Force Verte

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Consommation Responsable

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jeudi 14 janvier 2010

Gaspillage alimentaire : 30 à 40 % des denrées disponibles terminent à la poubelle

Je vous conseille lire cet excellent article du Monde : pourquoi le monde gaspille autant de nourriture ?
Voici quelques extraits qui m'ont édifié :

Une étude, parue dans la revue scientifique PLOS One de novembre, démontre que, chaque année, 40 % de l'alimentation disponible aux Etats-Unis est jetée. Ce gâchis entraîne la dilapidation d'un quart de l'eau douce consommée annuellement dans le pays (utilisée pour produire ces aliments) et de l'équivalent en énergie de 300 millions de barils de pétrole par an. Ces données confirment des estimations antérieures du gaspillage alimentaire dans les pays développés, évalué de 30 % à 40 % des denrées.

[...]

Dans les pays riches, l'essentiel des pertes a lieu "en bout de chaîne". La distribution rejette une partie des produits en fonction de critères esthétiques, et applique des marges de sécurité importantes sur les dates limites de consommation. Mais des pertes considérables ont également lieu dans la restauration collective et... dans les cuisines des particuliers. Une étude détaillée du contenu des poubelles en Grande-Bretagne, parue en novembre 2009, estime que 25 % des aliments achetés par les ménages sont jetés.

Je dois avouer que je ne pensais pas que le gaspillage de nourriture pouvait prendre une telle ampleur.
C'est à la fois scandaleux et dérangeant.

Scandaleux pour le milliard de personnes qui souffrent de la faim quotidiennement.
Scandaleux pour cette eau si précieuse que l'on consomme à pure perte.
Scandaleux pour cette énergie brulée pour du vent et ces pollutions connexes générées inutilement.

Dérangeant car nous sommes tous responsables. Moi le premier d'ailleurs !
Je grimace dès que je trouve dans mon réfrigérateur un pot de yaourt dont la date limite de consommation est dépassée. Il peut arriver que j'achète 2 kg de pommes mais que je n'ai le temps d'en croquer qu'une moitié avant que la seconde finisse blette. Fromage trop fait, légume un peu moisi, produit éventé, il ne doit pas y avoir une semaine sans que je ne sois complice de ce gaspillage de masse. On imagine benoitement que c'est une goutte d'eau dans l'océan, mais les chiffres avancés ici nous prouvent l'absolu contraire.
 
Dérangeant car, à titre individuel, il suffit de faire preuve d'un peu de bon sens et d'organisation pour minimiser le gâchis :
  • acheter en quantité raisonnable, correspondant à ses justes besoins,
  • planifier les menus de ses repas sur la semaine ou les jours à venir,
  • contrôler avec soin les dates des produits,
  • faire la différence entre DLC (date limite de consommation) et DLUO (date limite d'utilisation optimale - la denrée reste ensuite consommable, même si son aspect est légèrement modifié),
  • se méfier des conditionnements en lot,
  • etc.

Je vais essayer désormais de garder un œil attentif sur mon réfrigérateur et ses fragiles occupants.
Je vous invite, chers lecteurs, à faire de même.

vendredi 18 décembre 2009

Shopecolo : comparateur de prix responsable

Un nouveau site qui, à mon sens, mérite que vous alliez y passer quelques clics, vient d'apparaître sur la toile. Shopecolo est un comparateur de prix centré sur le développement durable. Une sorte de de kelkoo, twenga ou achetezfacile spécialisé dans les articles bio, produits écologiques, équitables et responsables.

Sans prétention d’exhaustivité, ShopEcolo propose une sélection de produits issue de ses partenaires marchands, permettant de faciliter vos choix et vos démarches d’achats écologiques et responsables, de vous aider à réduire votre empreinte écologique et faire au quotidien des gestes qui pourront participer à la sauvegarde de notre planète.
A l’écoute de ses visiteurs, ShopEcolo.fr est également un site communautaire où chacun peut contribuer à l’amélioration des services en toute convivialité : déposer des avis sur les produits et les marchands, échanger et commenter les sujets d’actualité...

