balle de tennis, boule de lavage. Je sais toutefois que je ne trouverai pas le temps (le courage?) de le faire.

lundi 28 septembre 2009

Chronique d'une journée sans voiture

Il est toujours plus enrichissant d’aborder un sujet sous différents angles, de présenter plusieurs points de vue et opinions sur un même problème. Je posterai donc régulièrement des articles rédigés par des proches et amis, afin d’apporter un focus différent sur la « Force Verte ».
Voici donc un petit billet réalisé par Florence, qui participe pour la première fois au blog de son fils :

Chronique de la journée sans voiture

Cela se passe à Villemomble (93). L’opération annuelle est programmée pour le dimanche 20 septembre. Deux semaines avant les riverains d’un quartier pavillonnaire et tranquille reçoivent dans leur boîte aux lettres un avis indiquant l’interdiction de circulation automobile entre 13H et 19H. On est d’abord un peu sceptiques et agacés : il va falloir aller garer le véhicule dans le pâté de maisons voisin pour conserver sa liberté de mouvement.  Le jour J arrive avec un grand beau soleil. Quelques rues sont effectivement barrées et le centre aéré spécialement ouvert avec une ambiance kermesse. Et brusquement la rue principale est envahie par enfants et parents avec bicyclettes, patins à roulettes… Les petites rues adjacentes sont le théâtre de parties endiablées de courses en sac, marelle, corde à sauter… Tout cela dans une belle harmonie ; on ne sait si cette belle organisation est le fruit de quelques bénévoles discrets ou s’est imposée d’elle-même. En tout cas petits et grands se défoulent, prennent du plaisir et vont se restaurer au centre aéré où on trouve boissons et friandises.

Alors finalement on se dit que c’est bien de rendre la ville aux enfants de temps en temps. Cela pourrait contribuer à éviter délinquance, actes d’incivilité et que les chers petits passent leurs journées devant la télévision ou l’ordinateur. Enfin une vraie économie de CO2 sur les transports de ceux qui ont l’habitude d’emmener en voiture les enfants se dépenser dans les parcs et forêts. Après tout, il n’y a pas besoin de faire des kilomètres pour trouver arbres, fleurs, oiseaux et espaces de jeux !

Florence pour Force Verte

dimanche 13 septembre 2009

Noyé sous les prospectus

Nos boites aux lettres sont toutes régulièrement abreuvées de publicités, prospectus et autres courriers qui ne nous sont pas directement adressés, cherchant à atteindre notre subconscient de consommateur effréné.

Je trouve donc régulièrement au milieu de mon courrier les dernières promotions du discounter local, le menu de la pizzéria du coin ou une lettre bigarrée m'annonçant que j'ai de grandes chances d'avoir gagné mon poids en or.

La plupart du temps, à peine identifié, l'inutile prospectus se retrouve bazardé dans la poubelle des déchets papier, et je n'y prête pas plus d'attention.

Toutefois, un soir de cette semaine, j'ai enfin été ému en ouvrant ma boite aux lettres, non par la qualité des publicités qui y prenaient place, mais par leur volume : 6 énormes prospectus, émanant des grandes enseignes de supermarchés, me proposaient de profiter des réductions de la rentrée. Ma pauvre boite était gavée tel un adolescent boutonneux sortant du MacDonald. Il n'y avait pas la place d'y glisser le moindre autre courrier.

Six petits catalogues, l'équivalent d'un bon gros magazine, qui ont transité entre mes mains quinze secondes, avant de plonger vers les abîmes de la poubelle. Quel gâchis !

J'imagine que si les grandes enseignes éditent et distribuent ces publicités, c'est qu'il y a un retour sur investissement. Je peux comprendre que ce marché du futile fait vivre une certain nombre de gens (services de com', imprimeurs, distributeurs, petites mains pour faire le porte à porte etc.). Mais il y à un moment où il faut arrêter les âneries !

Je ne sais pas s'il est aisé d'estimer l'impact des ces publicités en terme de business pour leurs émetteurs. Par contre, on sait que, pour la planète, le bilan est négatif :

  • En amont de l'arrivée dans ma boites aux lettres : éventuel abattage d'arbre(s), C02, encres et solvants, etc.
  • En aval pour retraiter le papier rejeté
Est-ce vraiment la peine de nuire ainsi à notre environnement pour pousser les gens à venir faire leurs emplettes ici ou là ? De toute façon, les parents du petit de six ans, qui rentre au CP, finiront bien par courir à l'hyper de la région pour composer son paquetage d'écolier. Est-ce que la pub y changera quelque chose ?
Si je ne veux pas être informé de ces offres de rentrée exceptionnelles, comment fais-je ?

Existe-il des solutions pour s'affranchir de ce "spam" inutile ?

Il est possible d'apposer un sticker sur sa boîte aux lettres signifiant qu'on est allergique aux publicités. Mais par chez nous, ce n'est pas bien efficace. Le personnel de distribution payé trois francs six sous pour semer 10 000 tracts dans une matinée n'a guère le temps de s'appesantir sur de telles considérations.

Une proposition de loi visant à limiter l'apposition et la distribution de tracts et prospectus publicitaires dans les boites aux lettres et sur les pare-brises des véhicules a été déposée en février 2009 à l'assemblée nationale.
L'objectif étant de pouvoir, comme dans certains autres pays européens, sanctionner la distributions de  tracts publicitaires dans les boites aux lettres sur lesquelles figurent l’autocollant « stop pub ».Cette proposition a été renvoyée à la commission des affaires économiques, de l'environnement et du territoire. Verra-t-on donc cela mis en place, ou non ? La question reste en suspens.

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