Force Verte

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mercredi 23 décembre 2009

Rire pour la Planète

Et si nous mêlions écologie et bonne humeur ?
C'est l'idée qu'a eue Marc Jolivet, en créant, avec Liane Foly, Luc Besson et quelques figures de proue de l'écologie française (Franck Laval, Nicolas Hulot, Yann Arthus Bertrand) l'association Rire pour la Planète.

Les objectifs de ce collectif sont :

  • de contribuer activement et ludiquement à la sensibilisation des plus jeunes à la protection de l'environnement, en dépêchant dans les écoles des binômes composés d'un représentant de la cause verte et d'un artiste (chanteur, comique, ...) pour partager rires et conseils éco-responsables avec les enfants.
  • d'organiser des manifestations et spectacles grand public pour promouvoir la "green attitude" et, naturellement, lever des fonds.

Je trouve l'idée excellente : il est parfois plus efficace de considérer les choses graves avec humour. On a vu très récemment que notre planète, exposée au regard des soi-disant "grands" de l'ordre mondial, n'a pas pesée bien lourd. Peut-être que les doux regards amusés de nos petits capteront l'urgence de la situation...

Je vous invite donc à aller faire un tour sur le site de l'association.
Il est encore un peu chiche et mériterait de présenter un peu plus d'informations (un blog associé, peut-être?), mais je ne doute pas qu'il s'étoffera avec le temps.

dimanche 15 novembre 2009

Un point sur le transport maritime

Lors d'un dîner entre amis la semaine dernière, nous discutions des vins argentins.
Est-ce bien raisonnable d'aller chercher ces nouveaux crus à l'autre bout du monde alors que nous avons par chez nous des cépages remarquables? Quelqu'un a clos le débat en faisant remarquer que les bouteilles devaient très logiquement transiter par bateau, et qu'étant donné qu'il s'agit du moyen d'acheminement le plus sobre, l'impact écologique ne devait pas être dramatique.

Depuis, le sujet me tracasse : dans quelle mesure le transport maritime est-il réellement peu polluant ?
J'ai passé quelques heures aujourd'hui à faire des recherches sur le web pour en avoir le cœur net. Comme souvent, il n'est pas aisé de se faire une idée totalement exacte de la problématique. Les données chiffrées, en particulier, varient largement d'une source à l'autre.
Voici un résumé des éléments que j'ai pu trouver :

Le bon élève ?

Il semble qu'effectivement, le transport maritime soit la solution la moins consommatrice en énergie : deux fois moins que le transport ferroviaire et jusqu’à dix fois moins que le routier.
Les moteurs diesel des énormes porte-containers seraient près de 50% plus efficients qu'un moteur automobile classique. Aussi, les émissions totales de CO2 de ce secteur restent inférieures au cinquième de celles du transport routier. Elles sont supérieures à celles de l'aviation, mais les tonnages transportés ne sont guère comparables.

Des émissions polluantes non négligeables

Sans doute parce qu'il est considéré comme le "bon élève de la classe", le transport maritime ne dispose pas pour l'instant de contraintes réglementaires fermes concernant les émissions de CO2.
L’OMI (Organisation maritime internationale) a mis en révision la charte "Marpol VI", qui règlemente certaines pollutions des navires, pour prendre en compte cette dimension. La nouvelle version pourrait entrer en vigueur en mars 2010.

Cette même organisation, dépendante des Nations-Unies, a réalisé en décembre 2007 une étude quantifiant les émissions de gaz à effet de serre du secteur maritime, qui jusqu'alors étaient estimées à l'équivalent de la part du secteur aérien (2,5% des rejets mondiaux). Les émissions du transport maritime international (hors flottes militaires, de pêche et de plaisance), ont alors été évaluées à 1,12 milliard de tonnes de CO2 en 2007, soit près de 4,5% du total mondial.

Côté projections, certains estiment que les émissions de CO2 des navires pourraient dépasser les 2 milliards de tonnes en 2020, alors que l'OMI, accusée d'être un trop optimiste, a fourni une estimation de 1,475 milliards de tonnes.

Il ne faut toutefois pas seulement retenir les émissions de CO2, en tant qu'uniques responsables du réchauffement climatique. Le soufre et l'azote, souvent oubliés, y contribuent également. Ainsi, les quelques 60 000 navires qui sillonnent les eaux internationales et assurent 90% du commerce mondial, seraient responsables de 10% des émissions de dioxyde de soufre et d'azote.

Le fioul lourd

On croit souvent, à tort, que les navires marchands utilisent du diesel classique.
Ils sont en fait alimentés par du mazout lourd. Ainsi, les plus grands navires, pouvant transporter plus de 11 000 conteneurs, consomment près de 380 tonnes de mazout lourd par jour.
Ce fioul lourd est le résidu de tout ce qui n'est pas utilisable dans un baril de brut, son prix d'achat est donc naturellement bas. Ce produit ressemble à du bitume, très visqueux, de qualité très variable selon son origine. Les moteurs qui brulent ce carburant sont des moteurs dit "lents" : ils tournent à 100 tours/mn et activent d'énormes pistons.

Selon la convention "Marpol Annexe VI" de 2005,  jusqu’à 4,5% du carburant employé par les navires peut être constitué de soufre (hautement polluant). Les rejets sulfurés des bateaux sont donc considérables, par rapport à ceux des voitures, qui roulent avec des carburants hydrocarbures légers, très fortement dessoufrés.