Le site est joli, clair et bien organisé. Il ne clignote pas de tous les côtés, ne grouille pas de publicités intrusives.
Presque reposant pour les yeux, il donne envie de s'attarder un peu sur les lieux. J'espère que ce design sobre, efficace et élégant perdurera.

Les produits, classés par catégories (Loisirs & High Tech, Beauté & bien être, Bébé bio, Mode éthique, Maison & Jardin, Alimentation), sont très correctement présentés (photo, descriptif fourni, labels verts associés, avis, etc.). Une fois un objet sélectionné, on peut voir en un clin d'œil quelles boutiques en ligne le proposent, à quel tarif.

Une rubrique [Réductions] permettant de trouver quelques codes promotionnels fonctionnant chez les partenaires du site et un vrai blog, déjà largement fourni en actualités vertes, complètent la collection.

vendredi 11 décembre 2009

La face cachée des piles

Je vous invitais, dans un billet précédent, à éviter d'acheter pour Noël des jouets fonctionnant à l'aide de piles.
Pourquoi ? Parce que, n'en déplaise au petit lapin rose, nos chères piles et autres batteries sont extrêmement nocives si elles ne sont pas recyclées correctement : leur incinération dégage des métaux lourds (mercure, nickel, plomb) dans l'atmosphère qui peuvent être alors assimilés par tout organisme vivant. Ces composés sont largement toxiques. Pour mémoire, la catastrophe environnementale de Minamata, dans les années cinquante au sud-ouest du Japon, est due à une intoxication importante aux composés de mercure (13000 malades ou victimes reconnus). Voulez-vous que je vous resserve une part de dorade nickelée ou préférez-vous recycler vos vieilles Duracells ?

Malheureusement, nous ne recyclons pas ou, du moins, pas suffisamment nos piles. Les postes de collecte sont désormais nombreux (centres commerciaux, pharmacies, entreprises) mais, selon l’Ademe, 2/3 des piles et batteries ne sont toujours pas recyclées. Hors, les Français en consomment presque un milliard par an, dont la plus grande partie termine donc à la décharge.

Aussi, mieux que le recyclage (qui se traduit visiblement dans les faits par l'oubli de recyclage), je vous invite à opter pour un chargeur et des piles rechargeables. En effet, une étude réalisée en 2007 par Bio Intelligence Service montre que les piles rechargeables ont un impact considérablement moindre sur l’environnement que leurs homologues jetables :

  • 30 fois moins de pollution de l’air,
  • 28 fois moins de gaz à effet de serre,
  • 23 fois moins de ressources naturelles non renouvelables,
  • 12 fois moins de pollution de l’eau,
  • 9 fois mois d’impact sur l’acidification de l’air.

Par contre, ne faîtes pas comme j'ai fait il y a quelques années, n'achetez pas un chargeur entrée de gamme, qui ne fonctionnera qu'une poignée de semaines, et anéantira rapidement toute pile insérée. Un bon appareil, associé à des accumulateurs fiables (de 2500 mAh par exemple), vous assureront de 200 à 1000 cycles de charge. Le tout sera rentabilisé en une dizaine de recharges. Un chargeur à retenir disposera :

  • de circuits de charge indépendants (nombreux modèles font une recharge par paire, néfaste à la batterie la plus faible),
  • de la possibilité prendre en compte la majorité des formats de piles (R3 ou AAA, R6 ou AA, R14, R20, 9V) et les différents types d'accumulateurs (nimh, nicd),
  • d'un témoin / testeur de charge,
  • d'un système de protection contre les surcharges, les courts-circuits et l'inversion de polarité,
  • ...

J'ai même lu, par ailleurs, qu'il existera peut-être bientôt des piles rechargeables solaires.
En effet, le designer Indakind aurait de déposé un brevet pour un autocollant intégrant des panneaux souples pouvant être enroulés autour de n’importe quelle batterie rechargeable pour lui permettre d'exploiter l’énergie du soleil. A voir si ce concept, une fois mis en place, se révélera réellement efficace.

Sources :
http://www.buzzecolo.com/2009/11/un-concept-de-piles-rechargeables-solaires-o0
http://www.greenit.fr/article/energie/piles-rechargeables-32-fois-moins-nocives-pour-lenvironnement
http://www.actualites-news-environnement.com/12847-Impact-environnement-piles-jetables-rechargeables.html

dimanche 6 décembre 2009

Une vie pleine d'astuces

Mon amie Charlotte se lance également dans le "blogging".
Je vous invite à visiter son blog [chronique-et-astuce], qui a vocation à promouvoir quelques bons plans et astuces pour faire de bonnes affaires et de vraies économies.
Je sais, par exemple, que Charlotte est une passionnée des brocantes, "foires à tout" et autres vides-grenier. Une attitude très verte qu'elle vous invitera certainement à partager.
Pourquoi acheter quelque chose cher mais neuf, quand on peut l'avoir d'occasion pour 2€ en excellent état, quasiment sans impact pour notre pauvre planète ?

vendredi 16 octobre 2009

Le code des oeufs

Qu'il est bon d'être maître de sa ligne éditoriale... Libre à moi de passer du coq à l'âne !
Alors qu'hier j'abordais le sujet des économies de chauffage et le jour précédent celui des e-mails verts, le focus d'aujourd'hui portera sur... Les œufs !

En effet, j'ai lu récemment sur un forum quelconque le message rageur d'une juste ménagère. Celle-ci avait acheté sur son marché des œufs vendus comme "bio" qui, après vérification, se sont avérés avoir été pondus par de tristes volatiles, encagés dans des box minuscules, nourris à la crotte de chat ou je ne sais (œufs de batterie).

La question du jour est donc :
Comment vérifier l'origine des œufs ?

En Europe, un code est obligatoirement imprimé sur la coquille de tout œuf vendu dans le commerce. (Il n'est toutefois pas obligatoire pour un achat sur le lieu direct de production).

Le premier chiffre désigne le mode d’élevage :

  • 0 pour les œufs issus de l’agriculture biologique ;
  • 1 pour les œufs issus de poules élevées en plein air ;
  • 2 pour les œufs issus de poules élevées au sol ;
  • 3 pour les œufs issus de poules élevées en cage.

Cela fonctionne comme au mini-golf : moins le score est élevé, plus heureuses sont les poulettes.

Les 2 lettres suivantes correspondent au code du pays :

  • FR pour la France,
  • BE pour la Belgique,
  • DE pour l'Allemagne etc.

Les derniers caractères permettant d'identifier exactement le producteur.


Aussi, si vous vous attendez à acheter neuf œufs neufs, certifiés de l'agriculture biologique française, le code figurant sur ceux-ci devra commencer par [0 FR ...].
Si ce n'est pas le cas, on vous prend... pour un pigeon !

Les plus curieux d'entre vous trouveront des informations complémentaires sur le site oeufs.org, au design très "volaillé".

mercredi 30 septembre 2009

Le berceau en carton

Futurs parents, plutôt qu'opter pour un couffin ou un lit pliant pour le couchage (occasionnel ou non) de votre bébé, pourquoi ne pas choisir un berceau en carton ?

On trouve, en effet, sur plusieurs e-boutiques le produit suivant :

Composé de 3 pièces de carton, il s'assemble en moins de 5mn et paraît suffisamment robuste. Livré avec un matelas adapté, de dimensions assez classiques (environ 70 * 40cm), on peut le trouver en blanc uni ou dans des tons pastels avec motifs floraux.