Des améliorations possibles

Des technologies existent pour améliorer l'efficacité énergétique des navires actuels de 10% et ce jusqu'à 30% voire 40% sur les nouvelles constructions.

L'International Chamber of Shipping, l'organisme de représentation des armateurs internationaux, a admis qu'il serait possible de réduire les émissions de CO2 du transport maritime de 15 à 20 % d'ici 2020.

En ce qui concerne les émissions de polluants autre que le CO2, en particulier le gaz SO2, l'OMI envisage de modifier sa réglementation sur la teneur maximale en soufre des carburants : de l'actuelle de 4,5% à 3,5% au 1er janvier 2012 puis à 0,5% en 2020.

Comme le moteur hybride en automobile, des solutions alliant le moteur thermique à d'autres vecteurs énergétiques peuvent être employées. Ainsi, un cargo de 132 mètres de long, équipé d'un cerf-volant géant, vogue déjà sur les mers. Ce système, développé par SkySails, permettrait des économies annuelles moyennes de carburant de l'ordre de 10 à 35%. 1500 navires pourraient être équipés d'ici 2015.

Pour finir

Si ce mode de locomotion est et restera probablement longtemps le moins polluant par tonne de marchandise transportée, il constitue toutefois un acteur non négligeable du réchauffement climatique par ses émissions de GES (C02, N2O, SO2 et autres). Il semble donc primordial de ne pas s'endormir sur de virtuels lauriers et de s'appliquer :

  • à réduire au maximum les pollutions inhérentes au transport maritime,
  • à rationaliser voire minimiser les échanges internationaux de marchandises.

samedi 24 octobre 2009

Lu sur La Tribune

Je suis tombé par hasard sur un article de latribune.fr dont le titre m'a interloqué :
L'écologie sera rentable ou ne sera pas !

Je me suis donc rué sur cette chronique, ou messieurs Charles Beigbeder et Dominique Reynié nous expose une conception de l'écologie qui parlera vraisemblablement plus aux lecteurs du quotidien boursier qu'aux militants verts les plus extrêmes.

Dans un premier temps, ils opposent une vision rationnelle et progressiste, pariant sur la croissance verte, à celle de "fondamentalistes de l'écologie", moralisateurs, alarmistes, opposés au progrès technique, prônant la décroissance, la régression économique et opposant systématiquement la protection de l'environnement à la production de richesses.

Une seconde partie nous expose les opportunités de marchés considérables, dans de nombreux secteurs d'activité, qui peuvent naître de l'implication dans l'écologie. Ruons-nous sur l'éco-industrie, les énergies renouvelables, le traitement de l'eau, la gestion des déchets car ces domaines sont porteurs. La France doit saisir au plus vite cette occasion de renouer avec la croissance. L'économie verte est l'enjeu d'une âpre compétition internationale.

Que penser de cet exposé ?

On comprend assez aisément qu'il constitue en quelque sorte une réponse au film de M. Nicolas Hulot.
On appréciera le clin d'œil cynique du "syndrome du tétanisé".

Concernant la première partie, je trouve cette vision binaire des choses très réductrice.
Il n'y a pas d'un côté l'écolo extrémiste à barbe blanche, en guêtres sales, un épi de blé dans la bouche, et de l'autre des scientifiques en blouses blanches ou financiers visionnaires en costumes Kenzo. La sensibilité verte s'exprime de différentes façons, de la plus réservée à la plus extrême, en passant par la plus progressiste.

Comme souvent, on nous rabâche les oreilles de croissance à toutes les sauces.
On l'emploie comme excuse et justification pour tout. Pourquoi ?
Croissance de quoi, pour qui, comment, par rapport à quelles références, dans quelles conditions?
Croissance verte, je vote pour !
Mais pour le reste, le moins vert, le gris, le noir qui souille nos plages, croissance ou décroissance ?
Ce n'est pas parce que certains demandent à comprendre les choses, aspirent à plus de maîtrise de la situation, qu'ils sont régressistes.

La fin de l'exposé prône un opportunisme certain, mais je n'ai pas grand chose à redire.
Effectivement, la sauvegarde de l'environnement va ouvrir de juteux marchés.
Et, comme souvent, c'est principalement l'aspect pécuniaire qui suscitera l'adhésion des foules.
Il faut absolument que le vert prolifère, et s'il fait des millionnaires au passage, tant mieux !

Ma plus grosse réserve reste sur le titre de l'article, repris plus tard sous la forme de l'écologie sera donc progressiste ou ne sera pas. On ne peut malheureusement pas se permettre que l'écologie ne soit pas, ou l'humanité ne sera bientôt plus !

samedi 26 septembre 2009

Les abeilles en péril sur Yahoo

Que cela soit dû à la pollution, à l'utilisation massive de pesticides aux effets mal maîtrisés, à des virus et autres parasites ou plus vraisemblablement à une conjonction de ces facteurs, une chose est sûre : les abeilles disparaissent.

Depuis 1995, leur population diminuerait de 30 % chaque année ! Elles s’éteignent ainsi par milliards. Le sujet est vital pour notre planète : sans abeilles, plus de pollinisation.. Une nature qui ne fonctionnerait plus qu'au ralenti.

Du coup, Yahoo est sur le coup et fait sa "une" d'aujourd'hui sur le sujet :

Voici une information qui va être lue et partagée par un très grand nombre d'internautes... Tant mieux ! Il est juste un peu dommage qu'elle soit traitée avec autant d'importance que l'autre sujet du jour : la victoire d'une ceraine brune en finale de Secret Story. Il en faut pour toutes les sensibilités me direz-vous...