D'un tarif abordable (environ 70€), léger, facile à monter et à entreposer, il est surtout vraisemblablement écologique et assurément recyclable.

lundi 21 septembre 2009

Eco-consommateurs

A mon avis, si on raisonne en termes de consommation responsable, il y a trois familles de consommateurs :

  • Le consommateur classique, type néo-eighties, dont la mécanique basique est "j'ai besoin, j'achète" et même souvent "je vois, j'achète". Fils de pub, acheteur massif, friand de bonnes affaires, son choix se portera :
    - sur les produits les plus tendances
    - sur les produits les moins chers
    - sur les produits au packaging léché.
    Se sentant peu concerné pas l'environnement, ou remettant régulièrement la réflexion sur ce sujet à plus tard, il n'évalue jamais les conséquences écologiques de ses achats.
  • Le consommateur sensibilisé aux problèmes écologiques. Ancien acheteur irresponsable, il réalise désormais que si le monde continue à fonctionner de la sorte, ses petits enfants iront à l'école avec des masques à gaz ou seront champions de volley-ball grâce à leur deuxième paire de bras. Il réfléchit un peu plus lors de ses emplettes et opte volontiers :
    - pour des produits "bio"
    - pour des produits estampillés par un label quelconque (Max Havelaar & autres)
    - pour de l'électroménager classe A ou une voiture rejetant moins de 100g de CO2.

    C'est déjà une très bonne chose de voir se transformer des acheteurs pollueurs en consommateurs conscients.
    Reste ensuite un petit bout de chemin à parcourir pour réellement préserver la planète.
    En effet, ce type de consommateur est bien souvent pragmatique et raisonne au présent.
    La réflexion ce limite la plupart du temps à :
    - Lequel de ces produits est le plus sain?
    - Est-ce que j'ajoute 30cts d'euros pour prendre le café labellisé commerce équitable?
    - Est-ce la saison des melons en décembre?

    Ce sont déjà des questions intéressantes, mais sont-elle suffisantes?
  • Le consommateur éco-responsable a pris conscience que tout acte à des conséquences sur l'environnement et sur la vie des hommes. Il mesure pour chaque achat son impact écologique et social.
    Il raisonne en termes de besoin réel et de cycle de vie des produits :
    - Réflexions sur le besoin :
       - A-t-on réellement besoin de cet objet? Ne fera-t-il pas double emploi?
       - En cas de renouvellement d'un produit, ne peut-on encore patienter jusqu'à l'usure définitive du précédent?
       - Peut-on trouver l'objet sur le marché de l'occasion?
    - Réflexions sur le cycle de vie (passé / présent / futur) :
       - Où et comment a été fabriqué le produit?
       - Nocivité sa composition? Production éthiquement responsable? Utilisation de matières recyclables?
       - Est-ce que l'objet a fait 10 000km pour rejoindre le magasin?
       - A quoi servent ces 3 couches d'emballage?
       - Comment et pourquoi vais-je utiliser le produit?
       - Quelle est la consommation d'énergie liée à son utilisation? Production de C02? Rejets chimiques?
       - Y aura-t-il réutilisation, don ou recyclage possible en fin de vie de l'objet?
       - Quel est le caractère polluant de celui-ci? Quels seront les coûts et impacts du retraitement?
    (La notion de cycle de vie d'un produit mériterait un billet à part entière. J'essaierais de m'y atteler.)
    Le consommateur responsable choisira ainsi un produit dont il a réellement besoin, qui a eu un impact modéré sur l'environnement pendant ses phases de conception, construction et distribution, qui reste économe au quotidien et qui sera facile à recycler.

Il faut toutefois noter qu'être un consommateur responsable demande un réel travail sur soi-même et une réflexion conséquente avant tout achat. Comme souvent, il est plus facile de faire la leçon qu'appliquer les concepts énoncés.

A titre personnel, je ne suis malheureusement pas convaincu d'en être arrivé au stade définitif de l'éco-consommateur.
Abreuvé pendant 30 ans de publicités alléchantes, vite abêti par la lumière vive et les rayonnages sans fin des hypermarchés,
il m'arrive bien souvent de craquer pour une cochonnerie inutile, polluante, noyée sous les emballages plastiques.
La réponse pourrait être de ne pas aller faire mes courses en supermarché... Mais là aussi, je suis faible !
Bien consommer n'est pas une tâche facile ! Tâchons tous de nous améliorer.